mardi 20 avril 2010

Petites conversations entre "amis" ...

16h00 - Salon de thé Angelina, rue de Rivoli, Paris 1er arrondissement.

— Mais enfin Stella, tu débloques ou quoi ? dit Claire à voix basse afin de ne pas être entendue par ses voisines de table.
— Je t'assure que non ! Je savais bien que tu ne me croirais pas, je n'aurais rien dû te dire, bougonnai-je.
Mon amie se rendit compte que la colère commençait à monter en moi, elle s'adoucit alors.
— Tu es trop fatiguée. Depuis son départ , tu n'as pas pris de vacances ... Il faut que tu t'aères, changes-toi les idées. Tu es enchaînée à ton piano nuit et jour ... Stella ... ça ne le fera pas revenir ... et te mettre en tête des scenarii complètement idiots ne t'aide pas non plus.
Je restai cependant ferme sur mes positions, je n'étais pas dingue ... enfin je ne croyais pas l'être totalement même si la mort de Gabriel avait mis ma santé mentale à rude épreuve.
— Mais puisque je te dis que je n'ai pas rêvé. Alors comment expliques-tu les fleurs et le mot sur mon rocking-chair ?
Je lui tendis alors le papier à l'écriture délicate faite de pleins et de déliés. Claire empoigna la feuille et la parcourut rapidement. Elle fronça les sourcils et me rendit le mot.
— Bon ok, tu ne débloques pas mais quelqu'un se balade chez toi et c'est un détraqué ... Tu as lu ce qu'il a écrit ? Il ne se considère pas comme un humain, ce type est ravagé. Ma chérie, il faut que tu préviennes la police, ce fou furieux pourrait te faire du mal, c'est grave !
— S'il avait voulu, il y a longtemps que ce serait fait à mon humble avis, soupirai-je.
Les yeux de Claire s'arrondirent comme des soucoupes.
— Ne va pas me dire que tu n'as pas peur !
— Aussi étonnant que cela puisse paraître, non, je ne suis pas effrayée ... enfin si, un peu, mais pas dans le sens où j'ai peur pour ma vie s'entend. Cet individu ne m'effrayait pas, il me fascinait, là était toute la différence.
D'ailleurs si ce gars avait pu me régler mon compte, j'aurais retrouvé l'homme que j'aimais et je n'aurais plus de questions à me poser à l'heure actuelle, mais je me gardai bien de faire part de cette réflexion à Claire. Et puis j'avais besoin d'assouvir ma curiosité. Mon visiteur avait finalement capté mon attention sauf qu'il aurait préféré que je ne le vois pas d'après ce que j'avais pu comprendre à demi-mot. Décidément, rien n'avait de sens.
Mon amie me sortit brusquement de mes réflexions.
— Viens dormir à la maison ... au moins le temps de faire changer tes serrures, me supplia-t-elle.
Si je n'obtempérais pas elle me harcèlerait jusqu'à ce que je fasse ce qu'elle voulait de toute manière.
— C'est d'accord, je dors chez toi ce soir. Je fais changer mes serrures et je prendrai deux semaines de vacances après le récital. Tu es contente ? maugréai-je.
— Ravie ! dit-elle en plissant les yeux.
— Je passe prendre quelques affaires et je te rejoins à ton appartement ...

17h00 - Quelque part entre ciel et terre.
— Rodolphe, tu as intérêt à la laisser tranquille ! Doit-on te rappeler pourquoi tu as perdu tes ailes ? Ton cas est déjà assez sérieux, n'en rajoute pas.
— Marc, mêles-toi de ce qui te regarde ... D'ailleurs tu n'es pas censé descendre pour me mettre en garde alors un peu plus ou un peu moins banni, où est la différence ?
Marc toisa Rodolphe.
— La différence c'est que tu peux redevenir l'un des nôtres si tu te montres coopératif et patient.
— Et si je n'avais pas envie de remonter, as-tu pensé à cette éventualité mon cher ?

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5 commentaires:

Anonyme a dit…

21h26 dans les grands sables crépusculaires..
souffle un air vivifiant de liberté coloré d'étoile d'amour
elle pense songe et commence un rêve
il sourit déjà..!

super ta suite, ça fait rêver !!
d'ailleurs n'est ce pas quelques lignes supplémentaires écrites à l'encre sympathique que je viens de lire un plus..?

bisous chère DS !
(imburg)

Dame Sco' a dit…

Patrick : Une seule chose à dire, tu sais lire entre mes lignes comme personne !
Bisous très cher.

ysa a dit…

Même pas peur !!! c'est tout toi ça.... j'avoue que je ne serais pas rassurée quand même....

Dame Sco' a dit…

Ysa : ah mais je confirme ce type est flippant et en même temps envoûtant, là est toute la contradiction et comme tu me connais, je ne suis pas à un paradoxe près ! Biz à toi.

Rackham Le Rouge a dit…

Oui...Ouaip...Bon.
Comme je n'ai pas lu la suite, je ne peux me permettre de trop te critiquer et te briser le coeur, Sco... ;)

Il n'y a pas assez de surprise et de mystère, depuis les "Ailes du désir" et la "Cité des Anges" faut se creuser pour surprendre avec ce sujet. Creuse ta tête, surprend-moi...
Besos !!

( Je file lire la suite...)