lundi 30 novembre 2009

Une vision réaliste ...

Un grand merci à Zélie d'avoir écrit ce joli texte bien écrit et très recherché. Ma chère, tu as de l'avenir dans l'écriture ...

Un peu comme Alice …


Un dernier au revoir derrière la fenêtre, et Elle se sent libre…
Homme est parti, suivi des petits trésors et la voilà enfin seule.
La pluie chante fort autour de la maison et une tasse de thé au citron, Elle va rejoindre son antre, son petit cocon, son Secret Garden préféré.


*


De l’autre côté du miroir, Sco’ revêt de nouveaux atours et elle échange pour quelques heures les rôles et le jeu en vaut la chandelle….
Plus femme, plus fatale aussi et surtout téméraire dans ses gestes, ses yeux ne vont plus quitter l’écran de son ordinateur…
Même pas distraite par la musique qui lui couvre les oreilles, cette chatte à la fourrure noire va sur son toit brûlant à elle, insuffler la vie à des Lorenzo, Raphael, Charles, Daniel, Jack…. Tous des hommes qui se mettront à ses pieds le temps d’un voyage, d’un travail… Puisque Sco’ est une tueuse à gages….

Plus belle et plus efficace encore que Glass Heart, elle sait se faire respecter et aimer !
Seulement deux femmes ont réussi le pari fou de choisir cette profession…
Mais Sco’ sait qu’elle est la meilleure car sa beauté n’a pas d’égale, et qu’un cerveau comme le sien est unique…

Une jeunesse à Palerme où elle rencontrera le premier homme de sa vie, Lorenzo, donneront à ce tempérament de feu toute son ampleur et la vengeance n’est pas seulement un plat qui se mange froid !
Avec Sco’ elle devient un mode de vie, un but, une espérance et la meilleure façon d’avancer…
Ses rencontres et ses voyages par delà le monde entier, renforceront son courage, et elle n’hésitera pas à risquer sa vie cette déesse qui semble devenir immortelle au fil de ses dangereuses missions.
Quelques jours de farniente sur une plage d’Afrique du sud et là voilà prête à repartir vers de nouvelles aventures, car Sco’ est infatigable !
Paris, Londres, Tel Aviv toujours sur le pont, et faire exploser une villa à Palerme lui fait moins peur que de laisser ses sentiments s’épanouir sur l’épaule de Raphael…

Fidèle en amitié, Sco’ est bien entourée… Une bande à qui elle peut faire confiance, qui saura être présente mais sans trop se faire lourde car elle à une soif de liberté hors du commun…. Attachante, orgueilleuse, forte et fragile à la fois … Car elle doute bien souvent… Une vie plus « rangée », plus calme pourrait la rassurer… Ysa et Victoria la conforte dans le sentiment que peut-être, un jour elle aussi succombera à une douce retraite sentimentale…


Pourtant c’est de l’autre côté du miroir qu’elle peut tout à loisir se jouer de la vie trépidante à laquelle elle rêve secrètement….

Glass Heart est la seconde héroïne après Sco’ à être Tueuse à gages dans la littérature. Elle sévit dans la Manga Angel Heart du Japonais Tsuka Hojo.

*

J’ai fait la connaissance de Sco’ l’hiver dernier, mais je n’avais jamais posé de commentaire.
Pas facile d’arriver au milieu d’une réunion de famille ou tout le monde se connaît… Alors j’ai attendu et le jour de ma première intervention elle venait de prendre la décision de faire une pause….
Mais heureusement que l’imagination l’a emporté et la voici revenue…
Je voudrais dire aussi que je suis admirative de son travail, constant …
Elle écrit tous les jours….

Et puis c’est le premier blog je pense qui mêle étroitement une histoire ou les héros sont des bloggeurs amis de l’auteur !



Par Zélie.

samedi 28 novembre 2009

Témoignage d'une amie fidèle ...


Un grand merci à Victoria pour son joli texte. Je trouve que c'est une belle performance pour une non-fan de littérature ...


"Sco?, mon amie, ma soeur....
La première fois que je l'ai vue c'était dans mon petit café-restaurant "la Cigale", en Provence. Je préparais mes tables pour le service de midi et voilà qu'une femme, d'une belle allure ouvrit la porte de mon antre. Une créature de rêve, cheveux très longs, un corps qui faisait fondre n'importe quel homme, un parfum très envoûtant. Je ne l'avais jamais vue dans les parages, et pourtant le village est petit.
La salle était vide, elle se dirigea vers moi:
-Serait-il possible d'avoir un café s'il vous plaît?
-Bien sûr, vous voulez vous asseoir à une table ou au comptoir?
-Au comptoir, ce sera très bien!
Le temps de faire le café, elle prit place et enleva ses lunettes fumées.
Des yeux gris bleus, un regard dur et tendre à la fois, difficile à expliquer.
-La décoration de votre restaurant est sublime, les murs en pierre, ces voûtes,tout est splendide..
-Merci beaucoup, ça fait plaisir. Vous êtes touriste car c'est la première foisque je vous vois dans ce petit patelin? Vous savez on se connait tous ici plus ou moins...
-Oui en vacances, mon métier est très prenant et fatiguant, j'ai un grand besoin de me ressourcer, j'ai atterri ici par hasard, et je ne suis pas déçue du voyage, un hâvre de paix.
- C'est sûr, à part les cigales et le soleil, il n'y a pas grand chose ici!
Son sourire se faisait grandissant à l'écoute de mon accent.
- Je m'appelle Victoria.
- On m'appelle Sco.
On commença à papoter de choses et d'autres, de la vie, de nos envies. C'est drôle, on a l'impression de se connaître depuis toujours, une évidence...
Les jours passèrent et Sco venait toujours à la même heure pour boire son café, comme un rituel. Puis un jour, elle commença à se confier, parlant de son métier de tueuse, ses missions dangereuses, mais aussi de ces amours, surtout de ce fameux Lorenzo, qu'elle venait de rencontrer. Elle avait besoin de cette oreille attentive, je la laissais s'exprimer sans jamais l'interrompre, elle avait confiance en moi. L'été passa, nos liens se sont serrés, on s'appellait souvent après son départ malgré son emploi chargé, me confiant toujours ses angoisses, ses secrets...
Dix ans ont passé, notre relation est toujours aussi forte, elle est la marraine de ma Blondie et elle sait que ma porte sera toujours ouverte pour elle, ainsi que ses amis qui sont devenus aussi mes amis, Charles, Jack, Ysa,Virginie...

Sco...je t'aime"

Par Victoria.

vendredi 27 novembre 2009

Impressions d'un pirate ...

Un grand merci à Jack pour son texte empreint d'un grand réalisme ...


J’ai rencontré Dame Sco au hasard des blogs. Oui, j’ai commencé par l’appeler Dame car je ne connaissais pas son vrai prénom. Rapport au jeu de dames aussi, ça excitait mon imagination de pirate…^^
Sco est brune, avec de grandes jambes, un peu Cindy Crawford, comme sur la photo. Sa peau est douce et je suis content qu’au cours d’une aventure, nous ayons pu nous connaître un peu mieux, de plus près quoi…
Elle sent bon comme tout et c’est un plaisir de l’approcher, d’humer son être tremblotant de sensualité. C’est vrai qu’elle est mimi, surtout au petit matin quand elle est pas réveillée, la tête plantée dans l’oreiller et les cheveux ébouriffés, disant dans un français écorché :
« C’toi qui fais le kawa, gnan…? »
Comment lui refuser…

Mais Sco, c’est encore plus que ça… Sco écrit de mieux en mieux au fil des épisodes de sa vie de tueuse. On sent qu’écrire lui tient à cœur et que petit à petit, elle lâche son flingue pour mieux lâcher son cœur. Sa prose est plus légère, poétique, agréable et bien tanquée. Comme elle. C’est un canon de l’écriture…Je l’imagine le matin, vêtue d’une simple chemise, sirotant un café et tapant le prochain chapitre de ses aventures, telle une dilettante, sans aucun effort. Elle lève le nez de temps en temps pour regarder une mouche au plafond et repart de plus belle vers la fin du récit qui nous met en haleine. Une sacrée démone du texte, une furie de la scène d’action, une sensuelle de la scène d’amour…
Depuis que je connais Sco, j’en ai appris sur elle, mais je suis surtout très fier de connaître son vrai prénom. Elle s’appelle en réalité TEHEUBRRRAAHEUSCHRAMPROMPPP ! Damned, elle m’a refilé la grippe H1 N1 la nuit dernière ou quoi ?

Jack Rackhamteuheurrrahgrrrllleufreuteuh…Snirfl !

jeudi 26 novembre 2009

Un point de vue carolingien ...

Un grand merci à Charles d'avoir répondu à mon appel à textes concernant le thème "Sco' vue par ses amis et/ou lecteurs".



BADABOUM....un grand coup de pied dans ma porte... au petit matin...
Le petit bois a résisté quelques secondes mais a fini par voler en éclats...
J'ai juste eu le temps de prendre un drap pour cacher mon intimité lorsque cette grande brune a débarqué dans ma vie...
"C'est vous Charles... celui qui abuse de toutes les honnêtes mères de famille... de France.."
Elle avait une hache dans les mains mais je n'avais pas peur.
J'en profitais donc pour le lui montrer :
"- et de Navarre aussi le cas échéant...".
Notre si célèbre tueuse à gages avait revêtu sa combinaison noire moulante, légèrement ouverte devant... un vrai régal... en temps ordinaire...
"- Que puis-je pour vous...?
- J'ai été missionnée pour nettoyer la blogosphère des êtres malfaisants comme vous... une commande spéciale de quelques maris qui en ont vraiment marre de vos écrits sentimentaux... des douceurs que vous narrez... des expériences dont vous vous vantez... eux ne font pas le poids... coincés qu'ils sont désormais dans leur vie conjugale de routine... entre le chien à sortir... la poubelle à vider... et la soirée pizza-foot-bière qui les bedonnisent petit à petit...
- Certes... mais je n'oblige personne... madame...?
Elle ne me répondit pas sur son identité... secret oblige...
Ses traits fins, marqués jusque là par le professionnalisme absolu de la mission à accomplir... s'adoucirent alors.
Elle respira un grand coup... me regarda dans les yeux et soupira...
"-Je n'y arriverai pas... je ne pourrai pas faire cela... vous découper en tranches comme je l'ai déjà fait si souvent... d'abord la tête... d'un coup massif et franc... puis les membres... et hop... le tout à la benne... après un bain d'acide... mais là non... je ne pourrai pas..
- .... (gloupssss.....)
- Vous êtes si beau... et si gentil finalement... que ce serait un tel gâchis... et puis...
- Oui... ?
- Je ne devrais pas le dire... mais j'adore votre blog... que je lis presque depuis les 1ers jours... l'an passé... toutes vos aventures... waouhhh... j'adore... vraiment...
- Je vous offre un verre...?
- Oui... s'il vous plaît...?... je peux..." me demanda-t-elle en désignant le canapé.
J'acquiescais.
Elle posa son objet de travail sur ma table en verre et s'allongea aussitôt, pieds nus, sur ma banquette de cuir noir... en se lovant comme un chat qui souhaite profiter du sommeil après un bon repas..
Elle avait l'air exténué...
Je n'avais pas initialement remarqué sa mine fatiguée... dûe sans doute à ses nombreux voyages... dans la jungle des blogs.
Ni ses larmes qui vagabondaient doucement au milieu de son visage de porcelaine... depuis leur source d'un bleu transparent... et ensorcelant...
En quelques minutes, mon invité de dernière minute sombra dans un profond sommeil.
Mon chat, toujours adepte des bons coups, vint se blottir au creux de son ventre, pour la surveiller...
Je remarquais qu'elle grelottait dans son sommeil... alors je la recouvris d'un de mes plaids Ikea.
Elle resta de la sorte toute la journée...
Rien ne la réveilla...
Le soir, j'osais un peu plus... par humanité.
Je fermais les yeux (sauf quelques secondes quand même... bah oui... je suis un faible homme... ) et la débarassais de sa combinaison.
Elle ne portait rien en dessous...
Son corps fin et musclé était magnifique... de bas en haut... de justes et belles proportions... à mon goût...
Ses mains aussi... mais un frisson me parcourut quand même rien qu'à l'idée de son projet pour l'instant avorté.

L'odeur du café me réveilla au petit matin.
Elle avait rêvetu un de mes tee-shirt en guise de chemise de nuit et s'affairait à préparer notre premier repas commun.
Elle me demanda ensuite un petit service.
Celui de rester ici quelques jours.
Elle avait décidé de changer de vie, de ne plus répondre directement aux sollicitations des particuliers... mais de se professionnaliser.. de faire moins et mieux... et surtout d'adopter une nouvelle identité...
S. était jetée aux ortie... et son nouveau nom fut vite trouvé.. tandis que je me beurrais une tartine
Dame Sco... était née.

Depuis ce fameux jour de ce début d'année... notre amitié ne s'est pas démentie...
Elle vient souvent at home entre deux missions... partage ma douche et mon lit... mais en amie...
J'adore sa douce personnalité... toujours franche et directe...
Je sais que côté coeur... elle a beaucoup de soucis et que son choix tarde encore... un peu comme moi... donc.. jamais sûre de rien...
Mais je lui ai toujours dit que je ne m'en mêlerai jamais...
C'est une décision personnelle à prendre...
Au final je sais que j'ai donc gagné une nouvelle amie... à défaut d'avoir perdu la tête...
Mais l'aurait-elle fait vraiment... le grand paf et schllllaaaque...dans ma nuque..?
Qui sait...?
Et peu m'importe...

Charles Magnet.

mardi 24 novembre 2009

Ca pourrait faire des étincelles ...

Changement de programme pour moi, il faudrait que je sauve l'innocente victime avant d'abattre le vilain méchant ! C'était dingue ce que tout cela pouvait ressembler à un mauvais film de série B.
Daniel roulait ses yeux bleus comme des billes, il crevait de trouille.
Mon mari, (rien que ce mot passait difficilement au niveau de mes cordes vocales), après m'avoir désarmé, m'avait enjoint par la menace à lever l'ancre et à diriger le bateau vers le large. Si je ne m'étais pas exécutée, il aurait déclenché la minuterie de la bombe qui était fixée sur le ventre de mon ami. Heureusement que Jack m'avait fait un topo sur les manoeuvres élémentaires sans cela la coque de son voilier se serait retrouvée écrabouillée comme une coquille de noix sur les rochers. Une seule éraflure et il me maudirait sur cinq générations au moins !
- Alors ma chérie, tu te débrouilles très bien à la barre de ce bateau, ironisa Lorenzo en maintenant le canon de son révolver dans mon dos.
Je serrai les poings sur la barre, si j'avais pu étrangler Lorenzo aussi fort que je serrais cette barre, ses veines jugulaires auraient explosé en faisant de jolis geysers rouges.
- ...
- Je n'étais pas certain que tu allais me rejoindre ici, mais tu es plus intelligente que je ne le croyais, par contre ton Daniel est un idiot fini.
- Il n'est pas idiot contrairement à ce que tu penses, il voulait rendre visite à ses amis et il se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Remarque ça doit bien arranger tes affaires d'avoir un otage pour me manipuler, c'est royal pour toi !
- Royal en effet, mais je ne vais pas le garder longtemps en vie, j'en ai d'autres à liquider même si tu les as cachés je ne sais trop où, je finirai par les trouver et les éliminer.
- Tu rêves éveillé, je ne te laisserai pas faire !
- Pourtant tu es arrivée trop tard pour mon frère, j'aurais bien voulu voir ta tête, le spectacle devait être jouissif ! Te voir souffrir est la meilleure des drogues pour moi.
- Alors finalement c'est donc ça ton intention, me faire souffrir est ta seule motivation, reprendre la vie commune c'était du bidon, il te faut juste un souffre-douleurs. Tu sais Lorenzo, tu aurais dû finir le boulot quand tu m'as battue comme plâtre et violée le soir où je t'ai annoncé que j'étais enceinte, tu te serais épargné bien de l'ennui, surtout si c'est pour me régler mon compte aujourd'hui.
- Mais ma chérie, (ce que ça pouvait sonner faux à mes oreilles), je ne veux pas te tuer, je veux juste ... te torturer et te garder en vie le plus longtemps possible jusqu'à ce que j'en ai assez de voir tes prunelles remplies de toute la haine dont tu es capable envers quelqu'un.
Je me répétais sans cesse intérieurement de garder mon calme et d'attendre le moment propice pour lui bondir dessus et le désarmer mais le souci c'est qu'il tenait à la main la télécommande qui déclencherait la bombe. Une simple pression sur le bouton rouge et c'en était fini de nous tous. Je tournai la tête vers Daniel qui se liquéfiait sur son siège à mesure des minutes qui s'égrenaient.
Comment allais-je faire pour nous sortir de là ?

A suivre ...

samedi 21 novembre 2009

Des complications pour Sco' ...


Une fois notre petite séance de gymnastique terminée, Raphaël et moi retournâmes dans la maison. Moi le rose aux joues, lui, quasi impassible, il savait retrouver son sérieux à merveille si bien que personne s'était douté de rien (enfin quoique ...), il était surnaturel voilà le terme. Voilà qui m'aida à me reconcentrer sur le sujet du moment : la mise à l'abris de toute la troupe.
- Alors t'as réussi à la convaincre ? demanda Ysa en s'adressant à Raphaël.
Il répondit par la négative en tournant la tête de gauche à droite, il prît même une mine si contrite que je faillis y croire. Puis quand Ysa détourna son regard de lui, il m'adressa un clin d'oeil qui voulait dire "ma vieille tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ".
- Ce que tu peux être pénible ! ajouta Ysa.
- Aller prendre vos sacs et filez d'ici, ordonnai-je froidement.
Misère, je jouais mon rôle à la perfection, s'ils savaient tous combien j'aurais voulu les garder près de moi pour mieux pouvoir les surveiller, mais près de moi ça équivalait à les jeter sur le champ de bataille qui s'étalait entre Lorenzo et moi.
Après de multiples embrassades et autant de conseils de mise en garde, Ysa, Jules, Charles, Jack et Raphaël s'entassèrent dans le monospace de mon amie pour se rendre dans leur planque. Je gardai la voiture de location pour aller jusqu'au port et attendre Lorenzo sur le bateau de Jack.
Si je ne m'étais pas trompée dans les intentions de mon mari, il m'y attendrait déjà, le bateau de Jack était resté inoccupé depuis plus de deux jours, du vrai pain béni pour le psychopathe qu'il représentait.
J'avais pris soin d'emporter avec moi un sac avec un peu de matériel : révolver de secours, kalashnikov dernier cri, cartouches, grenades, explosifs au cas où ... Une vraie batterie de cuisine en somme !
Le pot d'échappement de la voiture pétaradait toujours, impossible d'arriver discrètement, ça devenait franchement agaçant, pour l'effet de surprise, il faudrait repasser !
Il était près d'une heure du matin quand je grimpai à bord du bateau de Jack, un spendide voilier qui avait vu défiler bon nombre de marins et de femmes, mais aux commandes toujours un seul et unique capitaine ...
L'air sentait l'iode à plein nez, il faisait encore chaud cette nuit là. J'allai directement à la cabine de Tim pour y cacher mon paquetage. Ensuite je me rendis dans la cabine de Jack, je perçus alors de la lumière filtrer sous la porte. Punaise ! Il m'attendait déjà, grrrrrrr !!!!
Je me décidai à ouvrir la porte en ayant soin d'avoir au préalable déverrouillé le cran de sûreté de mon arme. Un grand coup de pied et tout s'ouvrit en grand.
La surprise fût double autour de la table de travail du capitaine.
A gauche, Lorenzo sirotait le whisky 18 ans d'âge de Jack, à tel point que si le pirate avait vu le peu qu'il restait dans la bouteille, il aurait passé mon mari par-dessus bord pour le donner en pitance aux requins.
A droite, Daniel, baillonné et ficelé comme un saucisson sur une chaise.
Le grain de sable venait de s'insinuer dans les rouages de mon plan et je n'aimais pas ça, mais alors vraiment pas du tout ...

A suivre ...

vendredi 20 novembre 2009

Avec votre aimable participation ...

AVIS A LA POPULATION !!!!!!

Je souhaiterais recueillir vos textes sur le thème suivant :

"Sco' vue par ses amis et/ou ses lecteurs"
Je souhaiterais que vous dressiez le portrait de votre héroine préférée (oui je sais mes chevilles gonflent à vue d'oeil !) au sens physique, moral, traits de caractère, tout ce que vous imaginez sur mon personnage sans jamais avoir osé le dire !
Vos suggestions pourront m'aider à étoffer mon personnage en vue de mon projet pour l'instant encore en gestation.
Bien entendu, je publierai vos textes ici, je vous laisse jusqu'à mercredi midi pour m'envoyer votre prose. Mon adresse est dans le blog-it express, insérez directement votre texte dans le corps du mail car si vous avez Word, je ne peux pas faire de copier-coller, mon ordi fait de la résistance parce-que je n'ai pas voulu l'installer hum ...

Merci à tous et bon courage.
Cordialement,
Dame Sco'.

PS : je me dépêche pour vous écrire la suite de mon récit mais aujourd'hui, ça risque d'être just  !

jeudi 19 novembre 2009

Une distinction spéciale ...


Je viens de me faire taguer par Charles qui m'a offert un inestimable prix :THE 2009 BLOGGER APPRECIATION AWARD

Il y a sept règles pour accepter ce prix :
- remercier l'ami blogueur : Merci Charles, je suis très touchée ...
- copier l'image et la montrer sur son blog : voir ci-contre.
- mettre le donneur en lien : je l'ai fait.. ci dessus...

- raconter sept choses inconnues sur soi-même
- offrir, à son tour, le prix à sept blogueurs
- ajouter leur lien (c'est fait ):

Ysa, Jack, Maia, La plume volage, Victoria, Zélie et Colombine.

-leur annoncer qu'ils doivent à leur tour se découvrir...


Voici donc les 7 choses que vous ne saviez pas sur moi:

1) je déteste le poisson et tout ce qui est fruits de mer, c'est berk depuis que je suis bébé, rien que l'odeur m'insupporte !

2) je n'ai jamais fumé une cigarette de ma vie.

3) je suis allergique au gluten, adieu pâtes et autres lasagnes ...

4) je dors toujours avec mon arme sous mon oreiller !

5) j'écris toujours en ayant de la musique dans les oreilles sinon l'inspiration ne vient pas.

6) je suis fan de Twilight même si ce n'est sensé faire rêver que les ados.

7) j'adore le chocolat noir aux noix de pécan c'est mon pêché mignon.

mardi 17 novembre 2009

Danger imminent ...

Plus nous approchions du quartier d'Ysa, plus la tension m'étreignait les veines. Dans l'avion, je m'étais assoupie un moment et avais fait un cauchemar dans lequel je trouvais la maison de mon amie réduite en cendres, et tous mes compagnons brûlés vifs à l'intérieur ... Bien sûr les coupables n'étaient pas des kamikazes palestiniens mais Lorenzo qui jubilait, grand sourire jusqu'aux oreilles, il jouissait de me faire du mal. Je m'étais éveillée en criant et avais fichu la frousse à tous les passagers, Raphaël avait tenté de me convaincre que ce n'était qu'un rêve et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète de cette manière. Que nenni, mon estomac dansait la samba depuis ma descente d'avion, mes mains étaient froides comme de la glace, je n'avais pas desserré les dents depuis des heures, rien ni personne ne pourrait me convaincre tant que je n'aurais pas revu la maison d'Ysa bien posée sur ses fondations avec quatre murs et un toit intacts.
Il faisait nuit quand nous arrivâmes à Yaffo. Jules le mari d'Ysa vînt nous accueillir car la voiture de location qui nous avait amené jusque-là faisait un bruit d'enfer avec son pot d'échappement crevé et toute la maisonnée était debout sur le pied de guerre.
Bien sûr, je ne coupais pas aux embrassades, Ysa, Charles et Jack m'avaient manqué, ils étaient tous mes amis et rien qu'à l'idée qu'il leur arrive malheur, je sentais une sueur froide me parcourir le dos.
L'heure n'était plus à l'hostilité entre mes "hommes" car même Raphaël et Jack échangèrent une poignée de mains courtoise, il n'aurait plus manqué qu'ils se volent encore dans les plumes et là j'aurais eu une autre crise diplomatique à gérer...
- Ysa, tu es certaine que le lieu dans lequel vous vous rendez est totalement sécurisé ? demandai-je pour la énième fois.
- Mais oui arrête de te prendre la tête comme ça, tout va bien se passer et si tu as besoin de renfort, tu nous appelles, on a tous un téléphone cellulaire. De toute façon, Raphaël reste avec toi alors tout ira bien, j'en suis sûre.
- Je t'arrête tout de suite, Raphaël vient avec vous, je ne veux pas qu'il risque sa vie à cause de Lorenzo.
Ysa me regarda interloquée.
- Mais enfin t'es folle ou quoi ?! Tu ne vas pas y aller seule, l'autre fou n'attend que ça !
- Justement c'est mon problème et je ne veux pas un mort de plus sur les bras.
Mon ton était ferme et sans appel. Je me retournai et vis Raphaël adossé à l'encadrement de la porte de la cuisine, il semblait très soucieux.
Ysa poursuivit en criant presque.
- Mais c'est pas possible, soit tu te fais accompagner par un de nous, soit on vient tous avec toi ! Raisonnez-là un peu quoi, Jack, Charles dîtes quelquechose, elle vous écoutera peut-être !
Jack leva les yeux au ciel et secoua la tête d'un air de dire, elle est trop têtue, on arrivera à rien. Il se borna à ajouter :
- Fais gaffe à mon bateau ou je t'étrippe si tu t'en sors vivante !!
Charles répliqua que de toute façon, il n'avait aucun pouvoir sur moi. Le pirate et le journaliste se tournèrent en désespoir de cause vers Raphaël.
Ce dernier m'attrapa par le coude pour m'entraîner à l'écart jusque dans le jardin. Seules les lumières de la maison donnaient un peu de clarté dans cette nuit sombre.
- Dis donc ma jolie, tu comptais me faire part de ton plan au dernier moment ?
Je baissai les yeux mais il me releva le menton de façon à ce que je fixe son regard.
- Il y a un peu de ça en effet ...
- Tu tiens vraiment à ce que je me fâche ? Tu veux ma mort ou quoi ?!
- Désolée, mais je ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles si ça tournait mal.
- Et que je meurs d'angoisse pour toi, ça peut te venir à l'esprit !
Raphaël était au bord de l'explosion, il m'avait attrapé les deux bras et me secouait maintenant comme un prunier.
- Ce n'est pas ça qui me fera fléchir, répliquai-je acide.
- Pas grave, je te suivrai et je laisserai les autres se mettrent à l'abri sans moi !
- Mais bien sûr et tu penses que je vais te laisser faire ? Tu rêves tout espion que tu sois, tu ne m'empêcheras pas de régler cette affaire toute seule, je t'ai déjà beaucoup trop impliqué.
- Tu peux toujours parler, je ne t'écoute pas ! marmonna-t-il.
Je me retenais de lui céder, je détestais être loin de lui mais je détestais encore plus l'idée qu'il puisse mourir par ma faute, je ne pourrais jamais vivre avec une telle culpabilité si ... Je chassais vite l'idée noire qui m'étais venue en tête.
Alors chose à laquelle je ne m'attendais pas, il me souleva de terre et m'emporta comme un paquet de linge sale par dessus son épaule, puis me reposa sur mes pieds quelques mètres plus loin du côté de la maison où aucune lumière ne filtrait. Il me plaqua contre le mur et m'embrassa sauvagement, je ne luttai pas, bien au contraire, je voulais garder en moi le plus de souvenirs possibles si jamais nous ne devions pas nous revoir. Il me fît l'amour debout comme un prince qui trousse une servante dans le recoin d'un chateau, rapidement, frièvreusement comme si j'allais disparaître dans la minute. Tout n'était que décharges électriques dans mon coeur, mon corps et ma tête, je ne réfléchissais plus au danger imminent, j'étais sienne, il était encore mien pour quelques instants volés et ô combien précieux ...

A suivre ...

lundi 16 novembre 2009

Le plan théorique


Raphaël ne reparla plus du fait que j'avais pu douter de lui, la journée qui suivit, passa rapidement tout en demi-teinte. Le vol qui nous emmenait vers Tel-Aviv me rapprochait inexorablement que l'homme que j'avais fini par détester le plus au monde, Lorenzo. J'espérais avoir été plus maligne que lui et qu'il serait là où je l'attendais, je m'étais trompée déjà une fois et j'étais arrivée trop tard pour sauver Didou, je ne souhaitais à aucun prix que tout cela recommence.
J'avais prévenue Ysa de mon plan, le but étant d'attirer Lorenzo sur le bateau de Jack en faisant croire que Charles et le pirate y seraient, sauf qu'à la place, il ne trouverait que moi. Pendant ce temps, Ysa, Jules, Charles, Jack et Raphaël aurait quitté le quartier de Yaffo pour se réfugier dans un lieu tenu secret par les collègues d'Ysa. Le Mossad possédait plusieurs cachettes secrètes éparpillées un peu partout en Israël, il suffisait que mes amis se terrent quelques jours le temps que je vienne à bout du monstre.
Bien sûr, Raphaël n'était pas d'avis de me laisser seule pour régler cette affaire, toujours son côté protecteur qui ressortait. Cependant, je ne voulais pas avoir à m'inquièter de son sort pendant que je ferais avaler son bulletin de naissance à Lorenzo, je savais qu'il était capable de se défendre mais je préférais de loin le savoir en sécurité avec les autres et me concentrer sur ma cible. Et puis je pensais à un éventuel grain de sable qui pourrait venir se glisser dans les rouages de mon plan et qui s'appelait Daniel. Je n'étais toujours pas parvenue à le joindre au Japon, j'espérais qu'il n'aurait pas la bonne idée de vouloir nous rejoindre à Tel-Aviv par le plus grand des hasards...

vendredi 13 novembre 2009

Compte à rebours

Au fond de mon coeur, j'avais compris qui était celui qu'il me fallait mais je n'avais pas encore le courage de le lui dire, peut-être qu'il comprendrait si je faisais comme le petit poucet et que je laissais des indices derrière moi. Et au pire, s'il me suppliait d'avouer l'invouable, peut-être réussirais-je à abdiquer sur le moment face à ses beaux yeux de braise...
Bref, l'heure était au départ pour Tel-Aviv car ce n'était pas avec mon inventaire sentimental que j'allais régler le compte de Lorenzo. J'avais une petite stratégie en tête, le tout étant de savoir si Jack voudrait bien risquer de laisser exploser son bateau si le besoin s'en faisait sentir, bien sûr ce serait une extrêmité à laquelle je ne voulais pas arriver, mais si l'autre fou ne me laissait pas le choix, je le ferais sauter avec le voilier. Je comptais lui tendre un piège à la Sco'. Depuis notre union, il n'avait jamais eu à subir mon côté retors et calculateur mais j'avais décidé qu'il était plus que temps qu'il payât la note salée de notre mariage arrangé par son ignoble père. Car au fond, je réalisais bien trop tard que Lorenzo n'avait jamais réellement éprouvé d'amour pour moi, il avait appliqué les ordres de Don Roberto en m'épousant. En contrepartie, il m'avait rendu la vie impossible, chouette cadeau de mariage non ?! Quel homme un tant soit peu amoureux de sa femme ferait en sorte de tuer le bébé qu'elle attendait et disparaitrait dans la nature pendant 5 ans en se faisant passer pour mort ? Cet espèce de psychopathe n'en ressortirait pas vivant, j'avais bien la ferme intention d'accomplir le contrat le plus important de mon existence dans les prochains jours...

A suivre ...

jeudi 12 novembre 2009

Et sentimentalement parlant ?

Voilà le terrain peut-être le plus glissant à explorer, mais je m'y aventurai volontiers, il fallait bien clore mon tour d'horizon masculin. J'avais volontairement omis de parler de mon mari car il ferait l'objet d'autres textes à venir.
Bref pour revenir à ces messieurs, au niveau sentimental, là je devais dire que tout l'éventail des possibles était représenté.
Jack, l'homme à femmes par excellence, me donnait le tournis avec toutes ses conquêtes. Il aimait les femmes et le faisait savoir ouvertement, il ne se cachait jamais d'avoir passé des nuits torrides mais quelquepart, il les aimait toujours un peu voire même passionnément. Jack n'était pas un Don Juan dénué de sentiments mais mon problème c'était qu'il ne voyait aucun inconvénient à se partager entre toutes ses maîtresses régulières et mêmes les occasionnelles. Je savais très bien en mon fort intérieur qu'il ne pourrait jamais être l'homme d'une seule femme et même au prix de gros efforts sur lui-même, il ne résisterait pas longtemps à la tentation d'aller trousser d'autres jupons que les miens. Ce n'était pas de sa faute, Jack était ainsi fait que sa générosité débordante empêchait toute fidélité envers une seule femme. Alors bien malgré moi, j'avais décliné l'offre de vivre une aventure plus ou moins longue avec lui. Je détestais l'idée de devoir le partager avec d'autres et je savais que dans ce domaine aucun compromis n'était possible de mon côté. Si je décidai de me ranger des voitures une bonne fois pour toutes, ce ne serait pas pour qu'il continuât de collectionner les aventures sous mon nez.

Quant à Daniel, celui-là m'avait fait peur ! Tout le contraire de Jack, un vrai modèle de fidélité qui m'avait directement dit qu'il m'aimait et avait dans la foulée proposé le mariage de peur que je lui échappa. En amant remarquable, il avait toujours comblé mes désirs mais là, j'ai eu envie de fuir, il me proposait en quelquesorte une prison dorée pleine d'amour, bref, un amour tel un gateau tellement sucré qu'il en devient écoeurant et étouffant. Malgré les sentiments que je pouvais avoir pour Daniel, son côté excessif et fusionnel dans son amour pour moi m'avait donné envie de fuir même si je savais qu'il serait sans doute un mari et un père exemplaire, c'était trop de perfection d'un coup, je n'étais pas habituée aux fins heureuses version contes de fée.

Enfin, Raphaël, le feu sous la glace, qui se révélait un amant passionné mais aussi un homme amoureusement intelligent qui savait m'approcher à petits pas pour mieux me retenir dans ses filets. La seule chose agaçante chez lui résidait dans son travers surprotecteur, il avait toujours peur qu'il m'arrive un malheur et que je disparaisse. Un visage d'ange qui avait sans doute une trouille monstre d'être abandonné même s'il ne le disait pas. Il ne proposait pas de m'entraîner dans une relation précaire, ni de m'enchaîner par les liens sacrés du mariage, il me laissait simplement venir à lui pour que je sois moi-même convaincue de mes choix. Une fine stratégie qui semblait fonctionner jusqu'à présent...

A suivre ...

mardi 10 novembre 2009

Et dans leurs têtes, ça se passe comment ??

Ma foi, la question était difficile car je n'avais jamais pu y faire un stage, s'il y avait bien un endroit dans lequel je n'avais jamais pu pénétrer c'était le cerveau des autres et en particulier ceux de "mes hommes".
Au jeu de la psychologie, Daniel semblait le plus équilibré mais tout n'était qu'impression car il partait souvent dans des délires avec ses romans, inutile de vous dire combien il m'était difficile de le faire redescendre sur Terre. Je pourrais aisément décrire Daniel comme un doux rêveur qui prenait bien souvent ses fantasmes d'aventurier pour la réalité; résultats des courses, il avait fallu que j'aille le sauver dans la jungle colombienne. Au delà de cela, je n'avais jamais rencontré d'homme aussi gentil, un homme sur lequel j'avais pu me reposer, en qui j'avais toute confiance. Quelqu'un comme lui capable d'une telle aptitude à pardonner et à comprendre l'autre était rare, j'en savais quelquechose car malgré toutes mes incartades, il ne s'était jamais lassé de moi, voilà un garçon intelligent et magnanime.
A l'opposé, Jack était un aventurier né, une sorte de pois sauteur qui rebondissait d'histoires de jupons en histoires de piraterie. Le capitaine avait la bougeote, incapable de se poser à un endroit fixe, il n'était bien qu'à voguer sur son bateau sur toutes les mers du monde. Jack avait soif de variété, de nouveauté, la monotonie d'une existence bassement terrestre ne lui convenait guère. Cependant, malgré son caractère parfois un peu vif, je pouvais aussi compter sur lui dans n'importe quelle situation, il répondait toujours présent, un vrai scout des mers ce cher Jack.
Raphaël restait le plus énigmatique des trois, toujours réfléchi, il n'agissait jamais au hasard. Son métier d'espion lui avait forgé une personnalité plutôt secrète que j'avais énormément de mal à déchiffrer. Jamais là où je l'attendais, son atout maître résidait dans l'effet de surprise, il semblait réussir tout ce qu'il entreprenait, l'échec faisait rarement partie de son expérience. Raphaël possédait un caractère de fonceur malgré tout, peu de choses étaient capables de l'arrêter quand il avait pris une décision. Cependant, je savais que sous ses dehors d'homme solide et généreux, il cachait des souffrances dont il ne disait mot, par pudeur sans doute.

A suivre ...

lundi 9 novembre 2009

Et physiquement alors ??

Dans ma vie, j'avais toujours eu du mal à opérer des choix surtout en matière d'hommes, entre les uns et les autres mon coeur balançait sans vouloir se fixer tellement tous les possibles qui s'offraient à moi, semblaient attirants.
Voilà donc que j'étais mise en tête de comparer ceux qui restaient encore en vie et qui gravitaient autour de moi.
Finalement le plus simple c'était le physique, qu'est-ce qui pouvait bien les différencier entre eux ? Tous beaux dans leurs genres respectifs, pour Jack, l'homme mûr dans toute sa splendeur, les cheveux poivre et sel à la Georges Clooney, de jolies ridules au coin de ses yeux foncés qui lui donnaient un charme fou. Un visage doux et rassurant, mais aussi un corps sculpté et parfois blessé par ses expériences de pirate, apportaient à  ce quarantenaire bien dans sa peau, une allure captivante et remarquable.
Forcément Daniel, aussi jeune quarantenaire pouvait rivaliser avec Jack, des cheveux noirs et un sourire à vous faire tomber parterre, voilà ce qui m'avait sauté aux yeux en premier. Me voilà comme une guimauve devant Docteur mamour, athlétique et charmeur, il avait tout pour séduire n'importe quelle femme. Son allure chic et assurée, ses yeux de braise et son parfum envoûtant avaient de quoi m'hypnotiser et cela était arrivé plus d'une fois.
Et puis Raphaël, un jeunôt comparé aux deux autres, un gentil petit trentenaire, mais il ne fallait pas s'y tromper. Il savait s'y prendre au jeu de la séduction, ses cheveux cuivrés qui dansaient comme des flammes quand ils étaient ébourriffés par le vent, sa démarche féline et sa silhouette élancée, son corps musclé m'avaient littéralement chavirée. Son regard appuyé et pénétrant qui me déshabille du premier coup d'oeil, son petit sourire en coin et des dents blanches étincelantes, tous ces détails me laissaient à chaque fois sur un petit nuage. Tout chez lui, produisait chez moi un effet magnétique, indescriptible, bref, rien qu'une envie, m'aimanter à cet homme-là ...

A suivre ... 

vendredi 6 novembre 2009

Au coeur de Sco' ...


Raphaël venait de toucher un point sensible, la confiance que j'avais en la gente masculine était vraiment toute relative dès qu'il s'agissait de sentiments amoureux. Je me gardais toujours de révéler ce que je ressentais réellement pour un homme de peur d'être déçue ou trahie, alors au final, je ne m'attachais pas réellement, je papillonnais sans m'engager plus avant. Du moins, c'est ce que j'avais fait depuis que je me croyais veuve et jusqu'à ce que Raphaël entrât dans mon existence. Alors bien malgré moi, j'avais fait souffrir Didou (paix à son âme !), Jack (dans une moindre mesure parce-qu'il était toujours bien entouré par ses nombreuses conquêtes, un bon pirate ne s'appitoye pas sur ses échecs sentimentaux), mais surtout Daniel qui avait rompu ses fiançailles à cause de moi et qui semblait éperdument amoureux d'une femme que je ne serais jamais. Je m'en voulais toujours de leur causer de la peine, cependant, il fallait bien me l'avouer, j'étais un véritable fléau pour les hommes qui m'approchaient d'un peu trop près. Tôt ou tard, ils se brûlaient les ailes à mon contact, se rendant enfin compte que malgré leurs tentatives pour m'apprivoiser, je n'arriverais jamais à les aimer autant qu'eux pouvaient m'aimer car je ne leur faisais par réellement confiance. Mes années de mariage m'avaient transformée en un être immunisé face à la passion, à la douleur, à la solitude. Aimer à nouveau quelqu'un pour de vrai incluerait un abandon face à l'autre, un lâcher prise, des sentiments avoués sans fausse pudeur, bref une quasi mise à nue qui me terrifiait littéralement. Mon problème actuel résidait dans le fait que Raphaël réussissait à faire tomber mes défenses une à une sans que je puisse lutter, j'étais prise au piège des sentiments que j'éprouvais pour lui. Je comprenais sa stratégie, l'étau allait se resserrer jusqu'à ce qu'il me forçat à avouer ... Quoi ? Que je l'...
Tiens, je n'arrivais même pas à le dire tellement le mot me brûlait les lèvres, il faudrait que je sois à l'article de la mort pour oser le lui dire ou alors qu'on me braquat un révolver sur la tempe et encore, je trouverais une pirouette pour contourner l'obstacle, j'en étais persuadée ! Apollon devrait encore déployer quelques trésors d'ingéniosité pour me faire craquer complètement, la question étant, allait-il parvenir à ses fins ?


A suivre ...

mardi 3 novembre 2009

Le doute

Lorsque la sonnette retentît, je me précipitai sans réfléchir vers la porte d'entrée. Raphaël était sur le seuil, de l'eau dégoulinait de ses cheveux bronze dorés autant que son manteau dégoûtait parterre, un sac de voyage à la main, il me décocha son petit sourire en coin. Je ne lui laissai même pas le temps d'entrer et de se dévêtir que je me précipitai déjà dans ses bras.
Pendant ces trois longues heures à l'attendre, j'avais imaginé divers scenarii dont un fort désagréable, je m'étais faite un film où Lorenzo l'avait attiré dans un piège et l'avait tué. Mais non, il était là devant moi ... malgré tout ce sac de voyage ne m'inspirait rien de bon.
- Donne moi tes affaires mouillées, je vais les faire sécher dans la salle de bain.
Raphaël s'exécuta et me tendit son manteau noir. Quand je revins, il m'attendait tranquillement dans le canapé, il tapota le coussin pour que je vienne prendre place près de lui.
- Alors qu'as-tu fait pendant mon absence ? demanda-t-il  presque inquisiteur.
Il semblait sonder mes yeux inquiets, car oui, l'inquiètude n'avait pas quitté mes veines, elle serpentait dans tout mon corps et serrait mon coeur de milliers de spasmes.
- Rien de particulier, dis-je évasivement.
- Sco', tu mens très mal.
- Bon j'avoue, j'étais folle d'inquiétude et j'ai monté les pires histoires dans ma pauvre cervelle d'humaine.
- Par exemple ?
- Eh bien, ce n'est qu'une des deux possibilités qui me sont venues à l'esprit mais j'ai pensé que Lorenzo t'avait peut-être tué.
Raphaël poussa un soupir.
- C'est donc pour ça que tu as l'air si défaite. Tu peux être rassurée ton mari ne m'a rien fait, enfin pas encore !
- Qu'est-ce que cela signifie ?
- Il est juste un peu entré chez moi par effraction, a retourné mon appartement pour finalement me laisser un post-it de menaces. Rien que de très classique quoi !
Je sursautai alors que lui gardait un calme olympien.
- Ma parole, mais il a complètement perdu la raison, je savais bien que c'était risqué de te laisser seul, je n'aurais jamais dû t'envoyer faire un tour, il aurait pu t'arriver n'importe quoi ... Oh, je ne suis qu'une idiote !
- Mais non, il n'est rien arrivé et puis je sais me défendre le cas échéant, un seul homme est à ma portée, une douzaine forcément c'est autre chose ...
- Il disait quoi dans son message ?
- Que je serai le dernier sur sa liste, bref, une menace à deux balles puisqu'on le maîtrisera avant qu'il n'ait tué qui que ce soit d'autre. A ce propos, tu as des billets pour Tel-Aviv ?
- Oui j'ai réussi à avoir deux places en classe économique pour demain soir mais bon c'est déjà ça.
- Parfait, j'ai pris des affaires propres, dit-il en désignant son sac de voyage. On aura pas le temps de s'amuser à faire la lessive ! s'esclaffa-t-il.
- Et si tu me parlais de l'autre scénario auquel tu as songé ?
- Oh celui-là, mieux vaut ne pas en parler ...
Il me souleva le menton de manière à fixer mes yeux avec attention. Je détournai le regard malgré tout.
- S'il te plait, dis-moi pour quelle raison tu t'es torturée pendant des heures.
Son ton se faisait implorant.
- Bon si tu y tiens ... j'ai imaginé que tu t'étais enfui et que tu ne reviendrais jamais. Tu es content maintenant ?
- Non pas vraiment.
Il fronça les sourcils et croisa les bras.
- Donc tu es en colère ?
- Un peu , oui on peut dire ça.
- Voilà je savais bien que c'était une mauvaise idée que je crache le morceau.
- Disons que c'est assez insultant.
- Quoi ? Là j'étais perdue, je ne le suivais plus du tout.
- Je n'aurais jamais cru que tu pouvais inventé des sottises pareilles. Tu as donc si peu confiance en moi pour croire que je vais me sauver au premier coin de rue. Sco', permets-moi de te dire que tu me connais très mal !
Là j'étais dans mes petits souliers, je me sentais un peu bécasse. Raphaël rapprocha son visage du mien, prit fermement mes deux mains dans les siennes et m'assena la vérité toute nue, sans fioriture.
- Jamais je ne te quitterai alors mets toi ça dans le crâne une bonne fois pour toutes, tant que tu voudras de moi, je resterai à tes côtés. Je t'interdis de douter de moi ! Compris ?!
Je me sentais honteuse au point de piquer un fard mais à la place, je fondis en larmes, moi la tueuse, j'avais été touchée en plein coeur rien qu'avec des mots.

A suivre ...

dimanche 1 novembre 2009

Petit intermède ...



J'angoissais un peu en cette soirée pluvieuse à la limite de la tempête, la pluie battait fort sur les carreaux de la fenêtre, je voulais imprimer dans mon subconscient une image pleine de couleurs pour me sentir mieux. Peine perdue, rien à faire, je me sentais vide. Je tentais désespérément d'apercevoir la jaguar bleu nuit de Raphaël en bas de l'immeuble mais il n'était toujours pas de retour. Deux bonnes heures s'étaient écoulées depuis son départ, des minutes qui me semblaient interminables, je venais de me rendre compte à quel point je détestais être loin de lui...

A suivre ...