Plus nous approchions du quartier d'Ysa, plus la tension m'étreignait les veines. Dans l'avion, je m'étais assoupie un moment et avais fait un cauchemar dans lequel je trouvais la maison de mon amie réduite en cendres, et tous mes compagnons brûlés vifs à l'intérieur ... Bien sûr les coupables n'étaient pas des kamikazes palestiniens mais Lorenzo qui jubilait, grand sourire jusqu'aux oreilles, il jouissait de me faire du mal. Je m'étais éveillée en criant et avais fichu la frousse à tous les passagers, Raphaël avait tenté de me convaincre que ce n'était qu'un rêve et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète de cette manière. Que nenni, mon estomac dansait la samba depuis ma descente d'avion, mes mains étaient froides comme de la glace, je n'avais pas desserré les dents depuis des heures, rien ni personne ne pourrait me convaincre tant que je n'aurais pas revu la maison d'Ysa bien posée sur ses fondations avec quatre murs et un toit intacts.
Il faisait nuit quand nous arrivâmes à Yaffo. Jules le mari d'Ysa vînt nous accueillir car la voiture de location qui nous avait amené jusque-là faisait un bruit d'enfer avec son pot d'échappement crevé et toute la maisonnée était debout sur le pied de guerre.
Bien sûr, je ne coupais pas aux embrassades, Ysa, Charles et Jack m'avaient manqué, ils étaient tous mes amis et rien qu'à l'idée qu'il leur arrive malheur, je sentais une sueur froide me parcourir le dos.
L'heure n'était plus à l'hostilité entre mes "hommes" car même Raphaël et Jack échangèrent une poignée de mains courtoise, il n'aurait plus manqué qu'ils se volent encore dans les plumes et là j'aurais eu une autre crise diplomatique à gérer...
- Ysa, tu es certaine que le lieu dans lequel vous vous rendez est totalement sécurisé ? demandai-je pour la énième fois.
- Mais oui arrête de te prendre la tête comme ça, tout va bien se passer et si tu as besoin de renfort, tu nous appelles, on a tous un téléphone cellulaire. De toute façon, Raphaël reste avec toi alors tout ira bien, j'en suis sûre.
- Je t'arrête tout de suite, Raphaël vient avec vous, je ne veux pas qu'il risque sa vie à cause de Lorenzo.
Ysa me regarda interloquée.
- Mais enfin t'es folle ou quoi ?! Tu ne vas pas y aller seule, l'autre fou n'attend que ça !
- Justement c'est mon problème et je ne veux pas un mort de plus sur les bras.
Mon ton était ferme et sans appel. Je me retournai et vis Raphaël adossé à l'encadrement de la porte de la cuisine, il semblait très soucieux.
Ysa poursuivit en criant presque.
- Mais c'est pas possible, soit tu te fais accompagner par un de nous, soit on vient tous avec toi ! Raisonnez-là un peu quoi, Jack, Charles dîtes quelquechose, elle vous écoutera peut-être !
Jack leva les yeux au ciel et secoua la tête d'un air de dire, elle est trop têtue, on arrivera à rien. Il se borna à ajouter :
- Fais gaffe à mon bateau ou je t'étrippe si tu t'en sors vivante !!
Charles répliqua que de toute façon, il n'avait aucun pouvoir sur moi. Le pirate et le journaliste se tournèrent en désespoir de cause vers Raphaël.
Ce dernier m'attrapa par le coude pour m'entraîner à l'écart jusque dans le jardin. Seules les lumières de la maison donnaient un peu de clarté dans cette nuit sombre.
- Dis donc ma jolie, tu comptais me faire part de ton plan au dernier moment ?
Je baissai les yeux mais il me releva le menton de façon à ce que je fixe son regard.
- Il y a un peu de ça en effet ...
- Tu tiens vraiment à ce que je me fâche ? Tu veux ma mort ou quoi ?!
- Désolée, mais je ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles si ça tournait mal.
- Et que je meurs d'angoisse pour toi, ça peut te venir à l'esprit !
Raphaël était au bord de l'explosion, il m'avait attrapé les deux bras et me secouait maintenant comme un prunier.
- Ce n'est pas ça qui me fera fléchir, répliquai-je acide.
- Pas grave, je te suivrai et je laisserai les autres se mettrent à l'abri sans moi !
- Mais bien sûr et tu penses que je vais te laisser faire ? Tu rêves tout espion que tu sois, tu ne m'empêcheras pas de régler cette affaire toute seule, je t'ai déjà beaucoup trop impliqué.
- Tu peux toujours parler, je ne t'écoute pas ! marmonna-t-il.
Je me retenais de lui céder, je détestais être loin de lui mais je détestais encore plus l'idée qu'il puisse mourir par ma faute, je ne pourrais jamais vivre avec une telle culpabilité si ... Je chassais vite l'idée noire qui m'étais venue en tête.
Alors chose à laquelle je ne m'attendais pas, il me souleva de terre et m'emporta comme un paquet de linge sale par dessus son épaule, puis me reposa sur mes pieds quelques mètres plus loin du côté de la maison où aucune lumière ne filtrait. Il me plaqua contre le mur et m'embrassa sauvagement, je ne luttai pas, bien au contraire, je voulais garder en moi le plus de souvenirs possibles si jamais nous ne devions pas nous revoir. Il me fît l'amour debout comme un prince qui trousse une servante dans le recoin d'un chateau, rapidement, frièvreusement comme si j'allais disparaître dans la minute. Tout n'était que décharges électriques dans mon coeur, mon corps et ma tête, je ne réfléchissais plus au danger imminent, j'étais sienne, il était encore mien pour quelques instants volés et ô combien précieux ...
A suivre ...
20 commentaires:
Alors là je suis scotchée !
Je m'attendais hélas à voir un bateau exploser, et le feu d'artifice c'est Raphael et toi qui nous l'offraient!!!
Enfin du sexe, du vrai, du qui laisse de beaux souvenirs, l'amour debout !!! Sco' tu t'émancipes !!!!!
Debout comme une servante... Non point, les servantes sont à genoux. Debout et fière plutôt... Pas mal la chute... Y aurait il une suite... C'est bien car chez Monsieur Charles on fait dans le Roger Frison Roche.... Pffff... Que faire de ses montagnes !
Bravo !
Pas mal, Sco !
Collée au mur !
On se lâche un peu, ça fait toujours du bien...J'ai souvenir de ton tempérament, tou n'as pas changéééé !
Besos, j'attends la suite, jolie écriure ^^
Jack
détroussée comme une servante.... ro.. et moi qui ai failli brûlé vif.. en plus..
que d'émotions...!
quant à toi Allix, gare à toi... :)
mes montagnes sont belles... et épanouies comme une jolie paire de fesses...
Oh oh oh, mais tu te lâches Sco.... Je suis en train de chercher près de chez moi l'endroit ou vous avez pu batifoler...
En tout cas ce texte est génial, j'ai vraiment l'impression de voir la scène et je me reconnais même dans ce que je dis.... vite vite, la suite....
Bon visiblement le pirate n'est pas d'accord pour faire péter son rafiot !!!
enfin,le gentil Raph se réveille et te montre qui est l'homme !!! Et alors poupée heureuse ? Au moins ce souvenir là, va te faire frémir... Une pointe d'adré avant le grand rush !
La suite.. la suite ... la suiteeee
Zélie : il faut croire que le vent du changement souffle dans la vie de Sco' !
AllX : très chère, mon histoire est bien sûr à suivre, elle ne s'arrête sûrement pas là en pleins ébats amoureux . Quant aux montagnes, ne comparons pas ce qui n'est pas comparable !
Jack : merci du compliment ! Tu me le joues Julio Eglesias alors héhé ... Bises aussi.
Charles : mais oui on les aime tes montagnes le souci c'est que c'est pas très chaud comme ambiance déjà que c'est le mois de novembre et qu'on déprime tous plus ou moins ... M'enfin si tu parles de montagnes version jolies fesses là c'est autre chose, ça devient tout de suite plus attirant !
Ysa : si tu es dans le texte et que tu visualises la scène et l'ambiance c'est tout bon pour moi, ça veut dire que je ne me plante pas trop dans ce que j'ai voulu faire passer dans le texte. Merci ma bichette !!
Pour le bateau, on verra le moment venu ...
Maia : enfin un homme qui se montre bon sang de bonsoir, et quel homme hum !!! Pour la suite faudra attendre demain car aujourd'hui je suis absente pour la journée.
Ai-je mal compris ? Oui, je crois. C'est mon café Carte Noire en promo à Carrefour qui doit être éventé car je crois lire que Sa Majesté Charles parle de mes fesses. Qu'en sait-il de mes fesses ? Je ne les ai montrées nulle part, que je sache. Elles sont mieux en tout cas que sa nana toute nue et grelottante sur sa chaise de condamnée à perpétué en guise de lien sur ses archives... Na!
Oui Dame Sco, il nous rase avec ses montagnes en plein de mois de novembre. Qu'il revienne en parler quand elles seront enneignées. C'est plus gai....
j'ai un petit cadeau pour toi... très chère.. sur mon blog... héhéhé...
AllX et Charles : mon blog n'est pas un champ de bataille, si vous voulez vous engueuler en toute tranquilité faites le par mail. Merci à tous les deux !!!
Ok, Dame Sco.... Je vais me racheter et vous imiter. Je vais publier du thriller moi aussi. Je ressors ça de mes archives. Et dedans, vous savez quoi ? James Bond mais sous le prénom de Lucas et Looping sous celui de Victor ...Mais vous avouerez, il parle de fesses sur votre blog... moi je n'avais rien dit de tel !
AllX : sachez que Charles est un ami et qu'il peut mettre ce qu'il souhaite dans ses commentaires du moment que la vulgarité n'est pas de mise.
Bonne écriture pour votre thriller alors.
Il n'y avait aucune vulagarité dans ce commentaire et vous m'en voyez Chère Madame désolée... Effacez ou modérez ces commentaires s'il vous offensent, peu importe. Je vous tire ma révérence.
@SCO' Je repasserai un autre jour j'ai peur de recevoir une balle !
Je te trouve inimitable, mais chuttt....
Bises !
Qu'est ce qui se passe ici ?
Vous vous embrouillez ou c'est pour semblant.....
J'ai du louper un épisode.... pfff, j'suis jamais au courant de rien Moa !!!
Zélie : merci pour le compliment, Sco' c'est comme le nutella, toujours imitée, jamais égalée.
Ne crains rien pour les balles, je ne vise toujours que les bonnes cibles...
Ysa : quand on cherche des embrouilles à amis, entre autre il s'agit de Charles et que l'on prend mon espace d'écriture pour un terrain de règlement de compte style western, on me trouvera toujours au milieu du chemin, qu'on se le dise. A bon entendeur !
Je ne m'encombre pas de gens qui ne savent pas lire les coms' et qui les interprètent mal et font de la polémique stérile.
Hola Cocotte !! Rengaine ton flingue, tu vas finir par éborgner l'un de nous. C'est Lorenzo l'homme à abattre !! Comme quoi un peu de sexe dans une histoire, fait prendre la sauce et pimente la polémique!!! Vas-y Louloute...Bats toi !(pour les bonnes causes)
Maia : ne t'inquiète pas pour moi, je sais faire la différence entre réalité et fiction, et entre ce qui est important et futile, donc pas de danger que l'un d'entre vous se prenne une balle perdue !
Bises ma belle.
Les esprits s'échauffent, c'est normal la température vient de monter d'un cran, que dis je, jusqu'au septième ciel...
La fin du chapitre aura retenu l'attention de tous tes lecteurs..(chuutttt, de la mienne aussi)
Je n'aurais pas eu la grippe, les symptômes seulement et peut être que je viens de m'immuniser(j'espère)...
Merci de prendre de mes nouvelles dame Sco'
Bonne fin de soirée
JanSheng : comme quoi je me soucie de mes lecteurs ! Bon si ça va mieux c'est l'essentiel.
Tu as raison, les esprits s'échauffent et je ne suis pas la dernière à monter au créneau, si on me cherche, on me trouve inévitablement ! Pour que je reste zen, faudrait que je mange du moine bouddhiste au ptit déj ...
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