samedi 21 novembre 2009

Des complications pour Sco' ...


Une fois notre petite séance de gymnastique terminée, Raphaël et moi retournâmes dans la maison. Moi le rose aux joues, lui, quasi impassible, il savait retrouver son sérieux à merveille si bien que personne s'était douté de rien (enfin quoique ...), il était surnaturel voilà le terme. Voilà qui m'aida à me reconcentrer sur le sujet du moment : la mise à l'abris de toute la troupe.
- Alors t'as réussi à la convaincre ? demanda Ysa en s'adressant à Raphaël.
Il répondit par la négative en tournant la tête de gauche à droite, il prît même une mine si contrite que je faillis y croire. Puis quand Ysa détourna son regard de lui, il m'adressa un clin d'oeil qui voulait dire "ma vieille tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ".
- Ce que tu peux être pénible ! ajouta Ysa.
- Aller prendre vos sacs et filez d'ici, ordonnai-je froidement.
Misère, je jouais mon rôle à la perfection, s'ils savaient tous combien j'aurais voulu les garder près de moi pour mieux pouvoir les surveiller, mais près de moi ça équivalait à les jeter sur le champ de bataille qui s'étalait entre Lorenzo et moi.
Après de multiples embrassades et autant de conseils de mise en garde, Ysa, Jules, Charles, Jack et Raphaël s'entassèrent dans le monospace de mon amie pour se rendre dans leur planque. Je gardai la voiture de location pour aller jusqu'au port et attendre Lorenzo sur le bateau de Jack.
Si je ne m'étais pas trompée dans les intentions de mon mari, il m'y attendrait déjà, le bateau de Jack était resté inoccupé depuis plus de deux jours, du vrai pain béni pour le psychopathe qu'il représentait.
J'avais pris soin d'emporter avec moi un sac avec un peu de matériel : révolver de secours, kalashnikov dernier cri, cartouches, grenades, explosifs au cas où ... Une vraie batterie de cuisine en somme !
Le pot d'échappement de la voiture pétaradait toujours, impossible d'arriver discrètement, ça devenait franchement agaçant, pour l'effet de surprise, il faudrait repasser !
Il était près d'une heure du matin quand je grimpai à bord du bateau de Jack, un spendide voilier qui avait vu défiler bon nombre de marins et de femmes, mais aux commandes toujours un seul et unique capitaine ...
L'air sentait l'iode à plein nez, il faisait encore chaud cette nuit là. J'allai directement à la cabine de Tim pour y cacher mon paquetage. Ensuite je me rendis dans la cabine de Jack, je perçus alors de la lumière filtrer sous la porte. Punaise ! Il m'attendait déjà, grrrrrrr !!!!
Je me décidai à ouvrir la porte en ayant soin d'avoir au préalable déverrouillé le cran de sûreté de mon arme. Un grand coup de pied et tout s'ouvrit en grand.
La surprise fût double autour de la table de travail du capitaine.
A gauche, Lorenzo sirotait le whisky 18 ans d'âge de Jack, à tel point que si le pirate avait vu le peu qu'il restait dans la bouteille, il aurait passé mon mari par-dessus bord pour le donner en pitance aux requins.
A droite, Daniel, baillonné et ficelé comme un saucisson sur une chaise.
Le grain de sable venait de s'insinuer dans les rouages de mon plan et je n'aimais pas ça, mais alors vraiment pas du tout ...

A suivre ...

8 commentaires:

Charles Magnet a dit…

et tu ne crois que j'allais le dire à tout le monde... ton rose aux joues... son pourquoi du comment...
et bien non un Magnet ne dit jamais de telles choses.. qui pourraient te mettre dans l'embarras..
j'entends, je vois, je sais.. mais je ne dis rien... jamais...

victoria a dit…

aie ça va faire mal!!!
bon courage ma sco!
bises

Maia Luna a dit…

hola ça se "scorse" sérieusement ! Hummm ? ta batterie de cuisine va-t-elle réellement te suffire ? j'en tremble déjà...

Dame Sco' a dit…

Charles : je sais que je peux toujours compter sur ta discrétion en toutes circonstances.

Victoria : merci pour tes encouragements. Bises aussi ma belle.

Maia : t'as raison j'ai oublié un seul truc : le bazooka ! Mais bon, ça tenait pas dans le sac de voyage, tant pis faudra que je me débrouille sans ...

Jansheng a dit…

J'adore les complications de dernières minutes...Et oui, il faut revoir les plans, on ne tirera qu'ensuite sur la comète...
Bonne soirée Dame Sco'

Dame Sco' a dit…

JanSheng : voilà qui est bien résumé mais qui n'arrange pas mes affaires !
Bonne journée Jan.

Ysa a dit…

Tout aurait été trop simple, il fallait bien ce petit grain de sable pour enrayer la machine et bousculer tes plans....
Tu ne savais pas ou était Daniel, bein Lorenzo l'a trouvé lui !!!

Dame Sco' a dit…

Ysa : il faut dire que quand je crois que Daniel signe des dédicaces à Tokyo, je n'ai pas forcément tendance à le chercher à Tel-Aviv. Pas grave, j'improviserai comme d'hab quoi !!
N'oublie pas ton texte pour mercredi ... Merci ma bichette !