jeudi 30 juillet 2009

Au Qatar #3

A l'hôtel, 2.00 am

Sur le moment, je n'avais pas pris Charl' au sérieux quand il avait dit qu'il viendrait me rejoindre sous la douche. J'étais bien tranquillement en train de me savonner dans cette splendide salle de bain marbrée et reluisante de partout quand je sentîs une présence derrière moi. C'était bien lui en tenue d'Adam ...

- Donne-moi le shampoing Sco' je vais te laver les cheveux.
- Bein pourquoi ?
- Parce-que j'en ai envie tiens, aller arrête de poser des questions et profite de l'instant tu veux bien ?
- Bon ... si tu insistes ...


A vrai dire j'étais assez troublée, lui tout nu et tout mouillé derrière moi en train de me masser le cuir chevelu c'était assez inattendu comme situation. Je ne pouvais m'empêcher de penser à Bertille qui si elle savait ça, déclencherait sans hésiter la 3e guerre mondiale !


- C'est bon tu peux rincer ta crinière ! héhéhé !


Et oui, il riait, il était content ! Moi j'avais le coeur qui battait à 100 à l'heure voire plus mais on aurait dit qu'il ne s'en rendait même pas compte ... Pour lui, c'était une situation quasi naturelle mais bon pour moi ça n'avait rien de naturel du tout !!


- Passe moi le gel douche je vais te frotter le dos, enchaina-t-il.
Je me retournai alors l'oeil mi-furibond, mi-désireux.
- Charl' ?
- Oui quoi ?!
- Tu veux en venir où au juste ?
- ...
- Charl' ?
- Oui bein quoi, je me prends au jeu, tu es ma femme pour le WE, donc je m'occupe de ma tendre épouse, ça te plaît pas ?!
- Si là n'est pas le problème, je pourrais même y prendre beaucoup de plaisir mais tu penses à Bertille deux minutes ?
- Et toi tu penses à Daniel, au pirate et à je ne sais pas trop qui deux minutes ?
- Ne change pas de conversation tu veux !
- Pour l'heure, je ne pense pas à Bertille, c'est avec toi que je suis.
- Ok si ta conscience ne te gène pas ...
- Bouh ma conscience qu'elle reste où elle est, mes sentiments par contre, ceux là me préoccupent un peu plus mais chut, ce n'est pas le moment de parler de tout ça ! Et il déposa un petit baiser sur mes lèvres avant de sortir de la douche.



Quelques instants plus tard, je sortai de la salle de bain. Charl' était déjà couché sur son côté préféré du lit, à droite comme il en avait l'habitude chaque fois que nous avions dû partager la même chambre en tout bien, tout honneur ... Je me couchai à mon tour, impossible de dormir !
J'essayai de me caler en chien de fusil, Charl' s'était réveillé car je n'arrêtais pas de bouger, il vînt alors se coller contre moi comme une petite cuillère et ...



A suivre ...

mercredi 29 juillet 2009

Au Qatar #2


Ambassade de France à Doha, 10.00 pm


- Monsieur et Madame Magnet, bienvenus à l'ambassade de France, je suis ravi de vous accueillir, dit monsieur l'ambassadeur en nous serrant la main tour à tour.
- Monsieur l'ambassadeur, tout le plaisir est pour nous ...

Et nous voilà donc entrés dans la grande salle de réception à la recherche de ma cible.

- Sco', je ne savais pas qu'on s'était mariés, il faudra que tu me rafraichisses la mémoire.
- On est juste mariés pour le WE et aussi pour l'hôtel car dans un tel pays si on prend une seule suite sans être un couple officiel, ça aurait tiqué.
- Je comprends ... Tu viens ma chérie, allons danser ! Et Charl' m'entraîna sur la piste de danse parmi les autres invités.

C'est ainsi que nous avons entamé un tango comme jamais je ne l'avais dansé avec personne auparant, d'une sensualité étourdissante, nos pas s'enchaînaient sur le parquet dans une fluidité impressionnante si bien que les autres invités s'arrêtèrent de danser pour nous regarder. Là, ça ne servait pas ma mission de ce soir car le but était de se mêler à la foule sans faire de vague mais il faut bien avouer que c'était grisant de virevolter ainsi au bras de Charl'.

- Cible à 10h Charl', rapproche nous de lui, tu veux bien ?
- A vos ordres madame ! C'est comme si c'était fait !

La musique s'acheva juste au moment où nous approchions de l'émir que je devais supprimer. Des applaudissements se firent entendre pour saluer notre prestation.

- Au fait Sco', on est sensés faire quoi dans la vie ?
- Négociants en pétrole !
- Parfait, il ne faudrait pas que je dise des bêtises mais à vrai dire je n'y connais rien en pétrole ...
- T'inquiète pas, laisse-moi faire tu veux.

L'ambassadeur vînt nous rejoindre.

- Quel couple de danseurs, c'était fabuleux de vous regarder !
- Merci beaucoup dis-je.
- Venez que je vous présente à l'Emir Bengasoil.

Les présentations furent faîtes rapidement avec le vieil homme qui déjà s'approchait du buffet pour se remplir la panse. Le champagne coulait à flot pendant cette soirée, j'en profitai donc pour proposer une petit coupe de mon crût à l'émir.

- Ma chère, ma religion m'interdit l'alcool mais compte tenu de mon vieil âge, je crois que dieu pourra faire une petite entorse et me laisser goûter ce breuvage avec ses jolies petites bulles !
- Trinquons alors ! Charl'chéri, joins-toi à nous !

Tout le monde vida son verre, la soirée se poursuivit gentiment en parlant forrage et puits de pétrole.
L'avantage de la digitaline c'est qu'elle n'agit pas instantanément, d'ici une heure ou deux les premiers effets se feront sentir et après monsieur l'émir rendra l'âme dans son lit !
Nous quittâmes la soirée comme nous étions venus, en douceur et quasiment inaperçus parmi les autres couples qui regagnaient leurs voitures.

- Tu crois que ça va marcher ton truc ? me demanda Charl'.
- On le saura demain matin en première page des journaux. De toute façon, je ne pouvais pas utiliser de méthode plus radicale ce soir, étant donné que tu étais avec moi, je ne pouvais pas te mettre en danger.
- Merci c'est très gentil de ta part, c'est vrai qu'à chaque fois qu'on se promène avec toi, on risque sa peau, et j'ai légèrement tendance à oublier ce détail.


De retour à l'hôtel ...

Je venais d'ouvrir la porte de notre chambre quand Charl' me souleva de terre, ne me demandez pas comment il a réussi à faire ça, je n'en sais rien, et me fis passer le seuil dans ses bras :

- Madame Magnet, je suis très heureux d'être mariés avec vous pour le WE !
- Moi aussi monsieur Magnet !
- Il faudra recommencer plus souvent alors, tu es une merveilleuse danseuse.
- Tu n'étais pas mal non plus. Tu peux me reposer sur le sol maintenant ?
- Oups pardon ! J'étais sur mon petit nuage !
- Aller je vais sous la douche, cette soirée m'a donné chaud malgré la clim.
- Passe devant, je te rejoins ....


A suivre ...




mardi 28 juillet 2009

Au Qatar #1

Quelquepart à Doha dans une hôtel 5 étoiles,
6.00 pm...
- Depuis le temps que j'attendais ça ... enfin seuls !
- Pourquoi tu dis ça Charl' ?
- Je dis ça parce-que pour une fois qu'on peut être seulement toi et moi, j'en profite pleinement. Il faut bien dire que tu as toujours du monde collé à tes baskes et que parfois c'est énervant, je ne peux jamais être tranquille juste avec toi.
- En même temps, toi c'est toujours Bertille qui te colle, alors là mon ptit père, un point partout, balle au centre !
- Oui enfin Bertille c'est une autre histoire ...
- Tiens au fait qu'est-ce que tu lui as dit pour pouvoir te libérer ?
- Que j'allais faire un reportage pour le boulot, rien de plus simple à vrai dire. Et que va dire Daniel en rentrant des USA s'il ne te trouve pas chez toi ?
- Il se dira que je bosse tout simplement ... ce qui est vrai aussi puisque je dois zigouiller un roi du pétrole ! D'ailleurs ce soir, nous sommes invités à l'ambassade de France à Doha, c'est là que je dois faire connaissance avec ma cible, naturellement, tu m'accompagnes ?!
- Et plutôt deux fois qu'une ! Je ne vais pas te laisser te balader seule dans ce pays le soir et comme c'est la 2e fois que je viens, alors je connais un petit peu les endroits sympas à visiter et aussi ceux à éviter. Tiens, je t'emmènerai faire un tour au souk pour acheter deux ou trois petits souvenirs. Bref pour revenir à l'invitation de ce soir, tu mettras ta belle robe noire, celle que j'aime bien avec le décolleté ?!
- Ah bon ? Tu aimes bien celle-là ? Je croyais que tu préférais la rouge, comme quoi ... De toute manière, l'important n'est pas la robe, l'important c'est la cible !
- Tu n'arrêtes jamais de penser au boulot toi ? On est aussi là pour s'amuser un peu non ?!
- Oui c'est exact mais le plaisir après le travail ! Et puis ce soir, ce sera moins dangereux, j'aurai juste à empoisonner le monsieur en question en mettant de la digitaline dans son verre, un jeu d'enfants ! Comme il est cardiaque, on croira à un infarctus et hop le tour est joué, vu qu'il aura une dose de cheval, il ne pourra pas s'en remettre.
- T'es quand même une drôle de fille ... on ne sait jamais ce que tu penses, ni ce que tu ressens, et tu me parles d'un assassinat comme si tu me racontais ta journée dans les magasins, tu es vraiment unique Sco' !
- Oui je sais ... Bon tu m'aides à l'attacher cette robe, la fermeture éclair est coincée !
- Ne bouge pas, laisse faire mes mains d'expert !
En un tour de main, la robe était fermée mais les mains de Charl' s'attardaient sur mon dos me prodiguant ainsi une légère caresse qui me fît frissonner si bien qu'il arrêta son geste net et décida d'aller prendre une douche avant d'enfiler son costume.
-J'en ai pour 10 minutes et je suis prêt.
- D'accord, à tout de suite dis-je machinalement, mais mon esprit restait figé sur la douce chaleur qui m'avait envahie quelques instants auparavant ...



A suivre ...

samedi 25 juillet 2009

Simple comme un coup de fil ...

- Allo Charl' ?
- Tiens Sco', quelle surprise ! Tu devais me rappeler un soir ... il y a 15 jours déjà ...
- Oui pardon, je sais, je t'ai un peu oublié en route, j'ai eu pas mal de soucis ...
- Un souci qui s'appelle Jack, je présume.
- Ah, Ysa t'en a parlé alors ...
- Oui plus ou moins ... Tu as racheté une nouvelle voiture, il paraît ...
- Tu es au courant de ça aussi ?!
- Et oui ma chère, je reste dans l'ombre mais je te surveille au cas où il faudrait venir t'aider.
- Je suis une grande fille tu sais !
- Oui tu es une grande fille perdue au milieu d'un magasin de jouets ou presque, enfin je parle de jouets mais il s'agit d'une cour de messieurs plutôt !
- Ma parole, mais t'es jaloux, c'est pour ça que tu boudais dans ton coin !
- Moi ? Jaloux ? Tu rêves, c'est même pas vrai et puis j'ai Bertille, mon fils et puis Bertille, et mon travail et Bertille ...
- Arrête, tu t'enfonces Charl' ... si tu me disais ce qu'il y a plutôt ce serait beaucoup mieux !
- Et bien si tu veux tout savoir, ça m'énerve de te voir avec tous ces gars, je voudrais passer un peu de temps avec toi mais t'es jamais là, et puis zut tiens !
- Tu veux passer un peu de temps avec moi, ça tombe bien, si tu veux, je t'emmène au Qatar avec moi, j'en profite pour tuer un émir et hop, on pourra papoter et faire bronzette après ... qu'en penses-tu ?
- Le Qatar ? T'as pas plus près ?!
- Charl', t'es jamais content de rien, c'est oui ou c'est non ?
- Ok je viens, s'il faut aller de l'autre côté du monde pour pouvoir parler un peu allons-y. Par contre il faut que je m'arrange pour faire garder mon fils et trouver une bonne explication pour Bertille parce-que si je lui dis que je pars en voyage avec toi et en plus pas trop loin de chez Ysa, là elle va criser.
- Pour ça je te fais confiance, on se rappelle demain pour préparer les détails du voyage.
- D'accord, à demain alors. Je t'embrasse.
- Moi aussi...

A suivre ...

jeudi 23 juillet 2009

Deux hommes ...

Résumons donc la situation, Tim veut me tuer, Derek veut me voir disparaître aussi, Jack fait le fantôme, Daniel est de l'autre côté de l'Atlantique et moi et moi et moi ???!!!
Moi et bien, je les laisse pour l'instant là où ils sont car me voilà avec une mission où je dois me rendre au Quatar, histoire de faire la danse des 7 voiles et de trancher une tête ou presque ... J'en profiterai aussi pour passer quelques jours chez Ysa, ça me fera du bien de papoter entre filles.
Toujours est-il que Tim aura de mes nouvelles, il ne faudrait pas qu'elle se croit tout permis même si je ne sais pas quoi faire avec Jack. Après tout, si elle le veut je le lui laisse bien volontiers, il ne m'a pas donné de nouvelles et si ça se trouve, il était d'accord avec elle pour faire sauter ma voiture, histoire de ma rendre la monnaie de ma pièce à cause de son mois de prison ...

Daniel est toujours chez son frère et le souci c'est qu'avec le jumeau qu'il se trimballe, je ne serai jamais tranquille et puis je ne peux pas tuer Derek non plus, ça ne se fait pas de zigouiller le frangin de son soupirant ... Et rayer Daniel de ma vie, je n'en ai pas vraiment envie non plus, en fait, on en revient toujours au même problème, je ne sais pas ce que je veux, je suis incapable de me décider et on me met toujours des bâtons dans les roues quand ça pourrait être simple !!

Alors j'ai au choix un pirate contrebandier,et un romancier-tueur à gages à l'occasion et bein me vlà bien tiens !! Et en plus, ils sont beaux tous les deux, bon c'est pas le même style mais quand même !



Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me les sortir de la tête ces deux hommes ne m'apportent que des soucis finalement !
http://www-v3.deezer.com/music/coeur-de-pirate/coeur-de-pirate-292509 (clique droit sur la souris pour ouvrir un nouvel onglet et ainsi lire et écouter en même temps !)

mercredi 22 juillet 2009

WANTED DEAD OR ALIVE !

Et oui, me voilà en quête de mon coupable car non il ne s'agissait pas de Derek même si Daniel s'est fait sonné les cloches au téléphone à cause de lui, il n'en croyait pas ses oreilles quand j'ai dit que son jumeau m'avait menacé ...
En fait, mon coupable, est une coupable ... Une jalouse, une possessive, une femme et plus précisémment ... TIM !!!!

Décidément les femmes qui entourent le pirate n'ont pas de limites, c'est déroutant ! Je crois que je vais lui régler son compte à celle-là et après le pirate, et bien il se passera de moi à moins d'être très convaincant, parce-que si je risque ma peau chaque fois que je le croise, ça va pas le faire ...

lundi 20 juillet 2009

Tout feu, tout flamme !

J'avais donc zappé le charmant petit discours de mise en garde de Derek, ce n'était pas un prétentieux dans son genre qui allait me dicter ma conduite ...
Je décidai donc d'aller faire un tour, je descendîs au parking souterrain de mon immeuble pour prendre ma voiture, j'appuyais sur ma clé pour ouvrir la portière à distance, quand tout à coup :


BOOM !!! Ma lotus toute neuve, gris métallisée avec toutes les options, est partie en fumée, les flammes, le bruit, l'odeur de brûlé tout y était !

Heureusement que je ne m'étais pas approchée davantage sinon, je partais en poussière avec ma voiture !

- Quel est l'andouille qui m'a fait sauté ma voiture ????!!! Si je le trouve, je le tue !!

Cette phrase était bien sûr à prendre au sens propre ...


A suivre ...

vendredi 17 juillet 2009

Quelle famille !!!!!!!!

J'en étais donc restée au message de Daniel qui m'annonçait son retour pour dans 15 jours quand je reçus de la visite. Je regardai d'abord dans l'oeilleton et j'ouvris ma porte avec joie, j'étais contente de revoir Daniel même si le souvenir de Jack me titillait toujours ... Daniel était toujours bien habillé costume Armani de rigueur, le look qui fait fondre toutes les femmes, quant à Jack c'était les tenues décontractées pour être prêt à partir à l'aventure ... Bref, je m'égare, l'instant n'était pas à faire un comparatif vestimentaire de ces deux messieurs !

-Daniel c'est toi ? Mais qu'est-ce que tu fais là ? Tu as fini la promo de ton livre plus tôt que prévu ? Je m'approchai pour l'embrasser ...
- Eh bein ça commence bien ! dit-il en reculant de deux pas.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
J'étais stupéfaite de sa conduite, pourtant il n'avait pas l'air fâché dans sa dédicace, je n'y comprenais plus rien.
- Je me présente Derek Shepperd, le frère de Daniel !
- Oups pardon, la ressemblance est trompeuse ...
Là j'étais entrain de m'enfoncer dans des sables mouvants, il valait mieux changer rapidement de conversation !
- Je constate que vous confondez n'importe qui avec mon frère, ça commence bien !
- En même temps, vous êtes son jumeau, difficile de ne pas se tromper ! Et puis vous débarquez comme ça chez moi sans prévenir, non mais dîtes donc, vous vous prenez pour qui ?!
- Je viens vous remettre les idées en place ma ptite dame ! Vous êtes entrain de démollir mon frère, il est complètement chamboulé et je suis venu vous demander d'arrêter de jouer avec lui sinon vous allez avoir de mes nouvelles !
- Il me semble que Daniel est assez grand pour se débrouiller tout seul dans ses choix et notre relation ne vous regarde absolument pas.
- Sauf que dès qu'on fait du mal à mon frère c'est comme si on m'en
faisait à moi et donc vous allez me trouver sur votre route si vous ne le laissez pas tranquille.
- Dois-je vous rappeler que c'est lui qui me court après, que j'avais mis un terme à notre histoire en apprenant qu'il était fiancé, moi je n'y peux rien s'il est accro !
En même temps, il ne fallait pas se mentir, Daniel me plaisait également énormément et c'est le style d'homme avec lequel on se pose, on fonde une famille, on peut toujours compter sur lui. Jack c'est du style une femme dans chaque port sans oublier Tim et beaucoup d'autres, là j'avoue que ça me gène un peu beaucoup, je ne suis pas prêteuse en matière d'hommes ... Bon encore une fois, je m'égarais dans mes pensées quand Derek me ramena à la réalité.
- Mais bien sûr ça va être de sa faute maintenant si vous allez papillonner avec un pirate contrebandier .
- Je vois que vous êtes bien informé mais là non plus ça ne vous regarde pas.
- Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins, laissez-le tranquille ou alors il va vous arriver des bricoles !
- Je voudrais bien voir ça tiens, allez-y ! Faites-moi peur, bouhhh je tremble déjà !!!!
- Moquez-vous ! Vous rirez moins si vous persistez dans la mauvaise voie.
- Derek, je vais rester polie mais si vous restez une seconde de plus dans mon salon, je vous loge une balle entre les deux yeux et je fais disparaître votre cadavre dans la Seine ! Suis-je suffisamment claire ?
- Tout à fait limpide ! Je m'en vais, mais vous aurez de mes nouvelles, vous ne méritez pas mon frère !
- Pour ça lui seul en est juge, maintenant dégagez de chez moi !

Et zou, Derek partît en claquant la porte. Intérieurement, je me disais mais quelle famille ! Quel prétentieux ce Derek, pfff ... tout le contraire de Daniel, ça se voit qu'il est dans le cinéma celui-là tiens !


A suivre ...

Texte n°6 par Ysa

Comme prévu, Daniel quitta le territoire Français par le premier avion, destination New-york où il devait faire la promo de son livre. Durant le vol il ne pouvait s’empêcher de ressasser les dernières heures passées en compagnie de Sco et il était persuadé maintenant qu’elle l’avait laissé pour le pirate. Elle avait beau lui dire que tout ça était professionnel, il n’en croyait pas un traitre mot et il était las tout d’un coup.

Des filles il en avait vu passer, son Iphone était plein de messages tout aussi langoureux les uns que les autres, son physique plus qu’avantageux lui permettait toutes les folies et il n’avait pas besoin d’en faire des tonnes, elles venaient à lui sans qu’il ne fasse quoi que ce soit.

Puis il y avait eu cette rencontre avec Sco qui l’avait chamboulé… son cœur s’était mis à palpiter bien plus fort que d’habitude, le premier contact l’avait retourné et rien n’avait été facile, rien n’avait été simple comme les autres fois….. avec elle il marchait sur des œufs, rien n’était acquis d’avance, il lui avait fallu se battre pour pouvoir l’approcher et l’apprivoiser et lorsqu’il pensait enfin pouvoir l’avoir à lui tout seul, elle lui échappait.

Au début il avait aimé cette résistance, il était persuadé d’avoir gagné, il était certain d’avoir ravi le cœur de sa belle et voilà qu’un pirate, doté d’un bateau et d’un perroquet venait tout saborder….

Finalement ce séjour à New-york lui serait bénéfique, même s’il avait un planning d’enfer, il aurait le temps de réfléchir et de décider de la direction à prendre pour l’avenir. Et puis il y avait son frère, ce jumeau tant aimé qui répondait toujours présent dans les coups difficile, il n’avait jamais failli, quand Daniel l’appelait au secours il répondait présent, même s’il était parfois à l’autre bout du monde.

Si rien ne pouvait les différencier physiquement, Derek n’avait pas le côté romantique de Daniel, il n’avait pas non plus son âme de poète et lui disait toujours qu’écrire ce n’était pas un métier.

Derek était acteur et aussi dans les affaires, des affaires parfois occultes qui lui rapportaient un paquet d’argent. Derek était un battant et un tueur. Il ne laissait personne marcher sur ses plates bandes, les filles allaient et venaient, ce n’était jamais la même qui était à son bras dans les soirées mondaines, il ne savait aimer qu’en position horizontale et souvent l’histoire se terminait au petit matin….. mais il ne supportait pas de voir son double malheureux et quiconque faisait du mal à Daniel lui faisait du mal indirectement. Dorénavant il faudrait compter avec lui, Sco avait joué avec Daniel, elle trouverait Derek sur son chemin !!!

Daniel et Derek étaient indissociables et ne faisaient qu’un…. Si Sco pensait que Daniel était à l’agonie elle se trompait. Derek avait une botte magique pour remettre sur pieds notre écrivain mais il avait surtout soif de vengeance. Il voulait venger ce frère malheureux qui n’avait plus goût à rien et son plan était déjà sur pieds !!!

Il récupéra Daniel à l’aéroport et l’emmena se reposer dans sa villa de Beverly hills.

- Je voudrais que tu prennes ton temps Daniel, ici tu es au calme, tu as du personnel à ton service qui accèdera à tes moindres désirs, tu as la piscine pour te rafraichir, Ricardo est mon chauffeur, il t’emmènera ou tu le souhaiteras, Rosita son épouse est une excellente cuisinière, si tu as envie d’un plat spécial elle te le préparera, peu importe l’heure. En bas, dans l’aile droite de la villa tu as un sauna et un jaccuzi et quelques appareils de musculation dernier modèle. De l’autre côté, tu as la salle de cinéma, je possède toutes les dernières sorties. Si tu veux écrire, il y a le bureau dans la bibliothèque là haut. Tu peux aussi le faire sous l’une des vérandas aménagées spécialement à cet effet. J’ai quelques fêtes de prévues mais si tu as besoin de calme, je peux annuler…..

- Merci Derek, ne te fatigues pas, tout ça est parfait, c’est même de trop……. Je n’ai pas besoin de tous ces artifices, j’ai besoin de réfléchir, je ne sais pas où je vais, je ne sais même plus d’où je viens…

- Cette femme t’a sacrément fait tourner la tête à ce que je vois, je te croyais aguerri à ce genre de choses

- Je le croyais aussi, mais tu c’est Sco c’est différent, elle n’est pas comme les autres

- J’en ai bien l’impression en voyant l’état dans lequel tu es

- Tout est perdu, je ne sais plus quoi faire, en même temps je dois faire cette p….. de promo pour mon bouquin, je n’ai pas vraiment la force, tous les rendez-vous sont pris, je ne peux pas reculer….

- Ne t’inquiètes pas pour ça, profites de ton séjour ici, fais ta promo, ce bouquin est du tonnerre, tu vas faire un malheur, tu vas rencontrer du monde ça te fera du bien…. pour le reste, je vais prendre les choses en mains

- Mais qu’est ce que tu vas faire ?

- J’ai mon idée…. En attendant détends toi, je prends le premier avion demain pour Paris, j’ai besoin d’avoir une petite discussion avec cette Dame Sco !!


Et c’est ainsi que Derek décolla à l’aube dès le lendemain avec pour seul but de rencontrer Sco et de la sortir à jamais de la vie de son jumeau, son plan était simple, il se ferait passer pour Daniel, mais pas le Daniel amoureux de jadis….. le vrai Daniel, celui qu’on ne laisse pas sur le bord du chemin, et certainement pas celui que l’on jette pour s’amouracher d’un pirate !!!

jeudi 16 juillet 2009

Sacré Jack !

Je m'apprêtai à répliquer je ne sais trop quoi à jack, j'étais toute chamboulée et puis mon téléphone portable se mit à sonner.
- Jack, excuse moi une minute, je suis obligée de répondre.
- Pas de problème !

Je me retournai et m'éloignai de quelques pas avant de répondre, c'était Charl' qui m'appelait pour prendre des nouvelles.

- Salut Sco', tu vas bien ?
- Euh ... oui enfin je crois, j'en sais rien en fait, je peux te rappeler ce soir ?
- Tu as des soucis ?
- Non enfin pas exactement ... Bon je te rappelle ce soir. Bisous
- Ok je t'embrasse, à plus tard !

La conversation n'avait même pas duré une minute, je me retournai à nouveau pour parler avec Jack et plus personne, il avait disparu ! Je le cherchai du regard mais non, plus de trace du pirate, il avait filé comme il était venu, en coup de vent !

Et moi, je me retrouvais seule comme une andouille devant le bassin à poissons rouges qui faisait face au Sénat avec une tonne de questions dans la tête et plus de Jack pour y répondre. C'est malin ça tiens, et je fais quoi moi maintenant ?!

Je rentrai donc chez moi au volant de ma voiture de sport, la cerveau en ébullition, je me sentais un peu paumée ...

Le lendemain matin, toc toc à la fenêtre de mon salon, je découvris à nouveau le pigeon voyageur de Jack, il avait un petit sachet en papier de soie accroché à la patte. Je m'empressai d'ouvrir pour voir ce que c'était, il s'agissait d'un pendentif réalisé avec un des diamants que je lui avais remis la veille, un joli diamant en forme de larme ...
Cet homme était-il donc destiné à me faire pleurer moi Sco' ?
L'avenir me le dirait mais ce cadeau me laissait une impression étrange ... Je ne savais rien de lui, pas plus qu'il ne savait au fond qui j'étais réellement, et puis peut-être que je ne le reverrais jamais, au moins le problème serait réglé, plus de questions à se poser ...
Oui tiens, j'allais faire comme si de rien n'était. Oublier ce baiser qui m'avait totalement électrisée était pour l'instant la meilleure chose à faire en espérant que Jack ne revienne pas un jour ou l'autre mettre le foutoir dans ma vie bien organisée au moment où je ne m'y attendrais pas !


mercredi 15 juillet 2009

Le compte est bon

Ma conscience me travaillait trop à propos de Jack, il fallait que je fasse quelquechose au plus vite. J'avais toujours le pigeon sous la main, alors je me dépêchai d'écrire un message pour le pirate :

" Jack, ça tombe bien, il faut que je te parle, rejoins-moi au jardin du Luxembourg demain à midi. En espérant que tu n'es pas trop fâché ... A très vite. Sco' "


En réalité, je savais pertinemment qu'il devait être fâché à mort et que je ne devrais pas sortir sans mon arme au risque de me retrouver percée telle une passeoire à nouilles !

La journée passa vite mais par contre, la nuit fut plus difficile à gérer, je ruminais seule dans mon lit à prévoir tous les plans de replis possibles et imaginables mais non il fallait nous rencontrer au moins pour tenter de réparer mon plan foireux.


L'horloge du Sénat marquait midi juste, j'attendais Jack depuis environ 5 minutes quand je le vis débarquer sans son tricorne, ni son perroquet, on aurait dit un vrai citadin, la métamorphose était stupéfiante entre l'Afrique et Paris, ce qui me fît penser intérieurement que malgré son fichu caractère, c'était un très bel homme ...

- Tiens la traitresse est déjà là !

- Bonjour Jack ! Toujours fâché à ce que je vois !

- Tu pensais quoi ? J'allais pas venir avec un bouquet de roses non plus, j'ai fait un mois de prison à cause de toi et ça ne m'a pas mis spécialement de bonne humeur !

- Oui ça je me doute bien, mais il fallait bien que je sauve ma peau aussi, tu as été l'innocente victime du moment voilà tout, enfin "innocente" est un bien grand mot ...

- Venons en aux faits ma chère ! Tu m'as fait venir ici je t'écoute donc !

- Enfin c'est pas moi qui t'ai dit de venir jusqu'à Paris mais puisque tu es là, je profite de l'occasion !

- Continue au lieu de papoter inutilement.

- Sais-tu pourquoi tu as été libéré pour vice de procédure ?

- Aucun idée, ce qui compte c'est que je sois libre !

- Certes, mais je vais éclairer ta lanterne à ce sujet. En fait quand Interpole et les douanes sont venus t'arrêter et ont saisi tes diamants, ils n'ont récupéré que des fausses pierres ! C'est pour cela que le dossier n'étant pas assez solide, ils ont été obligés de te faire sortir.

- Quoi ?! Mais alors ...

- Tiens voilà les vraies pierres. Et je lui tendis un peu sac en velours noir avec les jolis cailloux brillants à l'intérieur.

- Merci mais qu'est-ce que ça cache ?

- Absolument rien, c'est tout ce que j'avais à te dire, je te rends ce qui t'appartient et nous sommes quittes.

- Mais c'est pas possible, Sco' là tu me scies les pattes, j'avais élaboré tout un scénario, j'avais plein de choses à te balancer et tu me fiches tout parterre.

- Je savais bien que tu serais moins fâché ! Ouf, j'ai eu chaud, je n'avais pas envie de le descendre en pleine foule si les choses s'étaient mal passées ... Bon, mon cher Jack, tu peux repartir retrouver ton voilier et ton équipage si tu n'as pas décidé de me tuer maintenant ?!

- Non je ne vais pas te tuer tout de suite, par contre, te voler un baiser oui, ça je vais le faire ! Sans même me laisser le choix, je me retrouvai avec la bouche de Jack collée sur la mienne ...


A suivre ...

mardi 14 juillet 2009

Imagination quand tu nous tiens !

Je repris rapidement mes esprits, c'est dingue ce que l'imagination peut faire en une fraction de seconde ... J'étais donc toujours là plantée au milieu de mon salon avec d'un côté le message du pigeon voyageur à la main et de l'autre ma sonnette qui retentit une seconde fois. Il fallait bien que je me décide à ouvrir cette fichue porte.


Je m'attendais à voir Jack et son tricorne mais au lieu de lui c'était ma concierge qui me montait un colis laissé par le facteur.


Je me dépêchai d'ouvrir la boite, j'avais tout de même vérifié au préalable si ça ne faisait pas tic-tac, on ne sait jamais. Je découvris le dernier livre de Daniel qui venait juste d'être publié, il avait pensé à m'en envoyer un exemplaire avec une dédicace à l'intérieur.


" Tu me manques trop, je me dépêche de rentrer dès que la promo de mon livre sera finie. Je te dis à dans 15 jours.

Je t'embrasse. Daniel"


Daniel avait donc réussi à me pardonner l'épisode avec Jack, après tout ce n'est pas comme si je l'avais trompé puisque nous nous sommes pas en couple et puis c'était pour le travail ...

Quoiqu'il en soit, Jack allait bientôt refaire surface et pas avec en hélicoptère, ce n'est pas Jack Bond que je sache ! Il faudrait malgré tout que mes arguments soient convaincants pour que j'évite une guerre de tranchée !!


A suivre ...

Texte n°5 par Jack : Gais tapants sous canapé...

Dame Sco m´ouvrit la porte. Elle n´avait même pas l´air étonnée, mon pigeon avait du faire son office, les courriers aériens c´est du sérieux... J´ai un peu de retard tout de même, les bouchons du 14 juillet sur les Champs, surtout que mon taxi m´a laissé du mauvais côté.
Elle me sourit et me propose de m´asseoir...

- Un petit Jack Daniels, Jack ?
- Non, je bois pas. Surtout avec les traîtres...
- Oh, tu m´en veux encore ? Ptit chou...

Et Sco me caresse la joue, en minaudant. C´est fort les femmes, elles savent s´y prendre. Hmm, de toutes façons, je lui en veux pas, j´ai été payé d´avance...Un sacré tempérament ! Je comprends que Charl´ et ce Daniel lui courent après...Je m´attends à les voir arriver ces deux-là, c´est des coriaces, des sangsues, des limaces. Ouvrons l´oeil, j´ai comme un pressentiment.

- T´as la tête ailleurs, poussin. Un jus de raisin ou un coca ? proposa Sco.
- Un Palermo Amarino, baby ! Lui dis-je en souriant des plus belles dents qui me manquaient.

Je remarquais dans un coin une petite mallette, c´était ça que j´étais venu chercher. Ca puait les Diam´s à plein nez. Le train de vie de la poulette et ses adjoints, c´était ça...Pourtant, je me méfiais. Je passais devant les placards à tentures du corridor et une paire de souliers d´hommes attira mon attention.

- Vous êtes mariée, chère ? Dis-je à Sco.
- Quelquefois, de la main gauche...Répondit-elle en faisant un geste.

Je tirais le rideau d´un coup sec, et découvrais le monsieur prénommé Daniel...

- Il m´a trouvé, chérie. On fait quoi ? Dit Daniel, en s´adressant à la madame. Je crois que la petite dame avait voulu prouver à l´autre, qu´il n´y avait rien eu entre nous, ou que c´était pas important. Ils se souriaient, comme des complices qui avaient réussi leur coup. Je savais que c´était pas fini, le petit guet-apens avait deux têtes... Je donnais un grand coup de pied au canapé central et le Charles encore tapi de sa planque semblait tout nu au milieu de la pièce. Il se releva dignement en s´époussetant et toussant.

- Quoi ? Je cherchais un bouton de manchette...Je sais, je suis en sweet mais je m´habille comme je veux.
- Charles ! Daniel ! Mais sautez-lui dessus, faites quelque chose ! Cria Sco.
- Héla, les tourtereaux, vous avez affaire à Jack Rackham, pas à Mère Thérèsa, dis-je en donnant un grand coup de pied dans le ventre de Charles et décochant une droite de pirate à Daniel...
Je prenais la mallette, sous l´oeil ébahi de Sco et filais vers la porte-fenêtre que j´ouvrais. Me mettant à cheval sur la rambarde, je me retournais vers la demoiselle.

- Adieu Mademoiselle Sco ! Je garderais un bon souvenir de vous à l´horizontale, la verticale c´est pas ça...
- Ne sautez pas, Jack. Vous allez vous tuer, je...Vous comptez pour moi, Jack !
- Moi, je vais compter vos diam's, Sco ! La prochaine fois, prenez pas des midinettes pour capturer le vieux Jack. Adieu...

Je levais la main, et une échelle de cordes venait vers moi, comme par magie. Enfin, la magie s'appelait Tim et un hélicoptère. Je m'accrochais à l'échelle et partant dans le ciel de Paris, laissais Sco, les yeux éberluhés...


A Suivre...

lundi 13 juillet 2009

Ah bein ça alors !!!

Jack / Daniel, mis côte à côte, ces prénoms, ça me faisait penser à un nom de whisky moi qui ne bois jamais, là c'est très fort !
Toujours est-il que Jack vient d'être libéré de prison après même pas un mois derrière les barreaux, je suppose qu'il m'en veut énormément et que je dois me préparer à avoir de la visite très bientôt.

Quant à Daniel, il m'a informé qu'il passait quelques temps chez son frère jumeau aux Etats-Unis, histoire de se vider la tête et de savoir s'il veut toujours de moi ...

Et en attendant tout ça, Sco', elle fait quoi hein je vous le demande ?

Je n'ai même pas une mission sous la main, je n'ai plus qu'à aller faire les soldes ou à aller au bal des pompiers pour fêter le 14 juillet !

J'en étais donc là de mes réflexions quand j'entendis un toc toc discret sur la fenêtre de mon salon ... Je m'approchai et je vis un pigeon. A Paris rien d'étonnant de voir un pigeon sur une terrasse d'appartement, sauf que celui-là, il avait un message accroché à la patte ... Encore un pigeon du pirate , ça ne pouvait venir que de lui !

" Sco' partout où tu seras, je te retrouverai et si tu lis ce message c'est donc que je ne me suis pas trompé d'adresse ! Je serai bientôt chez toi d'ailleurs ..." Signé : Jack

J'étais déjà un peu retournée suite au message quand tout à coup, j'entendis le ding-dong de la sonnette de la porte d'entrée ...

samedi 11 juillet 2009

Agitée du bocal

Le retour à Paris ne fut pas aussi reposant que je ne le pensais au départ. Ma conscience de tueuse ma taraudait, c'était bien la première fois que je monnayais ma liberté pour avoir la paix. Impossible de dormir dans l'avion, je ne faisais que de me poser des questions ... Daniel était fâché et bon il y avait de quoi malgré le fait qu'il ait récupéré des éléments pour son nouveau bouquin; Charl' n'était pas plus content que je rende son nouvel ami malheureux malgré des preuves accablantes qui l'aideraient à étayer son prochain article; enfin Ysa n'était pas vraiment satisfaite non plus de la tournure des évènements même si je l'avais aidé à coincer Jack pour ses trafics en tous genres. Bref, mon plan s'était retourné contre moi, le seul avantage que j'en retirais c'était qu'Interpole me ficherait la paix pour un meurtre que je n'avais même pas commis, ça c'était le pompon pour une nettoyeuse comme moi !
C'est ainsi qu'arrivée à l'aéroport CDG, je reçus trois messages simultanés sur mon téléphone qui m'annonçaient que mes amis ne viendraient pas me retrouver à Paris comme prévu initialement. Daniel avait besoin de digérer et de savoir où il en était; Charl' était appelé sur un reportage de dernière minute et Ysa devait se rendre de toute urgence à Tel-Aviv pour son travail car le Mossad n'attend pas c'est bien connu.

Je me retrouvais donc seule avec ma conscience et mon silencieux pour me tenir compagnie. Je pensais à Jack car quelquepart, je l'avais utilisé, au fond il a été gentil avec moi et peut-être qu'il ne méritait pas le sort que je lui avais réservé ... Et d'un autre côté, c'est le genre d'homme qui aurait pu me piéger de la même manière ...

C'est ainsi que quelques semaines passèrent sans que j'ai de nouvelles de qui que soit et puis un beau matin, un télégramme me parvînt d'Afrique du Sud, c'était l'avocat de Jack qui m'écrivait : "Monsieur Jack Rackham est libéré de prison ce jour pour vice de procédure, attendez-vous à recevoir de ses nouvelles très prochainement ..."

jeudi 9 juillet 2009

Tel est pris qui croyait prendre ...

Après que mes amis eurent rapidement pris congé de Jack sans même s'attarder pour prendre le petit déjeuner, je restai quelques instants de plus avec le pirate avant de quitter son navire. Les autres avaient pris une première barque pour rejoindre la plage, je prendrai la suivante pour les retrouver ...

- Jack merci encore pour cette agréable nuit ...
- Ce fût un réel bonheur, j'espère que nous nous reverrons bientôt !
- Tout dépendra du hasard de la vie...

Nous nous quittâmes donc sur un dernier baiser, et je repartis vers la plage avec la seconde barque. A peine avais-je touché terre que le matelot de Jack repartit vers le navire du beau pirate.

Quelques instants plus tard, je grimpai dans une Mercédez aux vitres fumées comme je l'avais spécifié la veille par téléphone un chauffeur devait passer me chercher à midi précises aux abords de la plage ...

- A l'aéroport privé de Johannesburg s'il vous plait.
- Bien madame nous y serons dans une heure environ.
- Parfait ! Pouvez-vous fermer la vitre de séparation, j'ai besoin de téléphoner pendant quelques instants ...

- Allo Ysa ?
- Oui Sco'
- Mets ton téléphone en mode conférence, je veux que Daniel et Charl' entendent aussi.
- D'accord ça y est c'est fait.
- Mission accomplie. Tu peux dire à tes amis d'Interpol et des douanes d'aller cueillir Jack sur son bateau dès maintenant, j'ai la preuve qu'il te manquait...
- Attends on a rien trouvé dans la cale du bateau avec Daniel et Charl' cette nuit quand on a cherché, dit Ysa
- C'est que vous n'avez pas cherché au bon endroit voilà tout ! En tout cas, votre couverture était parfaite les garçons y'avait de l'idée, faire croire que vous aviez passé la nuit ensemble alors que vous avez passé votre temps à inspecter les caisses qu'il y avait dans le bateau à la recherche d'une preuve, c'était bien pensé !
- Et oui on a attendu que tout l'équipage soit en train de cuver son rhum et on a filé discrètement jusqu'à la cale, ajouta Daniel.
- Ysa nous a rejoint plus tard quand elle a réussit à se débarrasser de Tim. Et oui Tim avait en effet respiré un bouffée du parfum aphrodisiaque dégagé par une des poupées indiennes disposées dans chaque chambre du bateau. Heureusement qu'elle a eu le temps de verser un somnifère puissant dans le verre de Tim sinon Ysa passait à la casserole !!
Charl' ajouta : Et toi alors tu as fait comment ?
- Moi je suis vraiment passée à la casserole mais j'ai trouvé ce qu'il me fallait comme preuve !
- Mais enfin c'est quoi cette preuve Sco' me demanda Ysa qui n'en pouvait plus d'attendre que je lui révèle ce que j'avais sous la main.
- Cette fois Jack n'a pas donné dans le trafic d'armes comme d'habitude mais tu pourras le coincer pour contrebande de diamants c'est mieux que rien et ça lui évitera d'alimenter les guerres civiles avec ses joujoux pendant quelques temps.
- T'as trouvé ça où ?
- Oh les diamants ?! Facile, ils étaient planqués dans la commode Henri IV que Tim a rapporté hier soir, j'ai fouillé la cabine de Jack pendant qu'il ronflait après son nième assaut ...
- Hum hum ...
- Quoi ? Qui se racle la gorge comme ça ?
- C'est moi dit Daniel ! Je dois te dire que cette situation ne me plait pas du tout et Charl' non plus n'est pas content !
- Les garçons ça c'est pour le travail, il n'y a pas de raison de vous énerver sauf si vous êtes jaloux, enfin y'en a un ici qui a le droit mais pas l'autre, il va falloir nous expliquer là-dessus de vive voix messieurs !!
Bon Ysa, j'ai l'assurance qu'Interpol me lâche les baskettes pour le meurtre de Dimitri en échange de Jack, n'est-ce pas ?
- Tout à fait, chose promise, chose dûe.
- Formidable ! Bon, je vous abandonne, j'arrive à l'aéroport privé, le jet de Don Roberto m'attend, nous sommes prêts à décoller.
- D'accord, on se rejoint tous à Paris demain alors, notre vol décolle dans deux heures, dit Daniel. Sois prudente !
- Pas de problème ! A demain !

Et je raccrochai mon téléphone portable. Quelques heures plus tard au-dessus de l'Atlantique je reçus un texto de Jack:

" Sco', tu m'as piégé, je t'ai sous-estimée, tu as été plus forte que moi sur ce coup-là. Toujours est-il que j'ai eu ton corps, bientôt j'aurai ton coeur et ton âme. Dès ma sortie de prison, je te retrouverai, peu importe le temps que ça prendra."

Je regardai le ciel, le soleil jouait à cache-cache avec les nuages et pour une fois, j'avais laissé une de mes cibles en vie, pourquoi donc ??

A suivre ...

mercredi 8 juillet 2009

Texte n°4 par Jack le pirate

Les dessous de Dame SCO´ : Sots d´hommes et go more !

Je m´appelle Jack Rackham et je viens de garer mon bateau à Maputo. J´ai zappé Durban et Richards Bay, car en me tapant la petite queue du Mozambique, je suis plus près de Johannesburg...Remarquez, c´est Dame Sco qui va se taper le voyage. Je me voyais pas faire la distance à vol de bateau et laisser Tim seule avec l´équipage ne m´avait pas traversé l´esprit. Je m´étais contenté de l´envoyer chez le Darty du coin, acheter une chambre à coucher Saint Louis, lui prendrait bien un jour ou deux... J´attendais l´arrivée de mon écossaise, mais fallait que je me méfie, elle descendait des espions russes à tour de bras, fallait pas que je tousse au mauvais moment ou que je parle d´une blonde platine de mon enfance. C´est jaloux ces petites bêtes... Elle arrivait, elle était là, elle avait bien reçu mon pigeon...Sa barque accosta facilement mon navire et donnant la pièce à son guide, elle grimpa quatre à quatre l´échelle jusqu´à moi. La "pelle" qu'on s'envoya à ce moment-là indiquait notre estime réciproque et on en profitait pour se faire une fouille au corps dans les règles, elle n´avait pas de pétard, je navais pas de couteau...
Sa langue inspecta longuement une molaire pendant que je chatouillais ses gencives de la mienne. Elle sentait bon et j´imaginais déjà une nuit future où nous pourrions jouer au docteur et lécher nos barbes à papa. Se reculant, elle s'adressa à moi :

- Jaaack ! Grand fou ! On se connaît à peine...Dit-elle, d´une voix suave et mielleuse, en plissant ses paupières et souriant, ravie.
- Dame Sco ! Il fallait fêter nos retrouvailles, depuis la petite sauterie de l'autre jour. J'avais cru comprendre que vous aimiez mon bateau, je vous fais visiter...
- Tss ! Tss ! Ne soyez pas pressé...On peut se tutoyer à présent, j'ai encore votre goût, coquin !
- J'ai bien fait de me laver les dents ! Venez dans ma cabine, on doit parler affaire...
- Je l'entendais comme ça, brigand ! J´ai justement une cargaison à faire
livrer. Après vous...

Une petite mallette à porter à Macao, c´était pas Byzance...Remarquez
là-bas, il y a pas beaucoup de mer. Par contre la fille Sco´avait du tempérament. Sitôt le contrat signé, elle s'était jeté sur moi comme quelqu´un qui veut refaire sa vie, ou même se fiancer. Non seulement elle m'afficha le menu mais en plus, je goûtais à tous les échantillons. C'est au moment où j´allais reprendre du dessert qu'on entendit appeler dehors...« Youhou ! Vous êtes là ? »

Il devait y avoir de l´écho, car la voix se fit triple. Le temps de remettre nos peaux de ville, et nous étions sur le pont.

- Ysa ! Daniel ! Charl´ ! Que faites-vous là ? Dit Sco, génée.
- On venait voir si le pirate ne t´avait pas mangée, hi hi ! Osa Ysa.

Tu parles. Casse-baraques les trois zigotos. Ou jaloux...Dame Sco était une femme terriblement troublante et même Bosco avait tiqué de l´oeil en la voyant.Ces Ysa, Daniel et Charles la pourchassaient jusque sur mon bateau, il n´y a que le miel pour bien attirer les abeilles...
Je décidai sur le champ d´organiser une petite sauterie, avec une petite surprise à moi -j'aime les statuettes indiennes garnies- et le bateau devint une vraie fourmilière de restaurant et brasserie, tous les hommes s'activant pour mieux nous servir. Tim nous rejoignit, avec une commode Henri IV, dans la soirée. L´alcool coulait à flot, sauf pour moi qui ne boit pas... Vers deux heures, tous les autres étaient dans un état proche de l´Ohaio et même du Massasuchett. Enfin, je me comprends...

Au petit matin, je réveillais Sco, radieuse et affamée « douze croissants pour moi !», et nous cherchions les autres pour distribuer les pâtisseries achetées par Mildred. Sur la route des cabines, on trouva Ysa dans la chambre de Tim. Il ne faut pas penser du mal, il n´y a pas que le sexe dans la vie...Le jeune Davis, au milieu des belles, avait pas du être d'accord. Un pouffement s´échappa de Dame Sco, suivi plus loin d´un étouffement dû à une bouchée de croissant... Nous venions de pénétrer dans une chambre d'ami et j'avais d'un coup tiré un drap pour voir qui était en dessous. Plus que l'étouffement, Dame Sco y rajoutait un roulement d´yeux digne d´Alien, surtout vers la fin : Charl´ et Daniel étaient là, enlacés. La nuit avait du être bonne, ils affichaient tous deux des visages d'anges...

A Suivre...

Par Jack Rackham

Sco' à la mer (suite)

Un parmi vous a deviné juste : il s'agissait bien de Charl'!
Mon fidèle ami s'est libéré pour venir passer quelques jours de vacances avec nous, entre deux cartons, son fils et Bertille, l'appel de l'Afrique a été plus fort que tout !
J'étais donc bien tranquillement étalée sur ma serviette quand je m'aperçois d'une ombre au-dessus de ma tête, c'était bien Charl' en tongs et short avec des palmiers, le vrai look du vacancier quoi ! J'étais contente de la voir, c'est vrai que sans lui mon petit groupe n'est pas au complet.
Je profitai donc de sa présence pour me faire étaler un peu de crème solaire dans le dos et sans un mot, nous avons fait les crêpes pendant une petit heure jusqu'à ce qu'un volatile vienne se poser à côté de nous.
Vous le croirez si vous voulez mais il s'agissait d'un pigeon voyageur ! A sa petite patte était accroché un message que je déroulai délicatement pendant que Charl' retenait l'animal à deux mains ...

"Dame Sco', je vous prie de bien vouloir vous rendre seule sur mon bateau pour 18h, nous devons parler de choses importantes ...
Signé : Jack Rackham"

Qu'est-ce qu'il me veut encore celui-là ? On est déjà invités à dîner pour 20h30 ...

mardi 7 juillet 2009

Sco' à la mer !

Quoi de mieux pour se reposer et se vider la tête que d'aller tranquillement se poser sur la plage du cap pour faire bronzette ?
J'ai donc suivi les conseils du docteur Ysa et je suis allée réfléchir près de l'océan ... Et vous ne devinerez jamais qui est venu me rejoindre sur le sable africain ...



lundi 6 juillet 2009

Introspection

Dans le cerveau de Sco', il y a :
- Des armes à feu et des bains de sang,
- Un mari décédé sous le feu de l'ennemi,
- Des voyages à répétition sans pouvoir arriver à poser définitivement ses valises quelquepart,
- Un boulot prenant et dangereux quasiment devenu une 2nde nature,
- Une enfance difficile avec des parents décédés trop tôt aussi,
- La solitude, ne jamais faire confiance à personne, toujours être aux aguets ...

Mais Sco' c'est aussi :

- De jolies robes et des escarpins quand elle s'en donne la peine,
- De beaux souvenirs en Italie avec Don Roberto son beau-père,
- Une tentative ratée de se poser avec Didou,
- Daniel, l'amoureux rêvé, gentil, adorable encore mieux qu'un berlingot de minidoux,
- Charl', l'ami de longue date dont on ignore vraiment la nature de leur relation, oui un grand ami mais pas que ...
- Ysa, la fidèle copine qui rassure, protège et qui papote aussi avec tous les hommes qui entourent Sco' et même avec le perroquet d'un certain Jack ...
- Jack le pirate et son bateau ...

Bref, Sco' reste une énigme pour les autres mais surtout pour elle-même ... Ysa a raison, il faut vraiment que je mette de l'ordre dans ma vie, ça devient urgent !

dimanche 5 juillet 2009

Entre 4 yeux ...

- Sco', tu sais depuis que tu m'avais laissé pour partir avec Didou, je n'étais plus que la moitié de moi-même, je n'arrivais pas à refaire surface. J'ai tenté de t'oublier par tous les moyens mais je n'ai pas réussi. Et puis tout d'un coup, le ciel a repris des couleurs quand Ysa m'a dit que tu étais revenue à Paris et que tu avais planté Didou sur son île ...
- ...
- Sco' dis moi si on a encore une chance ensemble ou bien je me fais des illusions, je t'ai entendu parler de Jack Rackham avec Ysa tout à l'heure, c'est qui celui-là ?
- Jack ? Oh on va dire que c'est un pirate des temps modernes, je ne sais pas grand-chose de lui, je l'ai croisé lors d'une fête qu'on donnait pour Charl'. Je peux t'assurer qu'il n'y a rien entre lui et moi si c'est ce qui t'inquiètes !
- Y'a pas que ça qui m'inquiète, Charl' m'a dit que tu n'arrivais jamais à te fixer avec personne, que tu multipliais les aventures sans t'engager pour oublier je ne sais pas qui ...
- Multiplier les aventures tout de suite les grands mots ! J'ai bien eu quelques petites histoires depuis la mort de mon mari mais effectivement ça ne dure jamais très longtemps surtout à cause de mon métier et puis Charl' a raison sur un point, j'ai peur de m'engager à nouveau et ça personne n'y peut rien, même pas toi.
- Et Charl', il joue quel rôle dans ta vie ?
- C'est un grand ami, rien de plus. Dis-moi tu es flic ou romancier/apprenti tueur à gages ?? parce-que là j'ai l'impression de subir un interrogatoire !
- Désolé Sco' mais il faut que je sâche où je mets les pieds !
- Ecoute avec moi la vie est toujours pleine d'imprévus, rien n'est fixe, tout est mouvant, c'est comme ça. Quant à savoir si nous avons encore une chance tous les deux, il faudrait déjà pour ça que je réapprenne à te faire confiance parce-que omettre de me dire que tu avais une fiancée, ce n'était pas qu'un petit oubli de ta part.
- Jusqu'à quand tu vas me ressortir ça ?
- Jusqu'à ce que je l'ai digéré et j'ai la digestion lente, je n'y peux rien !!
- Sco' ?
- Oui quoi ?
- Je t'aime
- ...

"Mesdames et messieurs veuillez regagner vos sièges et attacher vos ceintures, nous entamons notre descente sur Johannesburg" ...

J'étais comme qui dirait sauvée par le gong mais jusqu'à quand ?
A suivre ...

vendredi 3 juillet 2009

Saga Africa 1

Dans l'avion qui me menait jusqu'en Afrique du Sud, Ysa me disait que Daniel était à ramasser à la petite cuillère. Tout d'abord parce-qu'il n'avait pas réussi à me parler pendant que nous étions à Moscou, ensuite parce-qu'il a su dans quel état j'étais revenue la nuit où il a barboté dans le jacuzzi avec Charl' et enfin parce-qu'il commençait à perdre tout simplement espoir que je revienne vers lui. Là où il n'avait pas tort c'était sur les deux premiers points et ensuite, il faudrait qu'il soit très persuasif même si avec son visage d'ange, il y a de quoi craquer en deux secondes, une Sco' échaudée ne refait pas confiance de sitôt !
- Ysa, tu sais quoi, je pense que pour une fois et malgré tes sources, Bertille n'y est pour rien dans ce qui s'est passé en Russie. Dimitri, puis l'homme d'affaires complètement taré, ça m'étonnerait que tout soit lié, je crois que c'est simplement un concours de circonstances, dans le métier ça arrive, tu le sais mieux que personne.

- Ecoute ma belle, tu fais comme tu le sens mais en tout cas, Bertille nous en veut d'avoir pris Charl' en charge après sa rupture avec Luana, après delà à manigancer un plan comme celui-là, je crois que tu as raison, ce n'est pas son style.

- Bon alors dans ce cas, qu'est-ce qu'on fiche dans ce vol pour Johannesburg ?

- Et si pour une fois on prenait des vacances, Sco' je crois que tu en as bien besoin, il est temps que tu fasses le point sur ta vie personnelle parce-que excuse-moi de te dire ça mais c'est le foutoir. Tu laisses tous les hommes que tu croises sur le carreau, je sais bien que ce n'est pas toujours volontaire mais il faudrait que tu te calmes sur les brisures de coeurs, ce n'est pas comme ça que tu oublieras ton défunt mari.

- Je le sais bien Ysa, tu prêches une convaincue mais ce n'est pas toujours évident, et même Didou n'a pas réussi à tenir la distance, qui le pourra alors ?

- Daniel ne demande qu'à te rendre heureuse, va discuter un peu avec lui, refaîtes connaissance autrement, essaye de lui pardonner son mensonge, je suis sûre que vous avez encore des choses à vivre ensemble.

A moins que quelqu'un d'autre te trotte dans la tête ?

- ...

- Sco' ça veut dire quoi ce silence ? Me dis pas que tu penses à Jack ?

- Ysa, arrête d'imaginer n'importe quoi s'il te plait, il est pas mal mais c'est pas parce-qu'il m'a fait ses yeux de crapaud l'autre soir sur son bateau pendant la fête de Charl', qu'il va obligatoirement se passer quelquechose avec lui. Je ne suis pas une coureuse de pantalons tout de même !! Et puis de tout façon, il est à des milliers de kilomètres d'ici, Daniel est dans l'avion avec nous, ne mélangeons pas tout !

- Oui bein ça c'est ce que tu crois !

- Quoi donc ?

- Jack n'est pas à des milliers de kilomètres de nous, son bateau a jeté l'ancre près du cap de Bonne Espérance, il m'a envoyé un texto avant de monter dans l'avion pour me prévenir et nous inviter à aller lui faire un petit coucou à notre arrivée en Afrique du Sud !

- Et bein manquait plus que lui tiens !

- Bein quoi, il est mignon Jack, tu ne peux pas le nier !

- Je ne le nie pas mais pour l'instant ça s'arrête là et je te rappelle que tu veux que je me réconcilie avec Daniel !

- D'accord mais bon, une invitation reste une invitation et comme tu es bien élevée et moi aussi, on va aller se faire une petit dîner à 4 avec Daniel sur son rafiot.

- Bref tu veux que je fasse un comparatif des deux quoi !

- Je ne voulais pas le dire mais ça pourrait être drôle !

Bon c'est pas le tout, mais ça me fait penser qu'il faut qu'on appelle Charl' en arrivant à l'aéroport, il veut savoir si on est bien arrivés.

- Tu as raison Ysa. Dommage qu'il n'ait pas pu venir à cause de son déménagement mais bon ça va lui faire oublier sa blonde et puis récupérer son fils ça va lui changer la vie, il en a bien besoin en ce moment.


Tout à coup, je sentis quelqu'un me tapoter l'épaule, je tournai la tête et je vis Daniel et son charmant sourire, il m'invitait à venir s'asseoir près de lui quelques instants pour discuter ... J'espère qu'il n'avait rien entendu de notre discussion avec Ysa, mais ça j'allais bientôt le savoir ...


jeudi 2 juillet 2009

Epilogue russe !

Avant de repartir pour l'Afrique du Sud, il faut tout de même que je vous raconte la fin de mon aventure russe. J'avais donc réglé le compte d'Igor Pétrovitch et je devais récupérer l'autre moitié de l'argent que Dimitri me devait. Il était convenu qu'il devait m'apporter la somme directement à mon hôtel une fois la mission remplie.
Après avoir déjeuné avec mes amis et avoir visité la ville, nous sommes tous revenus à l'hôtel en début de soirée. Je suis allée m'informer à la réception pour savoir si j'avais eu des messages ou un paquet, et là le concierge de l'hôtel m'a dit qu'un homme m'attendait directement dans ma suite. Ils ont des drôles de manière en Russie, on laisse n'importe qui entrer dans votre chambre, pfff ... aucun respect ou alors, Dimitri avait été très persuasif à coup de billets !
Bref, je me rendis jusqu'à ma chambre où je pensais récupérer mon argent en 2 minutes et zou on en parlait plus, et voilà qu'au lieu de ça en entrant je vis Dimitri ... Raide mort, figé pire qu'un esquimau gervais avec une balle entre les deux yeux !!
Mon enveloppe pleine de billets était toujours dans sa main droite, donc on ne l'avait pas tué pour l'argent, qui donc avait pu faire ça ??
A vrai dire, je n'avais aucune envie de le savoir pour l'instant car mon avion décollait dans 3h et je ne souhaitais pas avoir la police russe sur le dos mais quelquechose me faisait soupçonner que Dimitri appartenait à un groupe mafieux et que ses ennemis personnels en avaient profité pour le supprimer ici en faisant croire que c'était mon oeuvre ! Bref, je ne tenais pas à approfondir le sujet, je souhaitais quitter le pays au plus vite alors je ne prévîns pas la réception du drame qui s'était joué en mon absence. Je fîs mes bagages, et partîs régler ma note tandis que Ysa, Charl' et Daniel me rejoignaient pour prendre le taxi qui devait nous amener jusqu'à l'aéroport. Nous serions déjà loin quand la femme de chambre trouverait le corps le lendemain matin ...