Après cette petite distraction nocturne et balistique, je décidai de prendre un repos bien mérité. Cependant mon sommeil fut peuplé de cauchemars, les visages de Raphaël et de Daniel venaient se mélanger et se superposer dans mon esprit. Ces deux là devaient me manquer, je pourrai sans doute revoir le premier, mais pour le second c'était impossible à présent.
A quatre heures du matin, plus moyen de fermer l'oeil, alors je m'attelai à mon passe-temps favori, démonter une par une chacune de mes armes, faire un grand nettoyage et les assembler à nouveau. C'était mon jeu de légos à moi !
Sur les coups de neuf heures, drapée dans mon grand manteau noir pour m'abriter de la pluie comme je le pouvais, je me rendis dans un café pour un y prendre un petit déjeuner histoire de reprendre des forces avant d'accomplir ce fichu contrat.
Je buvais tranquillement mon café à petites lampées lorsque monsieur Stéphane décida de s'inviter à ma table. Bah voyons !
Mon coeur fit un bond dans ma poitrine mais je me gardai bien de lui rendre son sourire ultrabright et l'accueillis en lui lançant un bonjour peu aimable. Il accentua d'autant plus ma mauvaise humeur qu'il ne se gêna pas pour me chiper une de mes tartines. Encore mieux, il se croyait vraiment tout permis celui là !
— Je te préviens que si tu touches encore à mon ptit déj, je te fais exploser ton service trois pièces là tout de suite maintenant !
— Bonjour à toi aussi très chère ! Hum ... de mauvaise humeur peut-être ? mal de dormi ? ironisa-t-il.
— Oui à cause d'un espèce d'abruti qui s'amuse à faire siffler des balles à mes oreilles, dis-je en me replongeant dans le journal que j'avais acheté un peu plus tôt.
Stéphane abaissa mon journal pour croiser mon regard. Cet imbécile jouait avec le feu, un vrai kamikaze.
— Je t'agace hein ?
— Comment as-tu deviné ? T'as fait Polytechnique pour trouver ça ?!
Il prit un faux air de chien malheureux mais ses yeux noirs lançaient de dangereuses flammes séductrices.
— Bon repartons sur de nouvelles bases, veux-tu ? Il est vrai que je débarque toujours de façon spectaculaire avec les personnes que je veux impressionner. Mais a priori avec toi, ça ne marche pas. Je vais donc revoir ma stratégie !
— Ta quoi ? Même si tu te transformais en joli mouton blanc tout bouclé et innocent, je ne te ferais jamais confiance pour quoi que ce soit, même pas te confier la monnaie du pain !
— Et si je te proposais un travail ? On pourrait s'associer pour liquider ton couple de bourgeois ...
— Pardon, tu t'égares mon vieux ! Petit un, comment sais-tu que je dois zigouiller un couple ici et petit deux, depuis le temps, tu devrais savoir que je travaille toujours seule. Le travail d'équipe et surtout avec toi, c'est de l'utopie ! Je ne sais pas ce qui tourne de travers dans ta tête mais tu peux prendre tes clics et tes claques et filer d'ici.
— Sco', aller ne fais pas l'enfant, il n'y encore pas si longtemps, on s'entendait bien toi et moi non ?!
— Ok je vais te rafraîchir la mémoire mais faucher les contrats des autres sous leur nez, je n'appelle pas ça de la bonne entente, j'appelle ça un lourd passif !
— Toujours aussi belle mais toujours aussi butée ! s'exclama-t-il.
— Remballe ta flatterie et fiche-moi la paix ! Je suis sûre que tu as du travail qui t'attend ailleurs qu'ici.
— En effet, j'ai un couple à liquider, trancha-t-il.
— Attends c'est quoi cette histoire ?
Mon intérêt fut piqué au vif tout à coup.
— Oh rien de compliqué, si tu ne les tues pas avant moi, je le ferai à ta place. Je voulais juste t'éviter une belle déconvenue.
— Qui te paye pour ce boulot ?
— Ca ne te regarde pas, tu sais bien qu'on ne partage pas des infos confidentielles.
Je grinçai des dents car je savais pertinemment qu'il n'en dirait pas plus vu que je l'avais envoyé balader. Mais s'il exécutait mon contrat à ma place, ça voulait dire que j'aurais des problèmes pour revoir ma fille vivante ...
Sur ce il se leva avec sa grâce féline, non sans avoir l'immense indélicatesse de finir ma tasse de café avant de tourner les talons et de s'en aller.
Décidément, il était de plus en plus agaçant celui-là !
vendredi 21 octobre 2011
mercredi 12 octobre 2011
Pfff ... même pas peur !
Je me baladais toujours dans Londres, mon flingue planqué sous mon long manteau noir, je n'arrivais pas à me décider sur le moment et la façon dont j'allais abattre ce couple d'anglais. Non mais sérieusement, ils ne m'avaient rien fait ceux-là et en plus, je devais les liquider gratuitement en échange de la pseudo promesse que ma fille resterait en vie. J'avais horreur du chantage mais comme j'ignorais qui tirait exactement les ficelles du bazar dans lequel je m'étais fourrée, il fallait bien que je joue le jeu le temps d'éclaircir certains points.
Tout à coup j'entendis une balle siffler à mon oreille. Heureusement que je me trouvais dans un quartier quasi désert à cette heure de la nuit, personne n'avait été blessé. Cela dit, ce projectile avait eu au moins le mérite de me sortir de ma rêverie et de faire un beau trou dans un mur fraîchement repeint. Je reconnus sans peine l'expéditeur de ce joli coup de feu. Stéphane avait donc posé ses bagages pour quelques temps dans la même ville que moi. Hum ... cela ne me disait rien qui vaille, il était très fort du fait qu'il ne ratait jamais une cible mais il m'agaçait aussi terriblement. Certes sa plastique me chamboulait à chaque fois que j'avais pu le croiser mais son arrogance à se croire meilleur que moi dans le boulot m'horripilait à coup sûr. Je détestais ce jeu d'attraction / répulsion et pourtant il y avait quelque chose de magnétique chez lui qui me rendait admirative, cependant même si on m'avait passé à la torture pour avouer ce genre de choses, j'aurais menti comme une arracheuse de dents !
La pluie se mit à tomber doucement et le fog envahit progressivement la rue dans laquelle j'étais restée plantée. J'observai dubitative le trou dans le mur et en déduisis que s'il avait voulu supprimer une rivale, il ne m'aurait pas loupée. Je tournai et retournai dans mes doigts la balle que j'avais réussi à déloger du béton.
Je haussai les épaules et m'adressai au vide de la rue :
" Stéphane si c'est bien toi, ce n'est pas drôle, tu sais qu'il y a des moyens plus civilisés de me contacter. Le téléphone c'est pas fait pour les chiens ! "
Sur ce je tournai les talons et me dirigeai en direction de mon hôtel, j'entendis alors un grand éclat de rire à quelques mètres mais je ne pris même pas la peine de me retourner. Il aurait été bien trop content que je m'intéresse à sa petite personne ...
Tout à coup j'entendis une balle siffler à mon oreille. Heureusement que je me trouvais dans un quartier quasi désert à cette heure de la nuit, personne n'avait été blessé. Cela dit, ce projectile avait eu au moins le mérite de me sortir de ma rêverie et de faire un beau trou dans un mur fraîchement repeint. Je reconnus sans peine l'expéditeur de ce joli coup de feu. Stéphane avait donc posé ses bagages pour quelques temps dans la même ville que moi. Hum ... cela ne me disait rien qui vaille, il était très fort du fait qu'il ne ratait jamais une cible mais il m'agaçait aussi terriblement. Certes sa plastique me chamboulait à chaque fois que j'avais pu le croiser mais son arrogance à se croire meilleur que moi dans le boulot m'horripilait à coup sûr. Je détestais ce jeu d'attraction / répulsion et pourtant il y avait quelque chose de magnétique chez lui qui me rendait admirative, cependant même si on m'avait passé à la torture pour avouer ce genre de choses, j'aurais menti comme une arracheuse de dents !
La pluie se mit à tomber doucement et le fog envahit progressivement la rue dans laquelle j'étais restée plantée. J'observai dubitative le trou dans le mur et en déduisis que s'il avait voulu supprimer une rivale, il ne m'aurait pas loupée. Je tournai et retournai dans mes doigts la balle que j'avais réussi à déloger du béton.
Je haussai les épaules et m'adressai au vide de la rue :
" Stéphane si c'est bien toi, ce n'est pas drôle, tu sais qu'il y a des moyens plus civilisés de me contacter. Le téléphone c'est pas fait pour les chiens ! "
Sur ce je tournai les talons et me dirigeai en direction de mon hôtel, j'entendis alors un grand éclat de rire à quelques mètres mais je ne pris même pas la peine de me retourner. Il aurait été bien trop content que je m'intéresse à sa petite personne ...
lundi 19 septembre 2011
Petit texte pour se dégourdir les doigts !
Une tueuse à gages est une femme comme les autres, après tout, il n'y a pas que les meurtres de sang froid rémunérés qui comptent dans la vie ... J'avais mis ce détail de côté depuis bien longtemps, entre Lorenzo mon affreux défunt mari à qui j'avais fini par faire avaler le bulletin de naissance : Daniel, paix à son âme c'était un type bien, même très bien ; mon beau-frère Didou ; Capitaine Jack et son bateau, Charles et ses reportages ; Raphaël mon futur mari qui me croyait morte ou presque ... J'avais fini par perdre tous mes repères. Éloignée de tous bien malgré moi, ayant mis mes sentiments sous clés depuis quelques temps, moi qui ne m'attendais plus à être surprise par la vie, voilà qu'un nouvel être surgi du passé, refaisait surface. Un autre tueur, un confrère, venait de croiser à nouveau ma route. A l'époque où j'avais fait sa connaissance, fidèle à mon mari et à mon principe du "on ne mélange pas les histoires de coeur et le travail", j'avais décliné la proposition de liaison qui s'offrait à moi. Un ménage à trois entre tueurs à gages aurait fini en véritable carnage et j'avouerais franchement que ce n'était pas tant la peur de verser du sang qui m'effrayait mais plutôt la trouille de me brûler les ailes dans une relation que je n'aurais pas pu contrôler très longtemps. Cet homme là avait le don de me faire perdre pied, rien que par un seul regard j'avais l'impression de me retrouver toute nue ! Non sérieusement, j'avais préféré penser qu'il ne s'intéressait qu'à ma plastique ou aux contrats qu'il aurait pu me faucher sous le nez. Mais non, il faut croire que je m'étais trompée à son sujet. Je croyais avoir mis les choses au clair et de la distance, une grande et infranchissable distance ... mais que nenni, le voilà encore revenu tel Zorro fièrement installé sur le dos de Tornado ! Et moi comme une andouille de bonne femme que je suis, j'ai le coeur qui s'emballe à nouveau alors que je ne devrais penser qu'à retrouver Raphaël et mener à nouveau une vie bien tranquille avec notre fille. Étais-je donc une instable notoire ? J'avais toujours dit que trop d'hommes gravitaient autour de moi et une fois de plus ça se vérifiait ! Pourquoi fallait-il toujours que tout se complique ??
vendredi 29 juillet 2011
Signe de vie
Tout change, tout passe... La vie a pris un tour différent pour moi il y a maintenant quelques semaines, le destin a choisi à ma place et même si cela m'horripile toujours autant, je dois faire avec. L'inspiration, la joie et l'entrain m'ont déserté tout à coup et j'ai détesté ça, je me suis sentie prise au piège et il n'y a rien de pire qu'une tueuse piégée. Même si je n'ai pas d'autre choix que de m'adapter pour l'instant j'ai encore du mal à faire surface. Je suis un peu comme un sous-marin en immersion incapable de remonter prendre de l'air. D'autres à ma place seraient ravis de ce qui m'arrive et bien moi, non, je n'accepte pas ... pas moyen d'arriver à me sentir heureuse en ce moment.
Alors bon, en même temps, ce n'est pas parce-que je suis coincée d'un côté, que je le serai toute ma vie. J'essaye d'élaborer un projet professionnel pour plus tard, quelque chose rien que moi parce-que j'ai besoin de prendre des décisions, besoin d'apercevoir une lueur au bout du tunnel si je veux pouvoir continuer à me lever le matin, j'ai besoin d'avancer au moins dans la tête pour éviter de me focaliser sur ce qui me plombe maintenant.
Il y a eu un avant, j'espère que l'après sera différent et que je pourrai enfin vivre pour moi.
Et un petit brin de musique, juste pour le plaisir des oreilles.
Alors bon, en même temps, ce n'est pas parce-que je suis coincée d'un côté, que je le serai toute ma vie. J'essaye d'élaborer un projet professionnel pour plus tard, quelque chose rien que moi parce-que j'ai besoin de prendre des décisions, besoin d'apercevoir une lueur au bout du tunnel si je veux pouvoir continuer à me lever le matin, j'ai besoin d'avancer au moins dans la tête pour éviter de me focaliser sur ce qui me plombe maintenant.
Il y a eu un avant, j'espère que l'après sera différent et que je pourrai enfin vivre pour moi.
Et un petit brin de musique, juste pour le plaisir des oreilles.
mercredi 4 mai 2011
mardi 19 avril 2011
Question existentielle
Quelqu'un a dit "la vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber"...
Seulement voilà, lorsque l'on tombe sur une bouchée au violent goût de déjà vu qui vous hérisse et vous fait un effet répulsif immédiat, difficile de se dire que toute la boite n'est pas remplie de toutes ces bouchées affreuses. Alors soit vous êtes courageux vous croquez dans le choco suivant en fermant les yeux et en vous pinçant le nez, en espérant bien sûr que le hasard vous fera tomber sur quelque chose de différent et de mieux, ce qui selon les lois de la probabilité n'est pas gagné d'avance du tout. Soit vous foutez la boîte en l'air pour en commencer une nouvelle... qui sera meilleure ... ou pire ...
Malgré tout pas question d'arrêter de manger du chocolat avant que l'autre là-haut ne me rappelle, j'ai des histoires à écrire moi !
Seulement voilà, lorsque l'on tombe sur une bouchée au violent goût de déjà vu qui vous hérisse et vous fait un effet répulsif immédiat, difficile de se dire que toute la boite n'est pas remplie de toutes ces bouchées affreuses. Alors soit vous êtes courageux vous croquez dans le choco suivant en fermant les yeux et en vous pinçant le nez, en espérant bien sûr que le hasard vous fera tomber sur quelque chose de différent et de mieux, ce qui selon les lois de la probabilité n'est pas gagné d'avance du tout. Soit vous foutez la boîte en l'air pour en commencer une nouvelle... qui sera meilleure ... ou pire ...
Malgré tout pas question d'arrêter de manger du chocolat avant que l'autre là-haut ne me rappelle, j'ai des histoires à écrire moi !
lundi 4 avril 2011
Retour sur soi ...
Londres, sa brume, son flegme et mon flingue, nous allions bien ensemble finalement. Je parcourrais Oxford Street pour me noyer dans la foule des touristes qui arpentaient les grands magasins. Depuis maintenant deux heures, je suivais Mrs Paddington pour noter ses habitudes et savoir où elle se rendait. Malheureusement, elle ne me simplifiait pas la tâche. Elle se trouvait rarement seule, toujours entourée d'amis ou d'inconnus dans les boutiques. Cette femme là n'avait pas un instant de solitude, j'en étais à me demander si même au petit coin, elle ne trouvait pas le moyen de téléphoner ou de papoter sur msn via son téléphone portable !
Elle virevoltait tellement d'un endroit à l'autre qu'elle finit par m'agacer pour de bon et je décidai de lui ficher la paix pour aujourd'hui. Demain serait son heure et celle de son mari, mais lui au moins ne bougeait pas comme un cobaye pris dans un labyrinthe. Il avait plutôt l'air de quelqu'un de posé par rapport à sa tendre moitié, à vrai dire il ne quittait son domicile que pour se rendre à son travail et inversement le soir. Cet homme là était prévisible dans ses déplacements, un jeu d'enfant à dégommer comme cible.
Bref, je m'accordai une soirée de répit et me rendis à l'appartement londonien de Daniel dont j'avais gardé un jeu de clés. Fut un temps, il m'avait demandé de vivre avec lui bien avant que mon premier mari Lorenzo ne le tue par simple vengeance. C'était un homme bien, et délicat, le mari idéal dont beaucoup de femmes auraient rêvé, pourtant même si je l'aimais énormément, ça n'avait pas suffit pour qu'il garde mon coeur prisonnier. Il me donnait une certaine sécurité affective mais pas la passion que j'attendais. Peu importait à vrai dire, je pensais toujours à lui avec tendresse et culpabilité aussi. S'il ne m'avait pas porté un amour sans borne aujourd'hui il serait encore du monde des vivants ...
J'arrivai donc chez lui. La clé tourna facilement dans la serrure, à croire qu'il n'était pas mort depuis bientôt deux ans. Rien n'avait bougé, tout était resté en l'état tel que je l'avais vu la dernière fois. Même le ménage était fait. La mère de Daniel n'avait très certainement pas eu le courage de débarrasser les affaires de son fils. Pour ce qui concernait Derek, le frère jumeau de Daniel autant dire que celui-là devait périr en enfer après que Raphaël lui ait réglé son compte. Si cette femme connaissait toute la vérité, elle me haïrait du plus profond de son coeur. Ses deux garçons étaient morts à cause de moi, voilà une des nombreuses raisons qui faisaient parfois que mes nuits étaient agitées. Cela dit autant, je déplorais la mort de Daniel, autant j'avais envie de dire bon débarras en pensant à cet affreux Derek !
Je me dirigeai vers la chambre de Daniel et constatai qu'il avait gardé une photo de nous deux sur sa table de nuit. Je n'osai imaginer le chagrin que j'avais pu lui créer quand je m'étais mise à fréquenter Raphaël, je n'avais pas mis de mot fin sur notre histoire en espérant qu'il comprendrait de lui-même. Je ne lui avais rien promis après tout, il savait que je ne tenais pas en place et que j'étais incapable de me fixer. Peut-être espérait-il que je changerais d'avis et que je lui reviendrais ... Il avait rendu son dernier souffle dans mes bras, je me réconfortais comme je pouvais en me disant que là au moins je ne l'avais pas abandonné mais non seulement, j'avais brisé son coeur mais aussi sa vie ... par ma faute ...
Je me détestais car je finissais toujours par détruire tous ceux qui avaient le malheur de m'aimer un peu trop.
Je m'allongeai sur le lit que nous avions occupé quelques fois tous les deux et finis par m'endormir le coeur lourd en songeant que je n'arriverais jamais à être complètement heureuse ...
A suivre ...
Elle virevoltait tellement d'un endroit à l'autre qu'elle finit par m'agacer pour de bon et je décidai de lui ficher la paix pour aujourd'hui. Demain serait son heure et celle de son mari, mais lui au moins ne bougeait pas comme un cobaye pris dans un labyrinthe. Il avait plutôt l'air de quelqu'un de posé par rapport à sa tendre moitié, à vrai dire il ne quittait son domicile que pour se rendre à son travail et inversement le soir. Cet homme là était prévisible dans ses déplacements, un jeu d'enfant à dégommer comme cible.
Bref, je m'accordai une soirée de répit et me rendis à l'appartement londonien de Daniel dont j'avais gardé un jeu de clés. Fut un temps, il m'avait demandé de vivre avec lui bien avant que mon premier mari Lorenzo ne le tue par simple vengeance. C'était un homme bien, et délicat, le mari idéal dont beaucoup de femmes auraient rêvé, pourtant même si je l'aimais énormément, ça n'avait pas suffit pour qu'il garde mon coeur prisonnier. Il me donnait une certaine sécurité affective mais pas la passion que j'attendais. Peu importait à vrai dire, je pensais toujours à lui avec tendresse et culpabilité aussi. S'il ne m'avait pas porté un amour sans borne aujourd'hui il serait encore du monde des vivants ...
J'arrivai donc chez lui. La clé tourna facilement dans la serrure, à croire qu'il n'était pas mort depuis bientôt deux ans. Rien n'avait bougé, tout était resté en l'état tel que je l'avais vu la dernière fois. Même le ménage était fait. La mère de Daniel n'avait très certainement pas eu le courage de débarrasser les affaires de son fils. Pour ce qui concernait Derek, le frère jumeau de Daniel autant dire que celui-là devait périr en enfer après que Raphaël lui ait réglé son compte. Si cette femme connaissait toute la vérité, elle me haïrait du plus profond de son coeur. Ses deux garçons étaient morts à cause de moi, voilà une des nombreuses raisons qui faisaient parfois que mes nuits étaient agitées. Cela dit autant, je déplorais la mort de Daniel, autant j'avais envie de dire bon débarras en pensant à cet affreux Derek !
Je me dirigeai vers la chambre de Daniel et constatai qu'il avait gardé une photo de nous deux sur sa table de nuit. Je n'osai imaginer le chagrin que j'avais pu lui créer quand je m'étais mise à fréquenter Raphaël, je n'avais pas mis de mot fin sur notre histoire en espérant qu'il comprendrait de lui-même. Je ne lui avais rien promis après tout, il savait que je ne tenais pas en place et que j'étais incapable de me fixer. Peut-être espérait-il que je changerais d'avis et que je lui reviendrais ... Il avait rendu son dernier souffle dans mes bras, je me réconfortais comme je pouvais en me disant que là au moins je ne l'avais pas abandonné mais non seulement, j'avais brisé son coeur mais aussi sa vie ... par ma faute ...
Je me détestais car je finissais toujours par détruire tous ceux qui avaient le malheur de m'aimer un peu trop.
Je m'allongeai sur le lit que nous avions occupé quelques fois tous les deux et finis par m'endormir le coeur lourd en songeant que je n'arriverais jamais à être complètement heureuse ...
A suivre ...
samedi 2 avril 2011
Non ce n'est pas une blague !
Et oui pour la 2e année consécutive et puisque c'est ma fête aujourd'hui, je déclare ouverte la journée des lecteurs anonymes !
Pour une fois ne jouez pas les timides et laissez un commentaire pour vous présenter, dire ce que vous aimez sur ce blog ou simplement passez faire un coucou pour vous signaler. Vous êtes toutes et tous les bienvenus alors lâchez-vous au moins une fois par an !
A vos claviers, c'est parti !!
Pour une fois ne jouez pas les timides et laissez un commentaire pour vous présenter, dire ce que vous aimez sur ce blog ou simplement passez faire un coucou pour vous signaler. Vous êtes toutes et tous les bienvenus alors lâchez-vous au moins une fois par an !
A vos claviers, c'est parti !!
jeudi 31 mars 2011
Pensée du jour ...
Parfois on se trompe et la déception est grande ... mais mieux vaut être en colère que de se laisser abattre !
samedi 26 mars 2011
En douceur ...
... parce-qu'il est parfois des projets difficiles à mener à bien mais qui sont nécessaires pour obtenir un équilibre...
Petite dédicace pour mon amie C. ,
une funambule de la vie comme moi ....
Bon samedi à tous.
Cordialement,
Dame Sco'.
mardi 22 mars 2011
Debut d'enquête ...
La rencontre entre Raphaël et Patrick Lucas eut lieu dans un square parisien. Raphaël s'attendait à voir débarquer un homme jumeau de Mike Hammer, avec chapeau et imperméable beige, et il fut déçu. Cet homme là n'avait rien du physique de l'emploi. Une petite cinquante d'années, brun, pas un géant mais pas un nain de jardin non plus, un jean bleu et un blouson noir pour toute tenue de travail.
P. L vînt s'asseoir près de Raphaël sur un vieux banc à la peinture verte écaillée. Raphaël fut une fois de plus décontenancé par l'expression de sympathie qui émanait du détective. Patrick lui adressa un petit sourire en coin et entama la conversation comme s'ils étaient de vieux amis.
— Une belle journée de printemps aujourd'hui n'est-ce pas ? interrogea-t-il.
Raphaël sourcilla une fraction de seconde mais se plia aux règles du jeu du privé.
— Très belle en effet, murmura Raphaël.
— Un temps idéal pour faire des plantations au jardin, enchaîna Patrick.
— Si vous le dîtes ...
Visiblement Raphaël commençait à s'impatienter, le détective décida alors de mettre fin à son supplice.
— Bon, je vois que vous n'êtes pas du genre bavard, que puis-je donc faire pour vous ?
— Comme je vous l'ai mentionné au téléphone, cette affaire concerne ma femme ...
— Mais encore ? insista Patrick
— Elle a disparu ... enfin disons qu'elle est censée être morte ...
— ... mais vous n'y croyez pas une seule seconde, je me trompe ?
Raphaël toisa Patrick.
— C'est bien cela, vous avez parfaitement saisi, acquiesça-t-il.
— Vous croyez qu'elle a filé avec un autre homme ?
Cette question électrisa Raphaël qui avait refusé de se la poser. C'était certain, elle l'aimait, elle n'aurait pas pu partir avec un autre, même avec sa réputation de coeur d'artichaut, elle s'était rangée depuis qu'elle était avec lui. Ils avaient un bébé ensemble d'ailleurs, ils étaient sur le point de se marier, non, non cette théorie était impossible à envisager !
— Sincèrement, je crois que non. A mon avis, quelqu'un a organisé sa mort et la retient quelquepart, je ne vois que cette explication.
Patrick hocha la tête, il semblait calme mais déjà ses petites cellules grises s'agitaient dans sa boîte crânienne.
— Qu'attendez-vous de moi exactement ?
— Je voudrais que vous alliez fouiner dans le dossier médical de ma femme à l'hôpital où elle a été admise juste après l'accident. Trouver tous les détails que vous voulez, retrouvez les ambulanciers, interrogez-les. Je veux connaître tous les détails des plus louches aux plus anodins et faites moi un compte-rendu complet. Ensuite, on se chargera de retrouver l'homme qui a expertisé la jaguar, je suis certain qu'il a des choses à nous apprendre lui aussi ...
— Une question me trotte dans la tête, dit Patrick en se frottant le menton.
— Je vous écoute.
— Pourquoi utiliser mes services ? Si c'est Ysa qui vous envoie à moi, je sais pertinemment que vous devez faire partie des pros.
— Pour l'instant, je veux me faire aussi discret que possible. Tout d'abord, je tiens à protéger ma fille, ensuite je ne veux rien faire qui pourrait mettre Sco' en danger, parce-que je sens au fond de moi que sa vie ne tient qu'à un fil très ténu. Un seul faux pas de ma part, et il se peut que je ne la revois jamais plus. Le monde dans lequel elle et moi évoluons est un véritable nid de vipères, alors faîtes aussi attention où vous mettrez les pieds, c'est dangereux. Bien sûr, vous pouvez refuser ce travail, je le comprendrais aisément ...
— Vous plaisantez j'espère, un peu d'adrénaline me fera beaucoup de bien. Je suis votre homme !
Patrick tendit la main et Raphaël la serra en signe d'accord.
— Pour vos honoraires, ne lésinez pas, je paierai le prix qu'il faut, ajouta l'espion.
— Vous me règlerez les frais courants et pour le gros de la somme, on verra ça si vous retrouvez votre femme. De toute façon, je dois un service à Ysa...
Je vous contacte d'ici trois jours, je devrais avoir trouvé ce que vous cherchez.
Là dessus les deux hommes se séparèrent. Patrick repartit en sifflotant quant à Raphaël, il ne desserrait pas les dents, il pressentait que le temps était compté et qu'il fallait agir vite ...
A suivre ...
P. L vînt s'asseoir près de Raphaël sur un vieux banc à la peinture verte écaillée. Raphaël fut une fois de plus décontenancé par l'expression de sympathie qui émanait du détective. Patrick lui adressa un petit sourire en coin et entama la conversation comme s'ils étaient de vieux amis.
— Une belle journée de printemps aujourd'hui n'est-ce pas ? interrogea-t-il.
Raphaël sourcilla une fraction de seconde mais se plia aux règles du jeu du privé.
— Très belle en effet, murmura Raphaël.
— Un temps idéal pour faire des plantations au jardin, enchaîna Patrick.
— Si vous le dîtes ...
Visiblement Raphaël commençait à s'impatienter, le détective décida alors de mettre fin à son supplice.
— Bon, je vois que vous n'êtes pas du genre bavard, que puis-je donc faire pour vous ?
— Comme je vous l'ai mentionné au téléphone, cette affaire concerne ma femme ...
— Mais encore ? insista Patrick
— Elle a disparu ... enfin disons qu'elle est censée être morte ...
— ... mais vous n'y croyez pas une seule seconde, je me trompe ?
Raphaël toisa Patrick.
— C'est bien cela, vous avez parfaitement saisi, acquiesça-t-il.
— Vous croyez qu'elle a filé avec un autre homme ?
Cette question électrisa Raphaël qui avait refusé de se la poser. C'était certain, elle l'aimait, elle n'aurait pas pu partir avec un autre, même avec sa réputation de coeur d'artichaut, elle s'était rangée depuis qu'elle était avec lui. Ils avaient un bébé ensemble d'ailleurs, ils étaient sur le point de se marier, non, non cette théorie était impossible à envisager !
— Sincèrement, je crois que non. A mon avis, quelqu'un a organisé sa mort et la retient quelquepart, je ne vois que cette explication.
Patrick hocha la tête, il semblait calme mais déjà ses petites cellules grises s'agitaient dans sa boîte crânienne.
— Qu'attendez-vous de moi exactement ?
— Je voudrais que vous alliez fouiner dans le dossier médical de ma femme à l'hôpital où elle a été admise juste après l'accident. Trouver tous les détails que vous voulez, retrouvez les ambulanciers, interrogez-les. Je veux connaître tous les détails des plus louches aux plus anodins et faites moi un compte-rendu complet. Ensuite, on se chargera de retrouver l'homme qui a expertisé la jaguar, je suis certain qu'il a des choses à nous apprendre lui aussi ...
— Une question me trotte dans la tête, dit Patrick en se frottant le menton.
— Je vous écoute.
— Pourquoi utiliser mes services ? Si c'est Ysa qui vous envoie à moi, je sais pertinemment que vous devez faire partie des pros.
— Pour l'instant, je veux me faire aussi discret que possible. Tout d'abord, je tiens à protéger ma fille, ensuite je ne veux rien faire qui pourrait mettre Sco' en danger, parce-que je sens au fond de moi que sa vie ne tient qu'à un fil très ténu. Un seul faux pas de ma part, et il se peut que je ne la revois jamais plus. Le monde dans lequel elle et moi évoluons est un véritable nid de vipères, alors faîtes aussi attention où vous mettrez les pieds, c'est dangereux. Bien sûr, vous pouvez refuser ce travail, je le comprendrais aisément ...
— Vous plaisantez j'espère, un peu d'adrénaline me fera beaucoup de bien. Je suis votre homme !
Patrick tendit la main et Raphaël la serra en signe d'accord.
— Pour vos honoraires, ne lésinez pas, je paierai le prix qu'il faut, ajouta l'espion.
— Vous me règlerez les frais courants et pour le gros de la somme, on verra ça si vous retrouvez votre femme. De toute façon, je dois un service à Ysa...
Je vous contacte d'ici trois jours, je devrais avoir trouvé ce que vous cherchez.
Là dessus les deux hommes se séparèrent. Patrick repartit en sifflotant quant à Raphaël, il ne desserrait pas les dents, il pressentait que le temps était compté et qu'il fallait agir vite ...
A suivre ...
jeudi 17 mars 2011
Bientôt le 2 avril ...
Et oui comme l'an dernier, j'organise le 2 avril, la journée des lecteurs anonymes.
Alors pour les plus timides ça vous laisse vous préparer psychologiquement pour lâcher vos commentaires ! Au moins une fois dans l'année, sortez de l'ombre, c'est toujours sympa d'avoir de la visite et de recevoir de nouveaux avis sur mes textes.
De mon côté, je vous attends et je prépare le café et les petits gâteaux, ça vous va ??!!
Alors rendez-vous ici le 2 avril, venez nombreux !
Cordialement,
Dame Sco'.
Alors pour les plus timides ça vous laisse vous préparer psychologiquement pour lâcher vos commentaires ! Au moins une fois dans l'année, sortez de l'ombre, c'est toujours sympa d'avoir de la visite et de recevoir de nouveaux avis sur mes textes.
De mon côté, je vous attends et je prépare le café et les petits gâteaux, ça vous va ??!!
Alors rendez-vous ici le 2 avril, venez nombreux !
Cordialement,
Dame Sco'.
mardi 15 mars 2011
In the plane again ...
En rentrant dans ma chambre d'hôtel, je trouvai une enveloppe kraft glissée sous la porte. Je l'ouvris et trouvai plusieurs photos et un billet d'avion. Sur la première, un homme sortait d'une mercedes, la quarantaine, costume, cravate, plutôt bel homme ... Sur la deuxième, une femme plutôt chic en train de sortir d'un magasin, blonde, vissée sur talons hauts, sensiblement la même tranche d'âge que l'homme. Enfin, la dernière photo les montrait tous les deux lors d'une soirée mondaine, une coupe de champagne à la main.
Au dos de l'image, je lus un nom et une adresse :
"N°2 et N°3
Mr and Mrs James Paddington, 6 Harper Street, London."
Je contemplai à nouveau les clichés et me demandai ce que ces deux là avaient bien pu faire à la CIA pour qu'il soit question de les faire disparaître. Peut-être une sombre affaire d'espionnage ou des gens trop curieux ?
Je ne me posai pas davantage de questions et filai prendre une douche. Je rassemblai une fois de plus mes affaires dans un mince bagage et quittai ma chambre d'hôtel pour me rendre à l'aéroport de Buenos Aires. Mon avion pour Londres décollait dans deux heures, j'avais peu de temps devant moi pour me débarrasser de l'arme que je venais d'utiliser pour dégommer la femme de la banque.
Impossible de voyager dans les airs en étant armée mais heureusement, les commanditaires mettaient toujours à ma disposition une enveloppe pour que je me procure des fournitures neuves ! Ce qui me faisait perdre un temps considérable dans l'exécution de mes missions mais je n'avais pas le choix.
Dans le cas présent, je devais abattre 10 personnes en trois semaines et en comptant le temps de transport à travers la planète, le repérage des cibles, l'achat de matériel et la réalisation de chaque projet, ça faisait très court. Pas le temps de traîner, il fallait être rapide et efficace.
Quand je pris place dans l'avion, je songeai à Raphaël resté à Paris et mon coeur se serra. Londres était si près de lui et de notre fille, mais je n'avais pas le droit de les contacter, sinon la sanction serait immédiate ... Je chaussai alors mes lunettes noires et m'enfonçai dans mon siège pour les treize heures à venir ...
A suivre ...
Au dos de l'image, je lus un nom et une adresse :
"N°2 et N°3
Mr and Mrs James Paddington, 6 Harper Street, London."
Je contemplai à nouveau les clichés et me demandai ce que ces deux là avaient bien pu faire à la CIA pour qu'il soit question de les faire disparaître. Peut-être une sombre affaire d'espionnage ou des gens trop curieux ?
Je ne me posai pas davantage de questions et filai prendre une douche. Je rassemblai une fois de plus mes affaires dans un mince bagage et quittai ma chambre d'hôtel pour me rendre à l'aéroport de Buenos Aires. Mon avion pour Londres décollait dans deux heures, j'avais peu de temps devant moi pour me débarrasser de l'arme que je venais d'utiliser pour dégommer la femme de la banque.
Impossible de voyager dans les airs en étant armée mais heureusement, les commanditaires mettaient toujours à ma disposition une enveloppe pour que je me procure des fournitures neuves ! Ce qui me faisait perdre un temps considérable dans l'exécution de mes missions mais je n'avais pas le choix.
Dans le cas présent, je devais abattre 10 personnes en trois semaines et en comptant le temps de transport à travers la planète, le repérage des cibles, l'achat de matériel et la réalisation de chaque projet, ça faisait très court. Pas le temps de traîner, il fallait être rapide et efficace.
Quand je pris place dans l'avion, je songeai à Raphaël resté à Paris et mon coeur se serra. Londres était si près de lui et de notre fille, mais je n'avais pas le droit de les contacter, sinon la sanction serait immédiate ... Je chaussai alors mes lunettes noires et m'enfonçai dans mon siège pour les treize heures à venir ...
A suivre ...
samedi 12 mars 2011
La puce à l'oreille ...
Après la mort de sa fiancée, Raphaël avait confié sa fille Eva aux soins de Maïa, sa soeur, qui résidait maintenant au pays basque. Il avait feint un immense chagrin devant la communauté entière seulement voilà, il avait une idée bien précise en tête. Il n'était pas question de mettre sa fille en danger parce-qu'il avait décidé de mener sa petite enquête.
Après avoir laissé l'histoire se tasser pendant quelques semaines, Raphaël avait épluché avec soin le rapport d'assurances de l'accident de voiture. Il s'était rendu compte que des tas de choses clochaient comme l'heure d'arrivée des secours, des détails techniques concernant l'expertise de la jaguar manquaient, et le plus fort, un cadavre méconnaissable à identifier juste par une bague de fiançailles... Seulement voilà, Sco' ne portait jamais sa bague de fiançailles qu'elle jugeait trop ostentatoire, elle se plaignait que le diamant était trop gros ! Enfin bref, l'arrivée de deux collègues de la CIA à l'enterrement avait fini de le convaincre que sa future femme n'était pas morte comme on avait bien voulu lui faire croire. Pourquoi lui dire de ne pas aller remuer le boue et de ne pas chercher à savoir ? Si elle était vraiment morte, quel était l'intérêt de le mettre en garde ainsi ??
Raphaël avait fini par cracher le morceau à Ysa, Jack et Charles. Ces derniers après avoir essuyé quelques larmes se rendirent aux même conclusions que lui, la CIA voulait cacher quelque chose ... mais quoi ? Et quel lien avait Sco' avec tout ceci ?
Ysa avait quitté le Mossad pour passer à autre chose, elle en avait assez de mettre sa vie en péril pour les services secrets israéliens et la disparition de sa meilleure amie l'avait renforcée dans sa décision. Cependant elle conservait quelques relations par-ci par-là, et elle conseilla à Raphaël d'entrer en contact avec un détective privé nommé Patrick Lucas, "un as de la photo choc mais aussi un fouineur hors pair", avait-elle précisé. Ils ne seraient pas trop de deux pour dénicher des informations et découvrir ce qui était arrivé à Sco'.
Raphaël le sentait au plus profond de son coeur, son instinct qui le trompait rarement lui disait qu'elle ne pouvait pas être morte, et il garderait espoir jusqu'à ce qu'il ait la preuve du contraire ...
A suivre ...
Après avoir laissé l'histoire se tasser pendant quelques semaines, Raphaël avait épluché avec soin le rapport d'assurances de l'accident de voiture. Il s'était rendu compte que des tas de choses clochaient comme l'heure d'arrivée des secours, des détails techniques concernant l'expertise de la jaguar manquaient, et le plus fort, un cadavre méconnaissable à identifier juste par une bague de fiançailles... Seulement voilà, Sco' ne portait jamais sa bague de fiançailles qu'elle jugeait trop ostentatoire, elle se plaignait que le diamant était trop gros ! Enfin bref, l'arrivée de deux collègues de la CIA à l'enterrement avait fini de le convaincre que sa future femme n'était pas morte comme on avait bien voulu lui faire croire. Pourquoi lui dire de ne pas aller remuer le boue et de ne pas chercher à savoir ? Si elle était vraiment morte, quel était l'intérêt de le mettre en garde ainsi ??
Raphaël avait fini par cracher le morceau à Ysa, Jack et Charles. Ces derniers après avoir essuyé quelques larmes se rendirent aux même conclusions que lui, la CIA voulait cacher quelque chose ... mais quoi ? Et quel lien avait Sco' avec tout ceci ?
Ysa avait quitté le Mossad pour passer à autre chose, elle en avait assez de mettre sa vie en péril pour les services secrets israéliens et la disparition de sa meilleure amie l'avait renforcée dans sa décision. Cependant elle conservait quelques relations par-ci par-là, et elle conseilla à Raphaël d'entrer en contact avec un détective privé nommé Patrick Lucas, "un as de la photo choc mais aussi un fouineur hors pair", avait-elle précisé. Ils ne seraient pas trop de deux pour dénicher des informations et découvrir ce qui était arrivé à Sco'.
Raphaël le sentait au plus profond de son coeur, son instinct qui le trompait rarement lui disait qu'elle ne pouvait pas être morte, et il garderait espoir jusqu'à ce qu'il ait la preuve du contraire ...
A suivre ...
mardi 8 mars 2011
Les aventures de Sco' : la suite.
Le canon de mon arme luisait sous le chaud soleil de l'après-midi. Je patientais depuis plusieurs heures déjà, sans dévier d'un millimètre, la sueur perlait à mon front. Il devait bien faire 35 degrés à l'ombre. Casquette à l'envers, l'oeil rivé sur le viseur, j'attendais depuis le toit d'un vieil immeuble que ma victime sorte de la fichue banque que je guettais depuis le matin même. Je me forçais à me concentrer sur ma cible pour ne pas penser à mon mari et à ma fille qui me croyaient morte. J'étais censée accomplir un travail de nettoyage très particulier. Si je ne m'exécutais pas on m'avait bien fait comprendre que je ne reverrais pas ma famille autrement qu'entre quatre planches. Bref, la CIA ne plaisantait pas. J'étais leur jouet. Ficelée comme une dinde de Noël, impuissante face au chantage que les patrons de Raphaël m'avait imposé. Ils avaient été clairs pour revoir Raphaël et Eva en bonne santé, je devais éliminer toutes les personnes qui se trouvaient sur la liste noire qu'ils m'avaient fournie. Voilà pourquoi depuis maintenant six mois, j'avais été écartée de la vie de mes proches, une façon plus simple de remplir la mission qui m'incombait, pas d'entrave, rien que le boulot et on me ficherait la paix jusqu'à la fin de mes jours. D'ailleurs mes jours étaient comptés malgré tout car si la CIA ne me faisait pas disparaître à la fin du contrat, ce serait l'organisation que j'avais dû infiltrer qui s'en chargerait à leur place. Une façon d'obtenir des informations et de faire d'une pierre deux coups. En somme un grand ménage qui arrangeait bien tout le monde. Moralité je devais non seulement dégommer une dizaine de personnes, infiltrer une organisation terroriste, livrer les infos et éviter de me faire tuer pour mériter une vie normale. J'aurais mieux fait de prendre une retraite anticipée sous les cocotiers !
Par ailleurs connaissant Raphaël, j'étais persuadée qu'il n'avait pas cru une seule seconde à l'hypothèse de ma mort. La CIA le prenait vraiment pour un débile au point de lui envoyer deux gorilles version men in black au cimetière afin qu'il se tienne tranquille et qu'il n'aille pas farfouiller dans les dossiers obscures de son employeur. Voilà qui avait dû le conforter dans le fait que je ne l'avais pas abandonné de mon plein gré avec un bébé sur les bras ... du moins je l'espérais ...
La femme en tailleur et talons aiguilles sortit tout à coup de l'établissement bancaire. Une berline noire s'approcha mais manque de chance pour elle, pas assez vite pour qu'elle s'engouffre dedans avant que ma balle n'atteigne son coeur. Elle s'écroula sur le trottoir, la poitrine ensanglantée.
Je remballai rapidement mes petites affaires dans mon sac de sport, remis ma casquette à l'endroit, chaussai mes lunettes de soleil et quittai l'immeuble comme une fleur alors qu'une ambulance arrivait sur les lieux du drame. Je vis un secouriste recouvrir le visage de la femme avec un drap, il était déjà trop tard pour elle.
Plus tard j'envoyai un message sur le portable de mon contact officiel : "Cible n°1 OK".
A suivre ...
Par ailleurs connaissant Raphaël, j'étais persuadée qu'il n'avait pas cru une seule seconde à l'hypothèse de ma mort. La CIA le prenait vraiment pour un débile au point de lui envoyer deux gorilles version men in black au cimetière afin qu'il se tienne tranquille et qu'il n'aille pas farfouiller dans les dossiers obscures de son employeur. Voilà qui avait dû le conforter dans le fait que je ne l'avais pas abandonné de mon plein gré avec un bébé sur les bras ... du moins je l'espérais ...
La femme en tailleur et talons aiguilles sortit tout à coup de l'établissement bancaire. Une berline noire s'approcha mais manque de chance pour elle, pas assez vite pour qu'elle s'engouffre dedans avant que ma balle n'atteigne son coeur. Elle s'écroula sur le trottoir, la poitrine ensanglantée.
Je remballai rapidement mes petites affaires dans mon sac de sport, remis ma casquette à l'endroit, chaussai mes lunettes de soleil et quittai l'immeuble comme une fleur alors qu'une ambulance arrivait sur les lieux du drame. Je vis un secouriste recouvrir le visage de la femme avec un drap, il était déjà trop tard pour elle.
Plus tard j'envoyai un message sur le portable de mon contact officiel : "Cible n°1 OK".
A suivre ...
dimanche 6 mars 2011
Le blabla de la tueuse ...
Temps qui file, fileuse de temps, me voilà toujours à jouer la montre pour pouvoir aligner deux mots dans mon espace perso ... Misère mais qu'allais-je donc faire dans cette galère !
Non je n'ai pas pris de cours de poésie entre deux billets mais bon l'inspiration vient où elle veut et comme elle peut entre un ouin-ouin j'ai faim et un maman, elle m'a tiré les cheveux !
Alors parfois la tueuse est prise non seulement d'envie de meurtres mais aussi d'envie de vacances quoique les deux ne soient pas inconciliables, on peut toujours partir en vacances après avoir zigouiller quelqu'un. La tueuse en a marre de devoir raccrocher son flingue chaque fois qu'elle est prête à dégainer tout ça parce-que les mini-sco' se sont liguées contre elle. Encore une de plus et j'aurai un gang de dalton en jupons !
Avec ma Jumelle (qui se reconnaîtra), nous rêvons souvent de cocotiers, de sable fin et d'un massage fait par un beau gosse histoire de s'évader et de lâcher la pression parce-que parfois la vie de mère de famille devient littéralement étouffante. Se sauver, tout lâcher pour aller acheter des timbres (et oui je ne fume pas sinon j'aurais été au bureau de tabac !) et ne jamais revenir... Seulement voilà il n'y a que dans l'imaginaire que je peux faire ça ... Imaginer le prince charmant dans sa fiat 500 qui viendrait m'enlever pour m'emmener en week-end à Rome ...mais ciel, je m'égare car le prince n'est jamais aussi charmant qu'on le croit et finit toujours par laisser traîner ses chaussettes sales au bout d'un temps. Alors oui, la tueuse grince des dents, la tueuse a, à la fois envie de sang et de romantisme, ça non plus ce n'est pas inconciliable, la tueuse court après le temps pour vivre sa vie entre les lignes de ce qu'elle n'a pas le loisir d'écrire. La tueuse dont l'imaginaire continue malgré tout de fonctionner 24h/24, va finir par s'instaurer des horaires de bureau, va placarder un post-it "ne pas déranger" sur son front pour avoir la paix et la concentration nécessaire pour avancer dans ses projets trop longtemps restés en plan. Le prochain chantier sera donc de concilier les horaires de biberons, d'école avec les moments où je dégomme sans vergogne tout ce qui passera à portée de mon 9mm !
Hum ... quelque chose me dit que j'ai intérêt à viser vite et juste sinon je vais me faire avoir au tournant !
Signé : une tueuse en manque de victimes ...
Non je n'ai pas pris de cours de poésie entre deux billets mais bon l'inspiration vient où elle veut et comme elle peut entre un ouin-ouin j'ai faim et un maman, elle m'a tiré les cheveux !
Alors parfois la tueuse est prise non seulement d'envie de meurtres mais aussi d'envie de vacances quoique les deux ne soient pas inconciliables, on peut toujours partir en vacances après avoir zigouiller quelqu'un. La tueuse en a marre de devoir raccrocher son flingue chaque fois qu'elle est prête à dégainer tout ça parce-que les mini-sco' se sont liguées contre elle. Encore une de plus et j'aurai un gang de dalton en jupons !
Avec ma Jumelle (qui se reconnaîtra), nous rêvons souvent de cocotiers, de sable fin et d'un massage fait par un beau gosse histoire de s'évader et de lâcher la pression parce-que parfois la vie de mère de famille devient littéralement étouffante. Se sauver, tout lâcher pour aller acheter des timbres (et oui je ne fume pas sinon j'aurais été au bureau de tabac !) et ne jamais revenir... Seulement voilà il n'y a que dans l'imaginaire que je peux faire ça ... Imaginer le prince charmant dans sa fiat 500 qui viendrait m'enlever pour m'emmener en week-end à Rome ...mais ciel, je m'égare car le prince n'est jamais aussi charmant qu'on le croit et finit toujours par laisser traîner ses chaussettes sales au bout d'un temps. Alors oui, la tueuse grince des dents, la tueuse a, à la fois envie de sang et de romantisme, ça non plus ce n'est pas inconciliable, la tueuse court après le temps pour vivre sa vie entre les lignes de ce qu'elle n'a pas le loisir d'écrire. La tueuse dont l'imaginaire continue malgré tout de fonctionner 24h/24, va finir par s'instaurer des horaires de bureau, va placarder un post-it "ne pas déranger" sur son front pour avoir la paix et la concentration nécessaire pour avancer dans ses projets trop longtemps restés en plan. Le prochain chantier sera donc de concilier les horaires de biberons, d'école avec les moments où je dégomme sans vergogne tout ce qui passera à portée de mon 9mm !
Hum ... quelque chose me dit que j'ai intérêt à viser vite et juste sinon je vais me faire avoir au tournant !
Signé : une tueuse en manque de victimes ...
jeudi 3 mars 2011
Une distinction bloguesque : les Balthazars !
Voici le speech de chez Cortisone lisez attentivement :
"Il y a les Césars, puis les Oscars, et les Balthaz@rs...
En ce moment, à la télé ou sur l’Internet, c’est le festival de remises de prix divers et variés.
Quand on ne récompense pas des blogs à tort ou à raison, on décerne des meilleurs ou pires acteurs, actrices, films, albums, chanteurs, chanteuses ou autres réalisateurs.
En veux-tu des Césars, en voilà des Oscars.
Si t’as pas eu le NRJ Music Award, t’inquiète, t’auras la Victoire de la Musique.
Et si t’as pas reçu un Nanard, attends, tu vas prendre un Razzie.
Comment ça t’as pas été élu meilleur Golden Blog Award? Pas de panique, t’es élu meilleur blog chez ELLE, quand t’as pas oublié que tu t’étais inscrite chez Cosmo.
Enfin, tout ça pour dire qu’à grande échelle, on s’y perd un peu et on oublie de se demander ce qu’on aime VRAIMENT.
C’est pour ça qu’un soir, entre nous, sur Blogitexpress, on s’est dit qu’on pourrait nous aussi lancer à petite échelle, on va dire à escabeau, notre petit concours intimistes des blogs qu’on aime.
Histoire de dire les blogs qu’on aime lire, auxquels on a plaisir à participer, ou qu’on aurait envie de faire découvrir aux autres.
Juste comme ça, pour le fun, entre nous, sans jury, sans bataille de votes.
Pour le plaisir, n’est-ce pas mon cher Herbert.
Et on s’est pas dit qu’on pourrait, on le fait.
Nous, le conditionnel, c’est pas notre temps préféré.
Alors avec MHF, Orfeenix, Cortisone ou encore .a2f, on a mis au point hier les Balthaz@rs.
L’idée?
Simple.
Chacun propose 2 blogs favoris parmi les 5 catégories proposées:
* société (info, actu, politique ou généraliste)
* culture (musique, art, création…)
* littérature (livres, BD, blogs d’écrivains)
* photo
* divers (tout le reste)
La sélection dure 15 jours, à compter de ce lundi 28 février jusqu’au lundi 14 mars.
Au terme des participations, les nominés seront alors proposés aux votes, afin de désigner le blog que VOUS avez préféré dans chaque catégorie.
5 Balthaz@rs seront alors décernés.
Pour participer, c’est encore plus simple:
* Vous copiez et collez ce billet en citant à la fin les 2 blogs que vous aimez dans chaque catégorie et vous reportez l’url de votre billet dans les commentaires chez Cortisone, entre le 28 février et le 14 mars.
* Le 15 mars, un nouveau billet sera publié avec un sondage pour chaque catégorie, auxquels vous apporterez vos votes, en vue de décerner 5 Balthaz@rs!"
( Article rédigé par ZETTE.)
Et voici mes votes :
* Société : Ysa et Karleman
* Culture : Virginie et Jack
* Littérature : Camille et Sort-Céleri
* Photo : Patrick Lucas et Charles
* Divers : ( Biographie ) Victoria et Lancelot
Bonne chance à tous !!
Cordialement,
Dame Sco'
"Il y a les Césars, puis les Oscars, et les Balthaz@rs...
En ce moment, à la télé ou sur l’Internet, c’est le festival de remises de prix divers et variés.
Quand on ne récompense pas des blogs à tort ou à raison, on décerne des meilleurs ou pires acteurs, actrices, films, albums, chanteurs, chanteuses ou autres réalisateurs.
En veux-tu des Césars, en voilà des Oscars.
Si t’as pas eu le NRJ Music Award, t’inquiète, t’auras la Victoire de la Musique.
Et si t’as pas reçu un Nanard, attends, tu vas prendre un Razzie.
Comment ça t’as pas été élu meilleur Golden Blog Award? Pas de panique, t’es élu meilleur blog chez ELLE, quand t’as pas oublié que tu t’étais inscrite chez Cosmo.
Enfin, tout ça pour dire qu’à grande échelle, on s’y perd un peu et on oublie de se demander ce qu’on aime VRAIMENT.
C’est pour ça qu’un soir, entre nous, sur Blogitexpress, on s’est dit qu’on pourrait nous aussi lancer à petite échelle, on va dire à escabeau, notre petit concours intimistes des blogs qu’on aime.
Histoire de dire les blogs qu’on aime lire, auxquels on a plaisir à participer, ou qu’on aurait envie de faire découvrir aux autres.
Juste comme ça, pour le fun, entre nous, sans jury, sans bataille de votes.
Pour le plaisir, n’est-ce pas mon cher Herbert.
Et on s’est pas dit qu’on pourrait, on le fait.
Nous, le conditionnel, c’est pas notre temps préféré.
Alors avec MHF, Orfeenix, Cortisone ou encore .a2f, on a mis au point hier les Balthaz@rs.
L’idée?
Simple.
Chacun propose 2 blogs favoris parmi les 5 catégories proposées:
* société (info, actu, politique ou généraliste)
* culture (musique, art, création…)
* littérature (livres, BD, blogs d’écrivains)
* photo
* divers (tout le reste)
La sélection dure 15 jours, à compter de ce lundi 28 février jusqu’au lundi 14 mars.
Au terme des participations, les nominés seront alors proposés aux votes, afin de désigner le blog que VOUS avez préféré dans chaque catégorie.
5 Balthaz@rs seront alors décernés.
Pour participer, c’est encore plus simple:
* Vous copiez et collez ce billet en citant à la fin les 2 blogs que vous aimez dans chaque catégorie et vous reportez l’url de votre billet dans les commentaires chez Cortisone, entre le 28 février et le 14 mars.
* Le 15 mars, un nouveau billet sera publié avec un sondage pour chaque catégorie, auxquels vous apporterez vos votes, en vue de décerner 5 Balthaz@rs!"
( Article rédigé par ZETTE.)
Et voici mes votes :
* Société : Ysa et Karleman
* Culture : Virginie et Jack
* Littérature : Camille et Sort-Céleri
* Photo : Patrick Lucas et Charles
* Divers : ( Biographie ) Victoria et Lancelot
Bonne chance à tous !!
Cordialement,
Dame Sco'
jeudi 3 février 2011
A méditer ...
Parfois on voudrait être autre, se créer une vie toute neuve, exempte de passé, de souvenirs, rien que du blanc, comme une page vierge toute neuve qui n'attend que de jolis mots pour réinventer une histoire merveilleuse. Seulement voilà, on est jamais autre que ce qu'on est. Au fond de soi, on traine des souvenirs, des gamelles parfois plus lourdes que d'autres à porter et même si souvent on tente d'occulter un passé difficile, des erreurs, des accidents de parcours, cet espèce de melting de malaises vous suit partout où que vous soyez, quoique vous fassiez ... On a beau essayer de changer, le naturel revient toujours au galop malgré tous les efforts que vous pourrez fournir. Si vous êtes nés avec un sale caractère ou les pieds palmés, vous les conserverez toujours malgré une attitude de composition tout sucre et tout miel, ou une superbe paire de chaussures italiennes. Alors oui, on est jamais autre que ce qu'on est mais pourquoi faire tant d'efforts pour plaire au plus grand nombre ? Il serait tellement plus facile de lâcher prise et de se montrer enfin sous son vrai jour, tout serait tellement moins fatiguant, plus facile à vivre. En y réfléchissant bien, les codes sociaux empêchent de respirer et d'être naturel, on finit par se perdre soi-même alors que tout ce qu'on cherche, c'est juste de pouvoir être heureux et respirer en paix. Pourquoi s'imposer l'intolérable ??
Finalement, s'accepter soi-même c'est déjà un premier pas vers la liberté, et vers une nouvelle page blanche à écrire ...
*************************
Finalement, s'accepter soi-même c'est déjà un premier pas vers la liberté, et vers une nouvelle page blanche à écrire ...
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dimanche 16 janvier 2011
Entre rêve et réalité ...
Dame Sco' rêve d'une grande maison douillette, un feu de cheminée qui réchauffe l'atmosphère, une odeur de gâteau au chocolat qui flotte dans l'air.
Dame Sco' rêve de regarder par une large baie vitrée la mer aux teintes bleu et émeraude qui s'agite au loin, les vagues qui vont et viennent caresser le sable qui se réchauffe doucement sous les premiers rayons de soleil printanier.
Dame Sco' rêve d'un bureau rien qu'à elle dans sa nouvelle maison, un espace réservé où des petites mains pleines de doigts ne viendraient pas mettre le bazar. Un espace refuge où elle pourrait installer un piano, au moins quart de queue, tellement la pièce serait grande. La sonorité de son instrument lui manque, le contact des touches sous la pulpe de ses doigts et la musique qui en résultent ont à nouveau envie de s'exprimer ... Et puis dans ce bureau, elle rêve d'un véritable espace de travail pour ses écrits, plus un coin de table dans la salle à manger, ce temps là ce serait fini ... Un vrai bureau où elle mettrait son ordinateur, où elle pourrait enfin reprendre son roman et également continuer d'aider une amie dans ses corrections. Un coin où elle pourrait divaguer tout à son aise en regardant au dehors par la grande fenêtre qui baignerait la pièce de lumière ...
Dame Sco' rêve d'un bon fauteuil confortable où elle pourrait se poser tranquillement pour lire ses livres de vampires, anges, fées et autres histoires de bad boys ténébreux...
Dame Sco' rêve d'avoir ne serait-ce que cinq minutes de temps libre rien que pour elle car Dame Sco' n'est pas qu'une maman à plein temps, elle est aussi une femme qui a besoin d'écrire chaque jour car son petit monde tourne toujours autour de l'écriture, qu'elle tapote sur son clavier ou qu'elle dévore les livres, les mots dansent autour d'elle comme des notes de musique. Les mots sont comme l'oxygène qu'elle respire, essentiels à sa survie ...
Cependant, Dame Sco' referme sa parenthèse de rêverie jusqu'à la prochaine fois, elle endosse à nouveau son rôle de maman et file donner un bain, un biberon mais ne reste jamais très loin de son clavier d'ordinateur malgré tout ... Le rêve dans une vie c'est tellement bon que ce serait bête de s'en priver...
*********************
Dame Sco' rêve de regarder par une large baie vitrée la mer aux teintes bleu et émeraude qui s'agite au loin, les vagues qui vont et viennent caresser le sable qui se réchauffe doucement sous les premiers rayons de soleil printanier.
Dame Sco' rêve d'un bureau rien qu'à elle dans sa nouvelle maison, un espace réservé où des petites mains pleines de doigts ne viendraient pas mettre le bazar. Un espace refuge où elle pourrait installer un piano, au moins quart de queue, tellement la pièce serait grande. La sonorité de son instrument lui manque, le contact des touches sous la pulpe de ses doigts et la musique qui en résultent ont à nouveau envie de s'exprimer ... Et puis dans ce bureau, elle rêve d'un véritable espace de travail pour ses écrits, plus un coin de table dans la salle à manger, ce temps là ce serait fini ... Un vrai bureau où elle mettrait son ordinateur, où elle pourrait enfin reprendre son roman et également continuer d'aider une amie dans ses corrections. Un coin où elle pourrait divaguer tout à son aise en regardant au dehors par la grande fenêtre qui baignerait la pièce de lumière ...
Dame Sco' rêve d'un bon fauteuil confortable où elle pourrait se poser tranquillement pour lire ses livres de vampires, anges, fées et autres histoires de bad boys ténébreux...
Dame Sco' rêve d'avoir ne serait-ce que cinq minutes de temps libre rien que pour elle car Dame Sco' n'est pas qu'une maman à plein temps, elle est aussi une femme qui a besoin d'écrire chaque jour car son petit monde tourne toujours autour de l'écriture, qu'elle tapote sur son clavier ou qu'elle dévore les livres, les mots dansent autour d'elle comme des notes de musique. Les mots sont comme l'oxygène qu'elle respire, essentiels à sa survie ...
Cependant, Dame Sco' referme sa parenthèse de rêverie jusqu'à la prochaine fois, elle endosse à nouveau son rôle de maman et file donner un bain, un biberon mais ne reste jamais très loin de son clavier d'ordinateur malgré tout ... Le rêve dans une vie c'est tellement bon que ce serait bête de s'en priver...
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lundi 10 janvier 2011
Anniversaire en retard !
Avec l'arrivée de la miss, j'ai un peu le cerveau à l'envers par le manque de sommeil et voilà que je me suis souvenue ce matin que mon blog avait deux ans depuis deux jours !
J'ai été moins présente l'an dernier, j'espère pouvoir venir écrire ici plus régulièrement en 2011.
On y croit !!!
Cordialement,
Dame Sco'.
J'ai été moins présente l'an dernier, j'espère pouvoir venir écrire ici plus régulièrement en 2011.
On y croit !!!
Cordialement,
Dame Sco'.
mercredi 5 janvier 2011
Carnet rose
Un petit passage éclair pour vous annoncer la naissance de la petite Andréa le 30 décembre 2010 à 8h01. Un beau bébé glouton de 3kg285 et 50 cm !
Comme vous pouvez vous en douter, maman aimerait trouver le temps d'écrire et de vous remercier de vos gentils mails de félicitations mais le temps me manque cruellement.
Quand j'aurai repris mes marques, je ne manquerai pas de répondre à chacun d'entre-vous.
En attendant, je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2011. Soyez heureux !
Bien amicalement.
Dame Sco'.
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