J'étais bien décidée à quitter Paris au plus vite malheureusement la neige me bloquait pour quelques jours encore dans la capitale. Voilà qui ne me plaisait pas tellement, prendre un avion était hors de question et les routes étaient incirculables sauf à vouloir risquer un accident.
Coincée dans mon appartement beaucoup trop grand, j'en profitai donc pour remplir des cartons avec les affaires que je souhaitais emporter. Je laissais les meubles et ne prenais que le nécessaire. J'allais mettre en vente mon appartement dès que possible et ce serait au plus offrant de remporter le bien, je ne voulais pas perdre trop de temps au même endroit. Ainsi j'appelai mon avocat maître Dubarot pour le tenir informé de mon souhait du moment et pour qu'il tâche de me trouver un acheteur au plus vite parmi ses connaissances.
Ma décision était prise, j'allais me terrer quelquepart où personne ne penserait à aller me chercher. J'hésitais encore sur le choix de la destination finale : Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, campagne écossaise, Canada ou carrément une grande ville, d'ailleurs qui pourrait me trouver au milieu de toute une foule de plusieurs milliers d'habitants ? Moi qui savais jouer les caméléons, ce serait facile de passer inaperçue ...
Malgré le mauvais temps, je décidai d'aller marcher un peu dehors histoire de me dégourdir les jambes. Pendant tout le trajet, je ne cessais de penser à Raphaël, à la façon lâche dont j'étais partie, au mal que je lui avais fait en agissant comme ça. Mon coeur avait en quelquesorte cessé de battre au moment où j'avais franchi le seuil de la maison d'Ysa quelques jours plus tôt.
Je me sentais comme amputée d'une partie de moi-même.
Mes pas me menèrent au Pont des Arts, à l'endroit où il m'avait fixé rendez-vous la première fois, la chaussée glissait terriblement mais je décidai tout de même de m'engager sur la passerelle. Je m'arrêtai sous le réverbère où il m'avait attendue, le froid me gelait les mains et le bout du nez mais peu importait, son visage restait imprimé dans ma mémoire. J'imaginais ses cheveux cuivrés qui dansaient avec le vent, ses prunelles qui me regardaient si ardemment telle de la lave incandescente, mon coeur avait des ratés dès que je posais mes yeux sur lui. Le velours de sa voix qui murmurait à mon oreille des mots doux, ainsi Raphaël avait le don de me faire perdre la raison, il m'éblouissait à chaque fois par sa simple présence. Et aujourd'hui, je me rendais compte que j'avais fuit l'homme qu'il me fallait sans doute ...
Un frisson me parcourut l'échine, le froid me piquait les yeux, à moins que ce ne soit le chagrin qui montait jusqu'à mes paupières. Je contemplais la Seine quand tout à coup, tirée de ma rêverie, je sentis une présence derrière moi.
- Alors tu comptais aller loin comme ça ?!
Je me retournai vivement.
IL était là devant moi, vêtu d'un long manteau noir qui faisait ressortir la teinte dorée de ses cheveux et la paleur de son visage.
La neige s'était remise à tomber, la ville me semblait étrangement silencieuse, les larmes roulèrent sur mes joues sans que je puisse les arrêter. Je fus prise de vertige face à la beauté inhumaine de cet homme et j'aurais pu manquer de m'écrouler sous le coup de l'émotion. Cependant, une décharge électrique parcourut mon muscle cardiaque, ce dernier se mit à battre la chamade et je me jetai alors telle une désespérée dans ses bras ...
Raphaël m'étreignit et chuchota à mon oreille :
- Ne m'abandonne plus jamais de la sorte, je n'y survivrai pas.
A suivre ...
11 commentaires:
Ben ça...C'est un ange, ce Raphaël.
Il s'est approché de toi en volant...
Bonne soirée Sco, besos plein
Jack
Oh c'est trop beau.... j'aime bien quand c'est comme ça.... vite vite, la suite....
C'est l'effet neige ou l'effet Paris????
Une retraite anticipée????
Bises ma caille
J'en étais sûre.... :))
J'aime quand le coeur a des ratés de la sorte... Qu'il s'arrête un instant et repart....
hé voilà... moi qui suis du genre lavette en ce moment, j'en ai reniflée une bonne partie de la matinée... Trop beau, romantique à souhait... Une pure merveille !
Jack : oui un ange tant il frôle l'irréalité ...
Bises capitaine !
Ysa : moi aussi j'aime les belles histoires.
Victoria : c'est le double effet kiss-cool ça !!! Bises ma jolie.
Colombine : tu as raison, c'est dans ces instants que l'on se sent vivante ...
Maia : bein ma belle faut pas te mettre dans des états pareils, quoique je peux te comprendre, parfois il m'arrive de pleurer quand j'écris des passages difficiles ou poignants ... Heureusement que je n'ai pas mis la musique que j'écoute quand j'écris sinon j'ai plus qu'à fournir la boîte de kleenex !
Comme Scarlett et Reth !!!!!
j'aime bien quand ça fini bien....
Bisous et bon dimanche !
C'est comment une beauté inhumaine chez un homme ?????
Vu le décor, Raphael ressemblait à un Husky !!!!!!
Virginie : moi aussi j'aime bien quand ça finit bien.
Une beauté inhumaine chez un homme c'est quand on se sent bien quelconque physiquement par rapport à lui, et que l'on ne peut pas détacher son regard face à une plastique sans défaut apparent.
Raphaël en husky ?? Je ne me rappelle pas qu'il ait eu la truffe mouillée pourtant ... héhéhé !!!
oufff...
Charles : c'est bien le premier commentaire aussi court que tu me sors !
@SCO' C'est dimanche, il faut pas trop en demander à Charles !!!!
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