vendredi 30 janvier 2009

Un peu de magie

Le soir où Daniel m'a embrassée dans le massif d'ortensias dans les jardins de Bertille, ça a été comme une révélation. Il est vrai qu'il m'avait tapé dans l'oeil dès son arrivée sur l'île mais je pensais que je n'intéresserais jamais un homme aussi beau, aussi sûr de lui. Il est vrai que depuis la mort de mon mari, je m'étais plus ou moins interdite de tomber amoureuse de qui que ce soit, par culpabilité ou juste par fidélité à l'homme avec lequel j'avais passé une partie de ma vie, j'ai résisté au "casse-croûte" tant que possible. Mais la vie est ainsi faite que parfois, on ne contrôle rien et surtout pas ses sentiments. Souvent les évènements vous échappent pour votre plus grande surprise.
Ce soir là, il n'a pas lâché ma main depuis le jardin jusqu'à la chambre que j'avais louée à l'hôtel, je me demande encore comment il a fait pour conduire tout le trajet. J'étais comme dans un rêve éveillée, moi non plus je ne voulais plus le lâcher, il serait à moi au moins pour ce soir, l'avenir je n'y pensais pas.
Daniel a ôté la perruque blonde que je trainais depuis la villa de Bertille, je n'avais plus besoin de déguisement ici, il a fait glisser les fines bretelles de ma robe noire qui a elle-même fini par échouer parterre. Entre-temps, je m'étais débarrassée de sa veste et de sa chemise, il y avait bien longtemps que je n'avais pas caressé le corps musclé d'un homme, il embaumait le farenheit de Dior, bref tout pour me faire fondre ... Je n'arrivais pas à quitter ses yeux, j'étais comme hypnotisée, presque hors du temps. Lui était presque soudé à mes lèvres, je me demandais s'il n'était pas en train d'absorber mon âme, il voulait tout de moi et ce soir bizarrement, j'étais prête à tout lui donner, pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Je l'ignore, c'était tout simplement magique et inexplicable. Il m'a prise dans ses bras et soulevée de terre pour me porter jusqu'au gigantesque lit qui prenait la moitié de la pièce. Daniel a dénoué la petite ficelle qui retenait la moustiquaire qui a recouvert le lit et nous a fait un sorte de cocon. Plus rien d'autre ne comptait autour de nous, nous nous somme unis tels deux serpents entrelacés dans une danse voluptueuse jusqu'à épuisement de nos sens. C'était beau, j'étais heureuse pour la première fois depuis longtemps et nichée au coeur de ses bras, je me suis endormie en espérant que cette nuit ne prenne jamais fin ...
Vous connaissez la suite, au matin, j'étais seule ...

mercredi 28 janvier 2009

D-day !

Le matin du jour J à 4h nous attendions devant l'entrée de l'hôtel. Pedro est passé nous chercher avec un 4x4, Didou dormait à moitié pendant le trajet, à le voir, il avait vraiment perdu l'habitude du terrain, se lever si tôt pour lui avait été une véritable épreuve en soi, c'est limite si je n'avais pas été obligée d'utiliser un seau d'eau pour le sortir de son sommeil. Quant à moi, je vérifiais une nouvelle fois mon paquetage, j'avais emporté un sac à dos avec le minimum vital, eau et nourriture pour 3 jours, et bien sûr, j'étais armée jusqu'aux dents ou presque !!
Le trajet en voiture devait durer au moins entre 8 et 10h, j'avais donc le temps de me perdre un minimum dans mes pensées.
Le souvenir du moment d'intimité que nous avions partagé Daniel et moi ne cessait de tourner en boucle dans mon esprit, non pas pour la qualité de la prestation à laquelle je n'ai rien à redire, en fait j'en aurais bien redemandé mais Daniel s'était déjà volatilisé et il ne me restait qu'un court message à la place de son corps chaud et musclé. Son message disait plus ou moins qu'il avait des sentiments pour moi, je ne pense pas qu'on finisse un mot en mettant " avec tout mon amour" par simple politesse. Mais bon, tout s'était passé si vite, pourtant, je vivais un véritable coup de foudre pour cet homme au point d'aller risquer ma vie et celle de mon beau-frère pour aller le chercher au fin fond de la jungle colombienne. Je me demandais quelle serait la suite de notre histoire une fois que j'aurais réussi à le sortir de ce mauvais pas. Tout ce que je souhaitais c'est qu'il soit encore en vie et qu'on ne l'ait pas torturé.
Pour tout vous dire, il émane de son visage une telle douceur, en plus d'être beau, oui je sais je ne suis pas objective, que l'on ne peut que craquer en le voyant. Mais avait-il pour habitude jouer les séducteurs et de disparaitre ensuite ? Je n'osais trop penser à cette éventualité mais je me renseignerai dès que possible auprès d'Ysa pour en avoir le coeur net, et qui sait si ça se trouve il était marié et n'en avait rien dit pour profiter de la situation ? Et voilà une question de plus qui ne faisait que me ramener à mon point de départ, il fallait d'abord le trouver pour avoir des réponses.



Une chose était sure malgré tout, il me manquait ...

A suivre !

mardi 27 janvier 2009

Voyage, voyage

Comme à mon habitude, j'avais toujours un sac de voyage rempli de tout le nécessaire pour pouvoir partir à n'importe quel moment et dans n'importe quel pays. Le souci étant que maintenant il fallait se procurer des armes et du matériel sur place à cause des contrôles effectués dans les aéroports. Il n'est en effet pas question d'embarquer des pains de TNT ou un révolver comme ça dans son sac car on se fait pincer au moindre passage au scanner dans l'aéroport bien avant même d'avoir mis un orteil dans l'avion.
J'avais convenu avec Didou que nous prendrions l'avion séparément et que l'on se rejoindrait directement à Bogota.
J'espèrais qu'il s'était remis en tête quelques mots d'espagnol sinon on était mal barrés pour se faire passer pour des touristes.
Bref, mon vol s'était passé sans embûche, j'attendais l'arrivée du frère de mon défunt mari dans une salle réservée à cet effet, l'avion de Didou atterrissait 2h après le mien. J'étais patiemment en train de feuilleter un magazine quand j'ai entendu du grabuge au niveau du passage à la douane aéroportuaire, ça vociférait en français ...pas de doute c'est encore le beauf qui se faisait remarquer, misère, il ne manquait plus que ça !!!
Je me suis précipitée pour voir ce qui se passait et j'ai vite compris que c'était le contenu des bagages qui était incriminé.
Bon sang, mais qu'est-ce qu'il a mis dans sa valise celui-là ?! Je m'attendais au pire et d'un coup, j'ai vu le douanier qui brandissait un saucisson sec à la main et Didou qui s'acharnait à vouloir qu'on lui rende sa charcuterie. Je me suis approchée de la barrière autant que possible et j'ai crié à Didou de laisser tomber l'affaire rapidement si on ne voulait pas avoir de problèmes beaucoup plus graves. Enfin, il a abdiqué en laissant sa marchandise et a pu récupérer sa valise mais vu le tapage et les douaniers qui nous ont bien remarqués, il ne faudrait pas repartir par Bogota au retour.
- Et bien bravo, on ne t'apprend pas la discrétion dans ton métier ???
- Ouais bon ça va, j'ai compris, on ne va pas commencer à se disputer maintenant !
- Maintenant tu as intérêt à rester sur tes gardes et à raser les murs, n'oublie pas que dans ce pays on peut aussi bien se faire arrêter et jeter en prison sous n'importe quel prétexte, que de se faire enlever en échange d'une rançon conséquente !!
- C'est bon je te dis, j'ai compris, j'ai perdu l'habitude d'être sur le terrain mais ça va vite revenir.
- Il vaudrait mieux pour toi sinon tu mets nos vies en danger ne l'oublie pas ! Filons d'ici, j'ai loué une voiture en t'attendant, nous devons retrouver un contact d'Ysa à notre hôtel, il a des informations sur Daniel.

Bogota est une ville grouillante de monde, où les très pauvres croisent les riches traficants, ici rien n'est sûr, il faut se méfier de tout et de tout le monde.
A notre hôtel, une homme nous attendait dans un petit salon, j'ai reconnu le dénommé Pedro grâce à la photo qu'Ysa m'avait envoyée sur mon portable, c'était notre contact.
Il nous serra la main à chacun et nous invita à aller s'asseoir pour discuter.
- Les nouvelles ne sont pas réjouissantes dit-il. Daniel a été enlevé par le même groupuscule qui retenait I. Bétancourt, vous devrez être très prudents. Je vais vous conduire jusqu'à l'entrée de la jungle dans laquelle il est retenu après vous devrez vous débrouiller seuls. J'ai mis à votre disposition du matériel qui se trouve déjà dans vos chambres.
- Quand partons-nous ?-
- Demain à 4h du matin.
- Bien nous serons prêts.

Prêts, en ce qui me concerne, oui j'étais prête à tout pour ramener Daniel sain et sauf mais en ce qui concerne la préparation de Didou là, j'étais beaucoup moins confiante, mais bon je ne pouvais plus reculer et lui dire de rester là à m'attendre. Depuis que son frère était mort en mission, il était un véritable St Bernard pour moi alors il allait me suivre comme mon ombre du début à la fin de notre opération commando, et il faudrait bien que je fasse avec !

lundi 26 janvier 2009

A l'aide !

Voilà maintenant une semaine que Daniel était parti pour la Colombie, entre-temps, j'étais rentrée à Paris car rester seule sur une île paradisiaque n'a rien de bien folichon. Et puis comme tout bon tueur à gage qui se respecte, on ne traine jamais longtemps sur les lieux d'une mission qui vient de se terminer.
Je n'avais toujours pas de nouvelles de lui et je ne sais pas si c'est l'intuition féminine qui m'inspirait mais j'avais un mauvais présentiment à son sujet. Je décidai d'appeler Ysa pour savoir si elle avait des informations à me communiquer.
- Allo Ysa c'est Sco', dis moi je t'appelle à propos de Daniel, il est parti en mission en Colombie depuis une semaine et je n'ai toujours pas de nouvelles, je commence à m'inquiéter ...
- Et bien, je n'en sais pas plus que toi à part que la mission ne devait pas excèder 3 jours. Bon écoute, je vais tâcher de me renseigner pour toi, je contacte mon petit réseau de relations et je te rappelle.
- Merci Ysa c'est très gentil à toi.
- Là où on peut effectivement s'inquièter c'est qu'il est tout nouveau dans le métier, avant il était romancier ce qui n'a rien n'à voir avec le boulot de tueur à gages !!
- Quoi ? Tu m'avais envoyé un amateur aux Caïmans, t'aurais pu me prévenir avant !
- Je savais très bien que tu arriverais à te débrouiller seule avec Bertille, et il faut bien qu'il apprenne son métier, le terrain y'a rien de tel, c'était surtout pour qu'il apprenne tes techniques que je te l'ai mis dans les pattes.
- Oui mais enfin, envoyer un débutant seul en Colombie y'a une marge quand même et merci du cadeau parce-que ton débutant, j'en suis dingue amoureuse alors ça ne me simplifie pas la tâche.
Bon écoute renseignes-toi au plus vite, moi je vais tâcher de contacter quelqu'un d'autre pour en savoir plus.

Quelques minutes plus tard, j'avais au téléphone un ami qui fait parti des renseignements généraux à Paris, au point où j'en étais, il fallait essayer d'avoir le plus d'informations possibles avant de déclencher une opération commando !
- Allo Didou ?
- Bonjour Sco', comment vas-tu ?
- Bien merci. Je t'appelle parce-que j'ai besoin que tu me rendes un petit service. Essaye de te renseigner sur un certain Daniel Shepperd, il serait en Colombie depuis une semaine mais je n'ai pas de nouvelles.
- C'est ton chéri du moment je suppose ?!
- Ne sois pas ironique tu veux !
- Non je ne suis pas ironique, tu as le droit de vivre ce que tu veux avec qui tu veux, après tout, tu as eu assez de chagrin jusque-là. Je ne vais pas te reprocher de refaire ta vie, assez de temps s'est écoulé depuis la mort de mon frère, tu as droit au bonheur toi aussi.
- Bon tu vas m'aider oui ou non ?
- Je te rappelle ce soir et je te dis ce qu'il en est.

Quelques heures plus tard ... Mon téléphone sonna :
- Sco', c'est Didou, je n'ai pas de bonnes nouvelles, on a perdu la trace de ton ami à Bogota depuis 4 jours, il s'est volatilisé, c'est tout ce que je sais.
- Merci à toi. Je t'embrasse. A bientôt.
- De rien, tiens moi au courant si tu pars là-bas.

Je venais juste de raccrocher quand c'est Ysa qui me rappela à son tour :
- Bon on a perdu sa trace à Bogota ...
- oui je suis au courant
- mais ce que tu ne sais pas c'est que la personne qui lui avait commandité sa mission c'était Bertille en personne avant que son homme de main ne la tue, mais il l'ignorait.
- Là, ça me rassure de moins en moins sachant son manque d'expérience. Je file en Colombie et je vais tacher de le ramener vivant.
- Si j'avais pu je t'aurais accompagné là-bas mais vus les évènements récents, je suis cantonnée à rester à Tel-Aviv.
- Je me débrouillerai, ne t'inquiète pas. A bientôt.
- Bonne chance à toi.

Avant les deux coups de téléphone, j'avais déjà réservé un billet d'avion pour la Colombie, heureusement car le temps était compté pour Daniel. J'espérais simplement qu'il était encore en vie, le destin n'allait pas encore me priver une fois de plus de l'homme que j'aimais, c'était inconcevable dans mon esprit ...

A suivre !

vendredi 23 janvier 2009

Voici voilà !

Enfin je devrais plutôt dire après l'effort, le réconfort !!
Daniel et moi sommes donc passés par les jardins de la villa de Bertille pour éviter de repasser devant tous les invités et de se faire choper pour un crime que pour une fois aucun de nous n'avait commis !! C'est tout de même le pompon cette histoire, enfin si en plus Charle' vient me dire que Bertille avait une jumelle, si ça se trouve ce n'est même pas la bonne victime qui s'est retrouvée trouée comme une passoire à nouilles ...
Donc pour en revenir aux détails croustillants que vous attendez tous, voilà donc le récit de ce qui s'est passé.
La soirée était chaude et étoilée, j'avais retiré mes escarpins pour marcher le vite possible, je n'avais pas envie de trainer sur les lieux du crime quand tout à coup, je m'aperçois que Daniel ne me suit plus. Je me retourne et je le vois planté au milieu d'un massif d'ortensias à 20 m de moi. Je fais demi-tour et arrive jusqu'à lui en lui demandant si tout va bien.
- Tu traines, dépêche toi donc, tu veux qu'on se fasse prendre par la sécurité ou quoi ??
- Chuttttt !!!
- Mais qu'est-ce qu'il y a encore ??
Je m'apprêtais à ajouter quelquechose quand il a collé sa bouche sur la mienne pour m'empêcher de parler.
- J'en avais envie depuis la première minute où je t'ai rencontrée avoua-t-il.
Moi je ne savais plus où j'en étais, j'étais toute chavirée.
Bref, nous avons repris nos esprits respectifs et avons fini par quitter la villa main dans la main comme des collégiens, les yeux et le coeur plein d'étoiles.
Je vous passe les détails de la nuit torride qui a suivi mais au matin quand je me suis réveillée, Daniel n'était pas à mes côtés.
J'ai trouvé un mot sur son oreiller qui disait :
"Ma douce, je suis obligé de t'abandonner pour l'instant, une mission de la plus haute importance m'attend en Colombie. Je te donnerai des nouvelles dès que possible. Avec tout mon amour,
Daniel."

-

mardi 20 janvier 2009

Épilogue

Daniel m'avait vite rejoint dans la pièce où j'avais trouvé Bertille, il prit soin de verrouiller la porte derrière lui.
Il s'approcha de moi et constata la même chose que moi quelques minutes auparavant : Bertille était morte, deux balles dans le coeur !!
- Tu aurais pu m'attendre, finalement tu n'avais pas besoin de mon aide pour te débarrasser d'elle !!
- Je t'arrête tout de suite, ce n'est pas mon oeuvre, quelqu'un est passé par là avant nous et a réglé le compte de Bertille.
- Ah bon ... dit-il d'un air dépité. Enfin qui a fait ça ? C'était notre boulot après tout.
- Et bien figure toi que j'ai trouvé un petit mot sur le guéridon juste à côté du fauteuil. Tiens, lis-le c'est édifiant et d'une ironie ...
- Ne me dis pas qu'elle s'est suicidée !!
- En tant que professionnel ça se voit tout de suite qu'elle ne s'est pas percée la poitrine toute seule voyons, il faut que tu limites le champagne pendant les missions dangereuses toi !!!
Bon je vais lire à ta place. Sur un petit feuillet juste quelques mots d'explication :

"Voilà ce qui arrive quand on sous-paye ses employés !

Signé : Un homme de main estropié."

Et bien, je ne m'attendais pas à ce que cette folle de Bertille connaisse une fin si idiote mais après tout, elle l'avait bien cherché à force de se prendre pour le centre du monde, il fallait bien payer la note un jour. Et puis finalement, sur ce coup là ça m'arrangeait bien de ne pas avoir à faire le sale boulot moi-même, c'est compliqué de travailler quand on connait personnellement les personnes à éliminer.

- Daniel, filons d'ici avant que quelqu'un ne découvre le corps, passons par les jardins ce sera plus discret.
Quelques minutes plus tard nous étions sur le chemin du retour et moi j'étais bien soulagée de ne plus avoir Bertille dans les pattes. C'est quand même une mort super idiote n'empêche !!!!!

lundi 19 janvier 2009

Soirée spéciale

Bon il était temps de se débarrasser de Bertille définitivement, les choses avaient beaucoup trop duré !!
J'avais eu vent d'une méga réception donnée par notre Berthe aux grands pieds dans une sublime villa, il ne nous restait plus à Daniel et moi qu'à y aller, nous fondre dans le paysage et accomplir notre mission. Il y aurait beaucoup de monde ce soir-là, les choses seraient faciles à mettre en oeuvre.
Je m'habillais chic pour l'occasion, robe longue noire, talons hauts, perruque blonde pour passer inaperçue,et bien sur le révolver silencieux planqué dans le porte-jarretelle. Quant à Daniel, le smoking était de rigueur ... Mon dieu qu'il était craquant là-dedans, mais bon il fallait garder la tête froide encore quelques heures avant de succomber à ses charmes ... Et oui, le jumeau de docteur mamour n'était pas insensible non plus à ma petite personne mais cela c'est une histoire que je vous compterai plus tard !!
Le fameux soir était arrivé, nous nous rendîmes chez Bertille, Daniel avait réussi je ne sais trop comment à se procurer un carton d'invitation au nom de Mr and Mrs Smith, trop fort ce garçon !!
Il y a avait toute une foule de gens richissimes qui avaient tous plus ou moins des fraudes fiscales à se reprocher mais bon, personne ne fît attention à nous.
En observant la salle de bal, j'aperçus Bertille qui montait à l'étage histoire de se repoudre le nez sans doute, je lui emboitai le pas quelques minutes plus tard en faisant signe à Daniel de ne pas tarder à me suivre.
Les toilettes étaient déserts, où avait-elle bien pu passer ?! J'indiquai à Daniel par l'intermédiaire de mon micro caché dans mon collier que je ne la trouvais pas.
Misère, il allait falloir explorer les pièces une à une ou alors avoir beaucoup de chance et tomber sur la bonne premier coup !!
Je décidai de miser sur la porte au fond du couloir dans lequel je me trouvais et bingo !
Elle était assise dans un grand fauteuil, je ne voyais que son dos et le derrière de sa tête. Je décidai de contourner le fauteuil sans attendre l'arrivée de Daniel et oh surprise, je ne m'attendais pas à ça ...

A suivre ...

samedi 17 janvier 2009

Le renfort

Ysa m'avait promis du renfort, je l'attendais donc avec impatience, qui avait-elle donc bien pu m'envoyer aux Caiman ??
Après ma fuite du bungalow, je m'étais établie dans un petit hôtel perdu au fin fond de nulle part, je pensais que Bertille n'aurait pas idée d'aller me chercher là.
J'avais reçu un message sur mon portable m'indiquant l'heure et le lieu d'arrivée de la personne qui devait venir me prêter main forte.
Je me suis donc rendue le jour J et à l'heure H sur une petite piste d'un aéroport sauvage, et j'ai attendu quelques instants avant qu'un vieux coucou ne vienne se poser.
La question tournait dans ma tête en boucle, mais qui est-ce ?
La réponse n'allait pas tarder à venir ...
Je vis un homme grand, brun, chemise blanche, pantalon beige descendre de l'avion. Sur le moment, je n'en croyais pas mes yeux, il a fallu que je retire mes lunettes noires pour me persuader que je ne rêvais pas : j'avais le sosie de docteur mamour juste en face de moi, non sérieusement !!!
Je m'apprêtais à articuler un je ne sais quoi qui n'est jamais sorti quand l'homme m'interrompit :
- Oui je sais je lui ressemble beaucoup, c'est normal, c'est mon jumeau !!
- Impressionnant la ressemblance !
- Bon on ne va pas passer la journée là-dessus, on a du travail, il me semble.
- Comment dois-je vous appeler ?
- Daniel.
- Et vous travaillez pour qui en fait ??
- Je travaille à mon compte, je fais du free lance en quelquesorte, vous n'avez pas besoin d'en savoir plus.
- Très bien, c'est suffisant pour la mission que nous avons à remplir de toute manière.
Intérieurement, je me disais tout de même "un beau mec comme ça c'est pas permis, il doit avoir une nana dans chaque port c'est pas possible autrement. J'en ferais bien mon casse-croûte en tout cas !"
Bon passons ...

La suite au prochain épisode !!!

jeudi 15 janvier 2009

Visite de courtoisie

Oui enfin il faut le dire vite, visite de courtoisie c'est un titre gentil par rapport à la vapeur qui s'échappait de mon cerveau dès que mes pensées se portaient vers Bertille. Oh et puis quelle idée d'avoir un prénom pareil, franchement, je ne sais pas vous mais Bertille ça me fait penser à Berthe aux grands pieds ... mais bon passons, là n'est pas le sujet !
J'ai pris l'avion en direction des îles Caïman, Don Roberto m'avait gentiment prêté son jet privé pour que je perde le moins de temps possible. Etant plus maligne que Bertille, il faut bien ça pour être tueuse à gages sinon ce n'est pas drôle, je me suis posée à la Jamaïque et ai décidé de joindre les Caïman par bateau, ce qui est beaucoup moins repérable surtout quand on veut faire une petite visite surprise à une blonde complètement obnubilée par la vengeance ...
J'avais pris soin de louer un petit bungalow pour prendre mes aises, me reposer quelques heures et élaborer un plan d'attaque afin de contrer Bertille. Non mais quelle idée de lancer un contrat sur ma tête pensais-je en ouvrant mon sac de voyage ?!
Je décidai d'aller me faire couler un bain pour me rafraîchir. J'étais tranquillement en train de barboter dans mon bain moussant quand j'entendis un bruit suspect venant de la chambre. Ni une ni deux, je sortis du bain le plus silencieusement possible et je me postai derrière la porte tout en otant la sécurité de mon révolver. Je voyais la poignée de porte tourner lentement, la porte s'entrouvrit tout aussi lentement, et d'un coup un homme surgit en brandissant une arme prêt à me tuer dans mon bain ... sauf que dans l'eau, je n'y étais plus depuis un moment. Je profitai de l'effet de surprise pour lui tirer dans le genou, ce qui eut pour but de le mettre à terre, je l'immobilisai assez rapidement.
Moi haletante :
- Qui vous envoie ??!!
- Je ne le dirai pas
L'homme souffrait visiblement.
- Bon alors je tire dans l'autre genou, au point où nous en sommes, ça ne vous gênera pas perdre l'utilité de vos deux jambes !!
Je m'apprêtais à appuyer sur la détente quand dans un souffle, il lança :
-Madame Bertille !
Puis il perdit connaissance sous le coup de la douleur.

Au moins j'étais fixée, elle m'en voulait vraiment beaucoup d'avoir percé son secret, je voulais prendre la température, j'étais à présent renseignée sur ses intentions. Don Roberto n'avait pas menti, elle était très remontée...
Je décidai donc dans la minute de plier bagage pour passer la nuit ailleurs, je louai une voiture et j'en profitai pour filer avant que le sbire de Bertille ne reprenne ses esprits. Je passai également un coup de fil à Ysa et Charlemagnet pour les tenir informés de la situation, non pas que Bertille me semblait trop forte pour moi, bien au contraire, mais je présentais que l'affrontement serait redoutable malgré tout ...

A suivre ...

lundi 12 janvier 2009

Mission au soleil !

Peu de jours avant le nouvel an, j'ai reçu un mail venant d'Italie, il s'agissait d'une vieille connaissance, un homme pour lequel j'ai travaillé à mes débuts, c'est celui qui m'a aussi appris les rudiments du métier car oui tout s'apprend, manier une arme, la discression, rester en vie après avoir mener un contrat à son terme, tout cela s'acquiert ce n'est pas inné. Et non, devenir Mrs Smith n'est pas une mince affaire !!!
Bref dans ce message, il était écrit que j'étais attendue à Palerme pour le 2 janvier au plus tard, car là-bas, on avait besoin de mes services assez rapidement.
J'ai donc réservé un billet d'avion et suis arrivée à l'aéroport de Palerme le 2 janvier à 10h précises. Un des hommes de main de Don Roberto avait déjà récupéré ma valise et m'attendait avec une voiture prête à me conduire à la résidence de mon ancien employeur et mentor. Nous avons fait peu de kilomètres finalement, je m'attendais à aller à Corleone mais non, nous sommes restés en périphérie de la grande ville jusqu'à ce que nous passions le portail d'une immense villa bien à l'écart des regards indiscrets.
Je vous passe les détails de l'accueil chaleureux qui m'a été réservé à mon arrivée, la cuisinière Gabriella n'avait pas changé, elle m'a sautée au cou comme une veille médaille et m'a embrassée comme du bon pain en me promettant mon dessert préféré pour le déjeuner.
Puis, j'ai été conduite jusqu'au bureau de Don Roberto, à vrai dire cette maison m'était inconnue, j'avais mes habitudes à Corleone mais là je découvrais un nouvel univers géographiquement parlant et il fallait une bonne dose d'orientation pour ne pas se perdre dans cette batisse au nombre de pièces assez important.
Bref, je toque à la porte du bureau et voila Don Roberto qui vient m'ouvrir lui-même et me serre dans ses bras comme si j'étais sa propre fille.
- Ciao bella, come stai ?
- Bene, bene Don Roberto...
Je vous passe le blablabla en italien car si on se met à demander des nouvelles des petits enfants, cousins, tantes et arrière-grand-mère, on est pas sortis de l'auberge !!!
- Alors vous m'avez demandé de venir en urgence, que se passe-t-il ?
- Et bien ma belle, je t'ai fait venir pour te mettre à l'abri.
- Comment ça me mettre à l'abri?! Avec le métier que j'exerce, je sais me défendre il me semble que ...
- Tais-toi 5 minutes et écoute-moi pour une fois. Un contrat a été lancé sur ta tête, tu es en grand danger c'est pour ça que je t'ai fait venir, en fait, je n'ai pas besoin de tes services, enfin quoique à l'occasion mais là il n'y a pas de mission urgente à remplir. J'ai voulu te prévenir et que tu prépares un plan d'attaque pour répondre au contrat qui a été lancé contre toi, je ne voudrais pas qu'il t'arrive malheur.
- Qui a lancé le contrat ?
- C'est une femme, elle s'appelle Bertille, tu la connais ??
- Ah encore celle-là !!! Ne vous inquiètez pas Don Roberto, cette furie, j'en fais mon affaire, j'ai été trop gentille en lui disant de s'exiler aux îles Caïman, je vais donc aller lui rendre une petite visite de courtoisie là-bas.
- Méfie toi, elle a de nombreux appuis un peu partout dans le monde, elle peut employer n'importe quel nettoyeur pour te supprimer partout où tu seras, je veux que tu sois très prudente !!
- Soyez tranquille, j'ai ma petite idée sur la question...

Gabriella toqua à la porte pour annoncer que le déjeuner était prêt.
Nous avons continué à bavarder pendant tout le repas, j'ai dégusté avec joie mon tiramisu maison et ai emprunté le chauffeur de Don Roberto afin d'aller faire les boutiques dans Palerme pendant l'après-midi. Je n'allais tout de même par repartir sans une panoplie d'escarpins italiens !!!!! De toute façon avec mon 9 mm dans le sac à main et un couteau coincé dans le porte-jarretelle, je ne craignais rien du tout, enfin, j'espèrais pour une fois que l'on me ficherait la paix pendant mon shopping, cette Bertille commençait singulièrement à m'énerver !!!

A suivre ...

samedi 10 janvier 2009

En attendant la suite ...

En attendant les prochains billets voici le programme des festivités : il y aura la mission en Sicile et la petite visite de courtoisie à Bertille aux îles Caïman !!!
Bon WE à tous.

jeudi 8 janvier 2009

Ma rencontre avec ... Bertille

Par un après-midi de décembre peu de jours avant Noel, j'avais décidé de terminer mes courses par une petite halte bien méritée à la Jacobine. C'est un charmant petit salon de thé, caché dans un passage couvert qui se trouve dans le quartier de l'Odéon à Paris. Il faut bien dire que leur tarte au citron est un délice et bon, il faut bien se remettre de la cohue des boutiques en cette saison de l'année !!
Je m'installe donc à ma table habituelle, et oui j'avoue, j'y allais souvent quand j'étais encore étudiante ... Je commande ma tarte au citron, un thé earl grey et patiente gentiment en feuilletant le journal que je venais d'acheter.


Puis, la clochette de la porte d'entrée retentit, et je vois entrer une femme blonde, assez distinguée, limite prétentieuse à mon goût, qui vient s'installer à la table juste à côté de la mienne. Je n'y prête plus attention jusqu'à ce que j'entende la serveuse s'approcher de la femme pour prendre sa commande:
- Madame Bertille !! Il y a un moment que l'on ne vous avait pas vu, vous allez bien ?
- Oui très bien, je vous remercie.
- Que désirez-vous ? La spécialité en ce moment est la mini-buchette de noel au chocolat ...
- Non pour moi ce sera, la même chose que ma voisine à côté.

Ma tarte venait de m'être servie à l'instant avec ma tasse de thé bien chaud. La femme blonde s'adressa à moi directement
- Et oui en matière de gateaux, je ne sais jamais quoi choisir, alors je copie sur les autres ! Je me présente Bertille de Blablabla, et vous êtes ?

Moi un peu interloquée, j'ai mis quelques secondes avant de repondre car si c'est la Bertille à laquelle je pense, je sens que l'entretien va être sympathique, hum hum ...

- Je me présente, je suis Madame Scoffield !

Et là je vois un éclair dans le regard de Madame Bertille, un éclair pas très agréable d'ailleurs ... Je reprends avant qu'elle n'ait eu le temps de sortir deux mots:

- Vous êtes la Bertille de Charlemagnet, je suppose ...
- Oui et vous êtes la fugitive dont il m'a parlé si souvent.
- Fugitive est un bien grand mot, disons que je me protège simplement d'un mari trop jaloux, j'ai pris l'habitude de jouer les passe-murailles depuis un petit moment déjà. Mais revenons à vous, on ne peut pas dire que votre attitude avec Charlemagnet ait été très élégante dites moi ... Honnêtement, l'envoyer à la chasse aux papillons pour vous débarrasser de lui en espérant que la guerre en Afghanistan ferait le sale travail pour vous, c'était petit mais au moins personne ne vous aurait soupçonné de quoique ce soit.
- Comment osez-vous madame ? On ne se connait même pas personnellement et vous vous permettez de commenter ma vie, c'est très déplacé de votre part, je ne vous le permets pas !!!
- Oui mais moi je me permets tout de même, je vous connais mieux que ce que vous pouvez penser, figurez-vous que j'ai mené ma petite enquête sur vous, et j'ai appris des choses fort intéressantes...

Bertille fulminait mais n'osait pas exploser en public, c'était du pain béni pour moi, je poursuivis donc mon petit discours.
- En fait, de vous à moi, je sais très bien que votre mari ne s'est pas suicidé tout seul, vous l'avez un peu aidé n'est-ce pas ?! Non ne me regardez pas comme ça, vous savez que je dis vrai, vous avez appris que votre mari vous trompais avec un homme de surcroit et ne l'ayant pas supporté, vous l'avez entrainé dans la foret sous la menace d'un fusil de chasse et l'avez fortement incité à se pendre à ce vieux chêne au bout duquel on l'a retrouvé se balancer pour vous éviter la honte. La jalousie vous pousse à faire des choses stupides Bertille car tout finit toujours par se savoir.
- Mais c'est ignoble, comment pouvez-vous dire de telles calomnies ?
- Ce n'est que la vérité, ne jouez pas les offensées !
- De toute façon, vous ne pouvez rien prouver !!!!!!!!
- Ah oui, c'est étrange pourtant quelqu'un vous a vu cette nuit là ... enfin je ne vais pas tout vous dévoiler non plus, ce ne serait pas drôle !! Si j'étais vous, je prendais armes et bagages et je me ferais oublier dans un coin reculé du monde, les couvents de bonnes soeurs sont très sécures vous savez et puis un peu de rédomption ne vous ferait pas de mal !!!
- Je vous détruirai Madame Scoffield !!
- Vous savez Bertille, les psychopathes calculatrices et jalouses comme vous n'ont pas de place parmi les gens sains d'esprit et honnêtement, Charlemagnet a bien fait de vous quitter, je l'ai tenu informé de votre passé douteux, il n'en croyait pas ses oreilles pourtant au vue des preuves, il a bien été obligé de me croire... Alors si vous voulez éviter le procès ou le suicide, fuyez maintenant ou assumez vos actes, c'est au choix mais c'est un conseil éclairé de que vous donne là, dans 3h je lâche la meute, profitez de ce lapse de temps pour faire quelquechose d'intelligent pour une fois !!
Quant à ma petite personne, vous ne me faites pas peur, Madame Scoffield n'est qu'un pseudo voyons, on me connait aussi sous le nom de Mrs Smith ... un film a même été tiré de mon histoire, à bon entendeur !!!
Sur ce chère Bertille, je vous abandonne à votre triste sort, moi j'ai mieux à faire ailleurs ...

Je me suis levée et suis sortie sans me retourner mais j'entendais déjà Bertille au téléphone en train de réserver un billet d'avion pour les îles Caïman ...

lundi 5 janvier 2009

En exil...

Depuis quelques mois, je n'ai plus de blog officiel car je suis sans cesse pourchassée...
Je profite donc de ce nouvel espace, suggéré par Charlemagnet, pour recueillir vos éventuels messages de soutien ou de sympathie.