dimanche 16 janvier 2011

Entre rêve et réalité ...

Dame Sco' rêve d'une grande maison douillette, un feu de cheminée qui réchauffe l'atmosphère, une odeur de gâteau au chocolat qui flotte dans l'air.
Dame Sco' rêve de regarder par une large baie vitrée la mer aux teintes bleu et émeraude qui s'agite au loin, les vagues qui vont et viennent caresser le sable qui se réchauffe doucement sous les premiers rayons de soleil printanier.
Dame Sco' rêve d'un bureau rien qu'à elle dans sa nouvelle maison, un espace réservé où des petites mains pleines de doigts ne viendraient pas mettre le bazar. Un espace refuge où elle pourrait installer un piano, au moins quart de queue, tellement la pièce serait grande. La sonorité de son instrument lui manque, le contact des touches sous la pulpe de ses doigts et la musique qui en résultent ont à nouveau envie de s'exprimer ... Et puis dans ce bureau, elle rêve d'un véritable espace de travail pour ses écrits, plus un coin de table dans la salle à manger, ce temps là ce serait fini ... Un vrai bureau où elle mettrait son ordinateur, où elle pourrait enfin reprendre son roman et également continuer d'aider une amie dans ses corrections. Un coin où elle pourrait divaguer tout à son aise en regardant au dehors par la grande fenêtre qui baignerait la pièce de lumière ...
Dame Sco' rêve d'un bon fauteuil confortable où elle pourrait se poser tranquillement pour lire ses livres de vampires, anges, fées et autres histoires de bad boys ténébreux...
Dame Sco' rêve d'avoir ne serait-ce que cinq minutes de temps libre rien que pour elle car Dame Sco' n'est pas qu'une maman à plein temps, elle est aussi une femme qui a besoin d'écrire chaque jour car son petit monde tourne toujours autour de l'écriture, qu'elle tapote sur son clavier ou qu'elle dévore les livres, les mots dansent autour d'elle comme des notes de musique. Les mots sont comme l'oxygène qu'elle respire, essentiels à sa survie ...

Cependant, Dame Sco' referme sa parenthèse de rêverie jusqu'à la prochaine fois, elle endosse à nouveau son rôle de maman et file donner un bain, un biberon mais ne reste jamais très loin de son clavier d'ordinateur malgré tout ... Le rêve dans une vie c'est tellement bon que ce serait bête de s'en priver...

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lundi 10 janvier 2011

Anniversaire en retard !

Avec l'arrivée de la miss, j'ai un peu le cerveau à l'envers par le manque de sommeil et voilà que je me suis souvenue ce matin que mon blog avait deux ans depuis deux jours !
J'ai été moins présente l'an dernier, j'espère pouvoir venir écrire ici plus régulièrement en 2011.
On y croit !!!

Cordialement,
Dame Sco'.

mercredi 5 janvier 2011

Carnet rose



Un petit passage éclair pour vous annoncer la naissance de la petite Andréa le 30 décembre 2010 à 8h01. Un beau bébé glouton de 3kg285 et 50 cm !
Comme vous pouvez vous en douter, maman aimerait trouver le temps d'écrire et de vous remercier de vos gentils mails de félicitations mais le temps me manque cruellement.
Quand j'aurai repris mes marques, je ne manquerai pas de répondre à chacun d'entre-vous.


En attendant, je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2011. Soyez heureux !


Bien amicalement.
Dame Sco'.

lundi 20 décembre 2010

Paquet surprise

La neige tombait à gros flocons sur la capitale parisienne et je trainais ma mélancolie ainsi que mon désespoir en martelant mon clavier qui ne m'avait rien fait d'ailleurs. Pauvre piano, ma prof de conservatoire m'aurait passé un savon si elle m'avait vue dans cet état. J'en venais à haïr Gabriel et ses innombrables secrets, j'ignorais toujours l'identité de cette mystérieuse femme avec laquelle il entretenait une liaison, presque une seconde vie. A quoi lui avais-je donc servi ? De banque ? De faire-valoir ? De couverture pour autre chose ? Je réalisais péniblement que j'avais vécu avec un inconnu.
Tout à coup, la sonnette de ma porte d'entrée retentit. J'abandonnai mon instrument de musique pour voir qui avait encore le courage de venir rendre visite à une fille quasiment en train de perdre la raison à la lumière des évènements récents.
Un paquet m'attendait sur mon paillasson mais personne pour me le remettre en main propre. J'approchai mon oreille de la boîte. Au moins, elle ne faisait pas tic-tac c'était déjà ça. Aucun nom d'expéditeur non plus. J'ouvris le colis et poussai un cri d'horreur. Au fond de la boîte gisait une colombe blanche égorgée avec un mot qui disait "la prochaine fois ce sera ton tour !"
Bien malgré moi, je pensai immédiatement à Rodolphe et implorai la chance pour qu'il vienne à mon secours. Là j'avais plus que jamais besoin de réconfort.
Un courant d'air froid qui me fit frissonner, balaya la pièce. Puis je sentis une présence derrière moi, des bras forts m'enlacèrent et un souffle chaud murmura à mon oreille :
— Je t'avais bien dit que je serais toujours là, j'entends ton moindre appel à l'aide même s'il n'est que mental, je le perçois ... et j'accours.
Rodolphe pencha la tête et aperçus la boîte avec la colombe. Il resserra son étreinte, je le laissai faire.
— Je ferai tout pour te protéger, il ne t'arrivera pas la même chose qu'à cet oiseau, ajouta-t-il.
— Tu le promets vraiment ? le questionnai-je
— Oui mais pour cela il faut que tu me fasses confiance ... en seras-tu capable ?
Il m'obligea à me retourner et à lui faire face. Ses prunelles dorées vrillèrent les miennes.
— Je crois que oui ... de toute manière ai-je bien le choix ? Tu es le seul qui ne me prenne pas pour une folle, même ma meilleure amie m'a abandonnée, elle croit que je suis dingue.
— Pas vraiment le choix en effet. Soit tu me fais confiance et tu survis, soit tu me tournes le dos et tu y passes tôt ou tard. Et honnêtement, cette deuxième option me déplairait fortement, dit-il en caressant ma joue du bout des doigts.
Ce fut le geste de trop. Je me jetai dans ses bras et fondis en larmes ...

A suivre ...

samedi 11 décembre 2010

Questionnaire de Marcel Proust version Scoffield !

J'ai été faire un tour chez le capitaine Jack et voilà ce que j'ai récolté : un questionnaire pour une tueuse ... pas toujours facile d'y répondre d'ailleurs !
 
 Mon questionnaire de Proust

* Ma vertu préférée : la franchise
* Mon principal trait de caractère : l'intuition
* La qualité que je préfère chez les hommes : le côté protecteur
* La qualité que je préfère chez les femmes : la capacité d'écoute
* Mon principal défaut : trop gentille
* Ma principale qualité : ma capacité à rebondir même en étant au fond du gouffre.
* Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : qu'ils sachent lire entre les lignes.
* Mon occupation préférée : écrire
* Mon rêve de bonheur : exercer un métier qui me passionnera vraiment.
* Quel serait mon plus grand malheur : perdre mes enfants
* Ce que je voudrais être : un écrivain célèbre mais à la vitesse où je m'envole, je suis pas prête de publier un seul livre pour le moment... (Faites des gosses, qu'ils disaient, engagez-vous, vous verrez du pays ... bein voyons !!!)
* Le pays où j’aimerais vivre :le pays de l'imaginaire même si j'ai déjà un pied dedans.
* La couleur que je préfère : fuschia
* La fleur que je préfère : la rose blanche
* L’oiseau que je préfère : le perroquet pour ses belles couleurs.
* Mes auteurs favoris en prose : Troyat, Dan Brown, Stephenie Meyer et tant d'autres que je ne peux pas tous les citer.
* Mes poètes préférés: suis pas trop fan de poésie désolée !
* Mes héros dans la fiction : tous ceux qui endossent des rôles de bad boys irrésistibles dans les bouquins ou les films.
* Mes héroïnes favorites dans la fiction : les desperate housewives
* Mes compositeurs préférés : Chopin
* Mes peintres préférés : Renoir, Sisley et Monet.
* Mes héros/héroïnes dans la vie réelle : j'avoue honnêtement que je n'en ai pas.
* Mes héros dans l’Histoire : Gandhi
* Ce que je déteste le plus : l'odeur et le goût du poisson / les faux-jetons.
* Le personnage historique que je déteste le plus : Hitler et tous ceux du même genre.
* Les faits historiques que je méprise le plus : les bains de sang inutiles.
* Le fait militaire que j’estime le plus : donner sa vie pour sauver des innocents.
* La réforme que j’estime le plus : le droit de vote des femmes
* Le don de la nature que je voudrais avoir : prévoir l'avenir.
* Comment j’aimerais mourir : dans mon sommeil sans souffrance.
* L’état présent de mon esprit : heureuse mais un peu anxieuse aussi de l'arrivée de la nouvelle choupinette.
* La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : les erreurs involontaires.
* Ma devise : "les coeurs les plus proches ne sont pas forcément ceux qui se touchent".

Et pour tous ceux qui veulent s'y coller sur leurs blogs, la plume est à vous ! A vous de jouer !

Cordialement,
Dame Sco'

vendredi 26 novembre 2010

Stella avance dans le brouillard ...

Quelques heures auparavant, au pied d'un immeuble de la rue de Valois...

Tenant un sac de voyage à la main, la femme s'engouffra dans la BMW qui l'attendait devant la porte cochère.
— Démarre, dit-elle d'un ton brusque.
Luc enclencha la première et fit partir son nouveau joujou à toute vitesse.
— Alors tu as fait le ménage ? Tu n'as rien laissé traîner j'espère ? interrogea-t-il sa passagère.
— Non rien de compromettant. J'ai même été jusqu'à découper les photos où j'apparaissais !
— Tu aurais pu tout aussi bien emporter les cadres, ça aurait été plus vite.
— Non, au contraire.
— Pourquoi ça ? fit-il dubitatif.
— Je veux qu'elle sache qu'elle se trouve au bon endroit, je veux qu'elle ait la preuve tangible que son jules menait une double vie ... histoire de remuer encore un peu le couteau dans la plaie avant d'en finir définitivement avec elle, lâcha-t-elle froidement.
— Tu es diabolique tu sais ! J'adore quand tu te comportes comme une garce ! s'esclaffa-t-il en posant sa main libre sur le genou de sa compagne.
Elle lui rendit un sourire machiavélique en guise de réponse...

Quelques heures plus tard dans l'appartement de la rue de Valois ...

Soulagée que ce ne fut que Rodolphe, je posai mon arme sur la commode et me laissai choir sur le lit, mes jambes venaient de me lâcher. Je le dévisageai sans rien dire. Il s'approcha lentement et vint s'asseoir près de moi.
— Alors, tu as trouvé ce que tu étais venue chercher ?
Je pris quelques secondes de réflexion.
— Oui et non.
— Précise ta pensée, interrogea-t-il.
— De toute façon, tu sais lire dans les pensées alors je ne vois pas pourquoi tu me demandes de m'expliquer à haute voix, répliquai-je de mauvaise humeur.
— En ce qui te concerne, je décèle des sentiments et des impressions mais pas de mots concrets, ce sont juste des états d'âme qui flottent dans ta tête, rien de précis n'émane de ta jolie petite boîte crânienne.
Je poussai un long soupir, j'allais devoir mettre de mots sur un état de confusion et de frustration terrible. Rodolphe me scruta avec ses prunelles dorées, il y mit tellement d'intensité que je rendis les armes et passai aux aveux.
— Je sais que Gabriel habitait bien ici et qu'une femme y avait ses habitudes, j'ai d'ailleurs trouvé de la lingerie lui appartenant. Mais je ne sais toujours pas de qui il s'agit, à croire qu'elle me devance toujours de peu. Toutes les photos ont été découpées et ça m'agace à un point pas possible. J'ai l'impression de naviguer sans cesse dans le brouillard. Dès que je pourrais avoir une éclaircie et savoir où je vais, on m'en rajoute une couche, je n'en peux plus. J'en ai marre !
Je fondis en larmes, c'était trop pour une seule personne.
Rodolphe saisit ma main et la serra tendrement.
— La seule chose que je peux te révéler et qui pourrait t'aider un peu, c'est que cette femme n'est pas ordinaire, elle fait partie des gens qui sont à ta poursuite alors même si je veille au grain, sois prudente de ton côté ...
Je reniflai comme une gamine et levai mes yeux embués vers lui. Une boule de terreur s'était formée dans ma gorge. Il venait de m'asséner un autre coup de bambou à savoir que la maîtresse de Gabriel appartenait à la clique qui devait me faire disparaître. En voilà une information utile !
Il se leva, déposa un baiser sur mon front comme il l'aurait fait pour une gosse malheureuse après avoir reçu une mauvaise note et partit aussi silencieusement qu'il était venu.
Même si je crevais d'envie de le retenir, je n'en fis rien. Au bout de quelques minutes dans le vague, je rangeai soigneusement mon 9mm dans ma poche et me levai à mon tour.
Je claquai la porte de l'appartement derrière moi. Je ne pris même pas le temps d'attendre l'ascenseur et dévalai l'escalier à toute vitesse. Ce lieu m'oppressait, si j'avais été courageuse, j'y aurais mis le feu !

A suivre ...

mardi 16 novembre 2010

Remuons un peu la boue ... (2)

Je me présentai quelques heures plus tard devant un petit immeuble de la rue de Valois. Je composai le code de la porte d'entrée. Un clic et elle s'ouvrit comme par enchantement.
A quel étage devais-je me rendre là était toute la question ? Rien n'était indiqué sur les boîtes aux lettres à part que Gabriel y recevait du courrier ... Apparemment, il était domicilié ici. Aucun doute possible, son nom était en grosses lettres noires sur l'une des boîtes. Voilà qui commençait mal, un frisson me parcourut l'échine, ma gorge se serra, mais au moins j'étais sur la bonne voie. Rodolphe ne s'était pas trompé, la clé devait forcément correspondre à un des appartements; sur ce coup-là, il faudrait que je lui dise merci.
Bref, je n'allais pas essayer toutes les portes sinon je risquais d'éveiller les soupçons de quelqu'un et de me faire embarquer par la police. Ce fut à ce moment là qu'une grand-mère plutôt chic, un bibi vissé sur la tête, sortit de l'ascenseur. Je décidai de jouer les gourdes en lui disant que je venais voir mon frère mais que j'ignorais à quel étage se situait son logement. Après m'avoir jaugée pendant quelques secondes, la vieille parut me faire confiance et m'indiqua le second étage, la porte centrale me dit-elle. Sur quoi, elle commenta en me disant que ça faisait un bon moment qu'elle n'avait pas vu mon frère dans le coin mais que sa femme était toujours charmante avec elle.
Je faillis m'étrangler avec ma salive et fis passer mon état de surprise dans une quinte de toux. Sur quoi je pris congé après avoir remercié chaleureusement la mamie avec son chapeau de reine mère.
Je déboulai de l'ascenseur, les mains moites, je serrai fermement la clé et me décidai à ouvrir cette fichue porte tant que j'en avais encore le courage.
Dès que je pénétrai dans l'entrée, je reconnus un parfum familier mais ne sus pas définir exactement à qui il appartenait.
L'appartement plutôt cosy avait des fenêtres avec vue directe sur le Palais Royal, les meubles étaient arrangés avec goût, rien de trop tape à l'oeil. Visiblement, une femme de ménage devait passer régulièrement car le ménage était fait, pas un grain de poussière à l'horizon sur le buffet du salon ou sur la table ronde en merisier. Même les plantes se sentaient bien, même pas assoiffées par des mois de solitude ... Est-ce que l'Autre vivait encore là ??
Je passai dans la chambre à coucher. J'ouvris l'armoire. Des vêtements de Gabriel se trouvaient encore là, rangés en piles bien droites. J'inspectai également la commode et y dénichai de la lingerie fine, des bas, un ou deux pulls, pas une garde-robe complète en tout cas. Mon regard s'attarda sur plusieurs cadres à photos disposés au-dessus de la commode. Gabriel figurait en bonne place, tout sourire, aux côtés de quelqu'un ... Quelqu'un dont le portrait avait été soigneusement découpé. Il en était de même pour toutes les photos de l'appartement. L'Autre avait-elle fait le ménage au cas où je me pointerais inopinément ? Une boule s'était formée dans ma gorge, j'avais des difficultés à encaisser tout ce que je venais de voir. Gabriel menait donc bien une double vie ...
Tout à coup, j'entendis du bruit. Je saisis le 9 mm qui était resté bien sagement dans ma poche de manteau, la crosse était chaude en contraste avec mes mains glacées.
J'entendis des pas s'approcher de la chambre.
— Je savais bien que je te trouverais là !
J'abaissai mon arme, le souffle court, c'était Rodolphe qui venait mettre son grain de sel, une fois de plus ! Aussi étonnant que cela puisse paraître, sa présence me rassura ...

A suivre ...