Daniel ou Didou
Daniel se mit quelque peu à l'écart, pour laisser Didou s'approcher. Celui-ci raccrocha son téléphone portable, et s'avança pensivement vers Sco'.
- Écoute Didou, commença-t-elle, j'apprécie vraiment tout ce que tu as fait pour moi, mais il faut que tu comprennes. Tu...
- C'est toi qui vas m'écouter, l'interrompit-il. Je sais que tu as besoin d'un break, que tout virevolte autour de toi, que tu es en train de perdre pied.
Mais dans ton métier, on ne peut pas partir en vacances. La moindre erreur d'inattention, et tu te retrouves en menu gastronomique pour asticots.
- Je savais très bien à quoi je m'exposais quand j'ai...
- Non ! Tu ne te rends pas compte !
Didou criait presque, les veines de son cou étaient gonflées par... la colère ? Sco' ne l'avait jamais vu comme ça, lui d'ordinaire si maître de lui.
- Tu ne sais même pas ce que c'est de perdre un être qui t'est cher, reprit-il ! Tu as aimé mon frère, mais tu as finalement accepté sa mort, comme si il était destiné à mourir un jour ! Mais moi je ne l'ai jamais acceptée ! Et jamais je n'accepterai de perdre de la même manière une autre personne que j'aime !
Didou tremblait de tout son être, ses yeux brillants de larmes retenues. Sco était ébranlée par la force de cette déclaration. Elle le savait amoureux d'elle, mais de là à le voir tellement emporté et vulnérable...
- J'aimais ton frère, et pendant de longues années je n'ai pas pu penser à autre chose que lui ! Est-ce que pour la peine je dois passer ma vie à le pleurer ? J'ai déjà tellement pleuré !
L'émotion la gagnant à son tour, sous l'évocation de tant de chagrin et de douleur, elle sentit sa gorge se serrer et sa voix se voiler.
- Je veux oublier cet épisode, et vivre ma vie, reprit-elle. C'est pour ça que...
- Mais tu ne comprends donc rien ? Tu ne comprends donc pas la douleur de perdre un être aimé ? Si tu avais appris ça, jamais tu n'accepterais que l'histoire ne se répète ! Jamais !
De grosses larmes roulaient maintenant sur le visage de Didou. Sco' se taisait, atteinte par tant de colère. Lorsqu'il recommença à parler, la voix de Didou était basse et tremblante, mais gardait toute sa détermination.
- Je ne veux pas risquer de te perdre, Sco'. Pas comme j'ai perdu Lorenzo. Jamais.
Dans sa déclaration presque suppliante, Didou en était devenu presque beau. Il n'était plus cet homme souvent sûr de lui, qui avait toujours le mot pour rire, derrière ses airs bougons. Il était l'homme découvert, presque à nu, débarrassé de tout déguisement, vulnérable et pourtant prêt à défier l'univers pour celle qu'il aimait. La tension avait adouci les traits de son visage, ses yeux n'étaient rieurs mais purs, presque transparents.
- Écoute Sco'...
Elle était hypnotisée par le son de sa voix. Cette voix à la fois chaleureuse et pleine d'harmoniques rassurantes. Elle se laissait bercer.
- Écoute Sco', j'ai activé le programme de protection des témoins de la DST. Je t'ai déclarée comme témoin à charge dans une affaire d'espionnage Indo-Pakistanaise, qui n'existe que fictivement, et donc qui ne sera jamais jugée. Voici un passeport au nom de Victoria Belladone, journaliste italienne, mariée à Donatello Belladone, expert en sécurité informatique. Notre lieu de résidence est l'île Néerlandaise de Saint Martin dans les Antilles. Les billets d'avion sont dans l'enveloppe marron, avec ton permis de conduire, ta carte de sécurité sociale,
ton jeu de clefs de la maison, des photos de ton mariage, et d'autres trucs auxquels nos services ont l'habitude de penser. J'espère que tu te plais en mariée, je n'ai pas repris les photos de ton vrai mariage pour ne pas te rappeler de souvenirs enfouis. Et j'ai choisi une photo de moi où je suis à mon avantage.
Sco' était coite. Elle n'avait jamais pensé que...
- Évidemment, reprit Didou, cela ne veut pas dire que nous serons mariés. Je veux te laisser pleinement libre de tes choix. Tu auras tout le temps qu'il te faut pour faire le point. Et l'île de Saint Martin est suffisamment ouverte d'esprit pour accepter un ménage à trois si tu tiens tant à l'autre...
Il balaya le jardin du regard, pour finalement s'apercevoir que, comprenant le caractère dramatique de ce qui se passait, la bonne Gabriella avait reconduit Daniel dans ses quartiers.
- Voilà, Sco', je veux que tu saches que je ferai tout pour ne pas te perdre.
Elle fit une pause pour bien prendre conscience de ce qu'il lui proposait. Non seulement c'était une des seules occasions qu'un tueur pouvait avoir de se retirer sans risques du métier. Mais surtout elle prit conscience de l'ensemble des sacrifices que Didou consentait pour elle. Il abandonnait tout, situation, amis, pouvoirs liés à sa fonction, vie sociale, parents... Tout ça pour elle.
Tout abandonner... et rien demander en échange ! Il envisageait même d'être simple témoin de la relation qu'elle pourrait avoir avec Daniel, sans interférer. Jamais elle ne pourrait avoir preuve d'amour plus tangible !
Plus elle comprenait les implications du plan de Didou, plus elle sentait les larmes irrépressibles lui piquer les yeux.
- Oh mon Didou ! s'écria-t-elle en se jetant dans ses bras !
Ils restèrent longtemps silencieux, dans les bras l'un de l'autre, à pleurer ensemble de soulagement sur leur amour révélé.
Plus tard, dans la nuit, alors que Didou était couché dans sa chambre, encore remué par les émotions tellement profondes de l'après-midi, il se tournait et retournait sans fin, incapable de trouver le sommeil. Il ne savait comment interpréter l'attitude de Sco', et comme ils avaient été séparés par l'arrivée inattendue de Don Roberto, ils n'avaient pu se parler par la suite. Didou était parti se coucher dans l'incertitude la plus totale.
Tout-à-coup, un froissement des rideaux attira son attention. Il n'entendait pas un bruit, et pourtant il ressentait comme une présence dans la chambre. Hésitant entre des nerfs trop à vif et des sens trop précis, il tendit l'oreille en fermant les yeux. Il entendait un moustique dans le lointain de la pièce, une voiture passer dans la rue...
Mais pourtant son intuition était la plus forte. Il tendit la main pour atteindre la lampe de chevet. Il activa le commutateur mais rien ne se passa. La lampe, qui fonctionnait encore il y a quelques heures conservait son obscurité.
Pris de panique, il s'assit dans son lit, prêt à se lever pour atteindre le commutateur général près de la porte. Au moment de se lever, il sentit un grand poids s'abattre sur sa poitrine. Il essaya de lutter, mais une poigne de fer lui bloqua les poignets, pendant qu'il sentait son agresseur s'asseoir sur lui pour l'immobiliser totalement.
Complètement impuissant, il allait se mettre à appeler à l'aide lorsqu'il sentit des lèvres se poser sur les siennes. Pris de court, il cessa de lutter un instant.
- Bonsoir mon Didou, murmura la douce voix de Sco', je vois que tu ne m'attendais pas...
- Sco' ? Mais...
- Chuuut... Cette nuit est la première de beaucoup. Les paroles attendront une autre fois...
En terminant ces mots, les lèvres de Sco' se posèrent sur celles de Didou.
Rassuré, follement heureux et déjà excité, il lui rendit son baiser. L'étreinte de Sco' le relâcha doucement, et il put laisser courir ses mains sur son dos dénudé, le long de ses hanches gracieuses, et sur ses fesses fermes. Il découvrit du bout de ses doigts la frissonnante texture de la nuisette en satin qu'elle portait. Leur baiser s'éternisa et il la renversa sur le dos. Tout en lui caressant les cheveux, il partit avec ses lèvres à la découverte de son visage, de son menton, de son cou. Sa main laissa la nuque de Sco' et glissa le long de sa poitrine dressée, s'attardant délicieusement autour des seins ronds et fermes qu'elle lui offrait...
Plus tard, alors que leurs corps épuisés obtenaient un repos dûment mérité, et que le soleil dardait ses rayons à l'horizon, Sco' se pencha vers Didou et lui dit :
- Avant de te rejoindre à Saint Martin, je voudrais que tu me laisses faire mes adieux à Daniel ce soir. Je ne te rejoindrai que demain...
A suivre ...
mercredi 25 février 2009
dimanche 22 février 2009
Sondage
L'histoire de Sco' et sa vie trépidante va bientôt se terminer.
Merci à tous ceux à qui j'ai emprunté les pseudos d'avoir joué le jeu, c'était très sympathique, merci à Didou pour sa participation active, je me demande quelle fin, il me réserve d'ailleurs !!
Bref, j'aurai voulu savoir si, parmi mes innombrables lecteurs (oui vous vous comptez sur les doigts d'une main, je sais, inutile de remuer le couteau dans la plaie !), quelqu'uns d'entre vous avaient des idées pour écrire une nouvelle histoire, un thème particulier sur lequel vous souhaiteriez que je me creuse la cervelle.
Sinon, je mets la clé sous la porte et je ferai un come-back, je ne sais pas quand dans un 6e blog pourquoi pas !!!
En attendant vos réponses super nombreuses, oui je rêve debout je sais ça aussi, passez une bonne fin de WE ...
Merci à tous ceux à qui j'ai emprunté les pseudos d'avoir joué le jeu, c'était très sympathique, merci à Didou pour sa participation active, je me demande quelle fin, il me réserve d'ailleurs !!
Bref, j'aurai voulu savoir si, parmi mes innombrables lecteurs (oui vous vous comptez sur les doigts d'une main, je sais, inutile de remuer le couteau dans la plaie !), quelqu'uns d'entre vous avaient des idées pour écrire une nouvelle histoire, un thème particulier sur lequel vous souhaiteriez que je me creuse la cervelle.
Sinon, je mets la clé sous la porte et je ferai un come-back, je ne sais pas quand dans un 6e blog pourquoi pas !!!
En attendant vos réponses super nombreuses, oui je rêve debout je sais ça aussi, passez une bonne fin de WE ...
mercredi 18 février 2009
Confusion totale
Installée confortablement dans la chambre que Gabriella m'avait préparée, je réfléchissais aux évènements des derniers jours sans arriver à fermer l'oeil. Je ne savais pas trop ce que je devais faire ... peut-être rien tout simplement ...les choses se débloqueraient toutes seules sans que je ne fasse quoique ce soit ! Pffffff ... c'est bon dans les films mais pas dans le cas présent.
Une chose était sûre, je devais aller rendre une petite visite à la famille Mancini pour éclaircir toute cette histoire, savoir enfin si l'attentat venait de leur part ou bien s'il fallait chercher ailleurs le ou les responsables. D'un autre côté, je devais me rendre avec prudence chez eux car le contrat initial n'ayant pas été rempli jusqu'au bout il y a 5 ans, je restais leur cible privilégiée. Sur ces réflexions, je finîs par m'endormir...
Au matin, je décidai d'aller à la villa des Mancini, accompagnée par une équipe de gardes du corps de Don Roberto. A peine arrivée là-bas, je n'eûs même pas l'occasion de pouvoir franchir le portail qu'une rafale de balles atteignît la voiture aux vitres blindées dans laquelle je me trouvais. Un des gardes du corps fût blessé et nous fîmes demi-tour le plus rapidement possible. Il n'y avait plus de doute, c'est bien moi qui était visée la veille et il n'y avait pas non plus à se tromper sur les commanditaires.
Une fois revenue chez Don Roberto, je m'apprêtais à aller faire mon compte-rendu au vieil homme quand Gabriella m'appela pour que j'aille la rejoindre dans la cuisine.
- Alors comment ça s'est passé ?
- Mal, un homme est blessé, je n'ai même pas pu entrer dans la villa, ils sont armés jusqu'aux dents et ont ouvert le feu sur la voiture dès notre arrivée.
- Que vas-tu faire ?
- Pour l'instant, je ne sais pas trop ... Riposter ou fuir là est la question ! Je peux avoir une tasse de café pour me remettre ??
- Je te l'apporte dans le jardin, tes hommes t'attendent, ils veulent te parler et n'ont pas l'air très contents ...
- Bon j'y vais de ce pas !
Intérieurement, je me demandais ce qu'ils avaient encore bien pu inventer pour me compliquer la vie !
Ils étaient tranquillement assis en train de prendre leur petit déjeuner quand je fis mon apparition. Ils se levèrent d'un bond et je n'eûs même pas le temps de placer deux mots :
-Tu aurais pu nous prévenir que tu allais chez les Mancini, on t'auraient accompagné, c'était trop dangereux dit Daniel.
Didou ajouta :
- Franchement, ça sert à quoi que l'on soit là si tu te débrouilles toujours sans nous ??
- Dois-je vous rappeler que c'est ma vie qui est menacée et pas les votres, il n'y a pas de raison que je vous mette en danger alors que cette affaire ne concerne que moi ! Je ne suis pas rentrée pour recevoir des leçons de morale ! Bon tant que j'y suis, Daniel, il faut que je te parle et Didou, je te vois ensuite, j'ai aussi des choses à te dire.
Didou quitta le jardin pour me laisser seule avec Daniel.
- Daniel, je suis encore furieuse par rapport à Jessica, tu m'as menti et j'ai du mal à le digérer malgré les sentiments que j'ai pour toi. J'ai risqué ma vie alors que tu étais déjà engagé avec elle. Qu'est-ce qui t'as pris ? Pourquoi n'avoir rien dit ?
- Le coup de foudre en as-tu déjà entendu parler ? C'est ce que j'ai vécu avec toi quand j'étais aux Caïmans, Jessica n'existait plus, je me suis rendu compte que je n'étais pas vraiment amoureux d'elle et j'ai succombé à tes charmes. Fallait-il que je rentre à Londres, que je la largue avant de pouvoir vivre quelquechose avec toi ? Disons que j'ai commis l'erreur de faire les choses à l'envers mais je ne regrette rien, ce qui est fait est fait, on ne peut pas revenir en arrière. Tu me détestes pour ça ?
- Non je n'irais pas jusqu'à dire ça, mais je me suis sentie trahie et un peu bête devant cette fille à l'hôpital et j'ai ma fierté qu'est-ce que tu crois ? Depuis la mort de mon mari, il y a 5 ans, je n'ai eu aucune liaison et voilà que je tombe sous ton charme et ... oh et puis tout est compliqué et je n'aime pas les choses compliquées !
- Au contraire, tout est simple puisqu'aujourd'hui j'ai rompu avec Jessica, la seule ombre au tableau c'est Didou. Que ressens-tu pour lui exactement ?
- En fait, là aussi c'est confus, il y a 10 ans j'hésitais entre lui et son frère et j'ai finalement épousé son frère.
- Cela ne me dit pas si tu l'aimes ou non ?
- La vérité c'est que je crois que je vous aime tous les deux et c'est ça qui rend tout compliqué ... Tu devrais rentrer à Paris, c'est trop dangereux pour toi ici, je vais dire la même chose à Didou, une fois que j'aurai réglé mes problèmes ici, j'aurai les idées plus claires pour prendre une décision.
Didou n'avait en fait pas quitté le jardin et n'avait pas perdu une miette de mon discours, il attendait avec impatience ce que j'avais à lui dire ...
A suivre ...
Une chose était sûre, je devais aller rendre une petite visite à la famille Mancini pour éclaircir toute cette histoire, savoir enfin si l'attentat venait de leur part ou bien s'il fallait chercher ailleurs le ou les responsables. D'un autre côté, je devais me rendre avec prudence chez eux car le contrat initial n'ayant pas été rempli jusqu'au bout il y a 5 ans, je restais leur cible privilégiée. Sur ces réflexions, je finîs par m'endormir...
Au matin, je décidai d'aller à la villa des Mancini, accompagnée par une équipe de gardes du corps de Don Roberto. A peine arrivée là-bas, je n'eûs même pas l'occasion de pouvoir franchir le portail qu'une rafale de balles atteignît la voiture aux vitres blindées dans laquelle je me trouvais. Un des gardes du corps fût blessé et nous fîmes demi-tour le plus rapidement possible. Il n'y avait plus de doute, c'est bien moi qui était visée la veille et il n'y avait pas non plus à se tromper sur les commanditaires.
Une fois revenue chez Don Roberto, je m'apprêtais à aller faire mon compte-rendu au vieil homme quand Gabriella m'appela pour que j'aille la rejoindre dans la cuisine.
- Alors comment ça s'est passé ?
- Mal, un homme est blessé, je n'ai même pas pu entrer dans la villa, ils sont armés jusqu'aux dents et ont ouvert le feu sur la voiture dès notre arrivée.
- Que vas-tu faire ?
- Pour l'instant, je ne sais pas trop ... Riposter ou fuir là est la question ! Je peux avoir une tasse de café pour me remettre ??
- Je te l'apporte dans le jardin, tes hommes t'attendent, ils veulent te parler et n'ont pas l'air très contents ...
- Bon j'y vais de ce pas !
Intérieurement, je me demandais ce qu'ils avaient encore bien pu inventer pour me compliquer la vie !
Ils étaient tranquillement assis en train de prendre leur petit déjeuner quand je fis mon apparition. Ils se levèrent d'un bond et je n'eûs même pas le temps de placer deux mots :
-Tu aurais pu nous prévenir que tu allais chez les Mancini, on t'auraient accompagné, c'était trop dangereux dit Daniel.
Didou ajouta :
- Franchement, ça sert à quoi que l'on soit là si tu te débrouilles toujours sans nous ??
- Dois-je vous rappeler que c'est ma vie qui est menacée et pas les votres, il n'y a pas de raison que je vous mette en danger alors que cette affaire ne concerne que moi ! Je ne suis pas rentrée pour recevoir des leçons de morale ! Bon tant que j'y suis, Daniel, il faut que je te parle et Didou, je te vois ensuite, j'ai aussi des choses à te dire.
Didou quitta le jardin pour me laisser seule avec Daniel.
- Daniel, je suis encore furieuse par rapport à Jessica, tu m'as menti et j'ai du mal à le digérer malgré les sentiments que j'ai pour toi. J'ai risqué ma vie alors que tu étais déjà engagé avec elle. Qu'est-ce qui t'as pris ? Pourquoi n'avoir rien dit ?
- Le coup de foudre en as-tu déjà entendu parler ? C'est ce que j'ai vécu avec toi quand j'étais aux Caïmans, Jessica n'existait plus, je me suis rendu compte que je n'étais pas vraiment amoureux d'elle et j'ai succombé à tes charmes. Fallait-il que je rentre à Londres, que je la largue avant de pouvoir vivre quelquechose avec toi ? Disons que j'ai commis l'erreur de faire les choses à l'envers mais je ne regrette rien, ce qui est fait est fait, on ne peut pas revenir en arrière. Tu me détestes pour ça ?
- Non je n'irais pas jusqu'à dire ça, mais je me suis sentie trahie et un peu bête devant cette fille à l'hôpital et j'ai ma fierté qu'est-ce que tu crois ? Depuis la mort de mon mari, il y a 5 ans, je n'ai eu aucune liaison et voilà que je tombe sous ton charme et ... oh et puis tout est compliqué et je n'aime pas les choses compliquées !
- Au contraire, tout est simple puisqu'aujourd'hui j'ai rompu avec Jessica, la seule ombre au tableau c'est Didou. Que ressens-tu pour lui exactement ?
- En fait, là aussi c'est confus, il y a 10 ans j'hésitais entre lui et son frère et j'ai finalement épousé son frère.
- Cela ne me dit pas si tu l'aimes ou non ?
- La vérité c'est que je crois que je vous aime tous les deux et c'est ça qui rend tout compliqué ... Tu devrais rentrer à Paris, c'est trop dangereux pour toi ici, je vais dire la même chose à Didou, une fois que j'aurai réglé mes problèmes ici, j'aurai les idées plus claires pour prendre une décision.
Didou n'avait en fait pas quitté le jardin et n'avait pas perdu une miette de mon discours, il attendait avec impatience ce que j'avais à lui dire ...
A suivre ...
lundi 16 février 2009
Daniel vs Didou
Après les réconciliations père-fils, Didou et moi avons décidé d'aller grignoter un petit quelquechose à la cuisine. Gabriella avait laissé un de ces merveilleux desserts dans le frigo, deux fourchettes et le tour était joué, nous voilà en train de plonger allègrement dans le tiramisu maison pour nous remettre de nos émotions de la matinée ...
Je décidai de briser le silence :
- Qu'est-ce que tu faisais à m'attendre à la sortie de la messe au fait ?
- Je voulais éclaircir certaines choses, tu étais partie fâchée de mon bureau et je ne voulais pas que tu te fasses de fausses idées à propos de cette colaboratrice ...
- Je t'arrête tout de suite, tu fais ce que tu veux de ta vie !
- Mais décidément tu n'as rien compris !
- Qu'est-ce que je devrais comprendre à part que tu m'as fait des déclarations bidons au milieu de la jungle et que dès que tu as remis les pieds sur une terre civilisée, tu te laisses patouiller par une blondasse ??!!
- La blondasse comme tu dis, ne m'intéresse pas, il faut que je te le dise en quelle langage ? Il n'y a que toi et rien que toi qui compte pour moi depuis près de 10 ans. Tu crois que je n'ai pas eu envie d'interrompre la cérémonie le jour où tu as épousé mon frère ? C'est mon père qui m'en a empêché, il voulait absolument que tu te maries avec son fils préféré et bien voilà le résultat, un beau gâchis. Mais aujourd'hui, je peux renverser le cours des choses si tu me laisses ma chance Sco'. Faut-il que je te fasse ma tête de chien battu pour que tu me crois ? Faut-il que je me traîne à tes pieds ??
- Je ne te demande pas d'aller si loin que ça ... En fait, je ne sais plus où j'en suis. Si je suis venue à Palerme c'était pour réfléchir, au lieu de ça, je me retrouve avec un guerre des clans sur le dos et toi par-dessus le marché qui vient me harceler et ...
Tout à coup, Didou se pencha vers moi et me vola un baiser, ce qui eut pour effet de me clouer le bec. Furieuse, j'allais répliquer quelquechose quand Gabriella entra dans la cuisine :
- Sco', tu as de la visite, un monsieur t'attend dans le salon.
- Qui est-ce ?
- Va voir toi-même, ça vaut le détour !
Je me tournai vers Didou pour lui faire signe de m'accompagner.
- On terminera notre conversation plus tard et tu es prié de ne pas renouveler ce que tu viens de faire !
- Mais bien sûr, encore 24h avec moi et tu finiras sous ma couette dit-il en ricanant. Bon promis, je serai sage puisque tu me le demandes mais je ne sais pas combien de temps je vais le rester !
Je me dirigeai vers le salon et devinez-qui était là ? Daniel en personne ! Moi surprise et en colère :
- Qui t'as dit que j'étais là ?
- Bonjour Sco' ! J'ai supplié Ysa jusqu'à ce qu'elle me dise où tu étais.
- Qu'as-tu fait de ta Jessica ?
- Et bien, elle m'a quitté avec pertes et fracas, elle ne publiera pas mon prochain livre et elle a viré toutes mes affaires de chez elle. Je suis à la rue quoi ! Mais à vrai dire je m'en fiche éperduement, elle m'a simplifié la tâche, je ne comptais plus l'épouser de toute manière. Depuis que je t'ai rencontré tu as chamboulé toute ma vie, tous mes projets et je ne veux plus vivre sans toi.
- Sauf que tu oublies un léger détail c'est que tu m'as caché toute la vérité et si ta fiancée ne m'avait pas croisée à l'hôpital peut-être que je ne la connaitrais toujours pas.
- Bien sûr que si, quand elle est arrivée, je m'apprêtais à t'en parler voyons, ne me fais pas plus noir que je ne suis !
- J'ai quelques doutes à propos de ta sincérité pourtant.
- Oui je peux le comprendre aisément mais je suis fou de toi, tu dois me croire !
- J'en connais un autre qui est fou de moi, dis-je en m'écartant pour laisser apparaître Didou qui avait tout écouté depuis l'encadrement de la porte du salon où il était appuyé depuis un bon moment.
Daniel passa au rouge colère en deux secondes chrono.
- Vous êtes qui vous ?
- Je me présente : Didou, celui qui vous a accessoirement sauvé la vie en Colombie, je suis le beau-frère de Sco' et peut-être je l'espère très fortement, son futur mari !!
Moi interloquée :
- Non mais ça va pas de sortir des âneries pareilles Didou, j'épouse qui je veux quand je veux !
Quant à toi Daniel, j'avoue que je ne sais pas non plus où j'en suis par rapport à mes sentiments pour toi, c'est très contradictoire. Alors je vais m'adresser à tous les deux, vous avez intérêt à me laisser réfléchir tranquillement, ne pas me harceler sinon je vous renvoie tous les deux à vos études. J'avoue que je suis perdue, je tiens à vous deux mais voilà je n'arrive pas à discerner pour l'instant ce que je veux vraiment, je ne vais quand même pas vous jouer à la roulette russe.
Daniel m'interrompît :
- Prends ton temps, je sais que tu feras le bon choix, je saurai t'attendre.
Didou prît la parole :
- Après tout, ça fait 10 ans que j'attends alors un peu plus, un peu moins peu importe !
J'ajoutai :
- Parfait donc, je vous laisse papoter entre vous, je suis certaine que vous avez plein de choses à vous dire. Daniel et Didou, je vous fais préparer chacun une chambre par Gabriella. Passez une bonne nuit et ne vous arrachez pas les yeux !
Et zou, je m'esquivai vite fait pour pouvoir respirer enfin tranquillement, bientôt j'allais être obligée d'avoir un garde du corps pour que mes deux prétendants me fichent la paix cinq minutes !!!
A suivre ...
Je décidai de briser le silence :
- Qu'est-ce que tu faisais à m'attendre à la sortie de la messe au fait ?
- Je voulais éclaircir certaines choses, tu étais partie fâchée de mon bureau et je ne voulais pas que tu te fasses de fausses idées à propos de cette colaboratrice ...
- Je t'arrête tout de suite, tu fais ce que tu veux de ta vie !
- Mais décidément tu n'as rien compris !
- Qu'est-ce que je devrais comprendre à part que tu m'as fait des déclarations bidons au milieu de la jungle et que dès que tu as remis les pieds sur une terre civilisée, tu te laisses patouiller par une blondasse ??!!
- La blondasse comme tu dis, ne m'intéresse pas, il faut que je te le dise en quelle langage ? Il n'y a que toi et rien que toi qui compte pour moi depuis près de 10 ans. Tu crois que je n'ai pas eu envie d'interrompre la cérémonie le jour où tu as épousé mon frère ? C'est mon père qui m'en a empêché, il voulait absolument que tu te maries avec son fils préféré et bien voilà le résultat, un beau gâchis. Mais aujourd'hui, je peux renverser le cours des choses si tu me laisses ma chance Sco'. Faut-il que je te fasse ma tête de chien battu pour que tu me crois ? Faut-il que je me traîne à tes pieds ??
- Je ne te demande pas d'aller si loin que ça ... En fait, je ne sais plus où j'en suis. Si je suis venue à Palerme c'était pour réfléchir, au lieu de ça, je me retrouve avec un guerre des clans sur le dos et toi par-dessus le marché qui vient me harceler et ...
Tout à coup, Didou se pencha vers moi et me vola un baiser, ce qui eut pour effet de me clouer le bec. Furieuse, j'allais répliquer quelquechose quand Gabriella entra dans la cuisine :
- Sco', tu as de la visite, un monsieur t'attend dans le salon.
- Qui est-ce ?
- Va voir toi-même, ça vaut le détour !
Je me tournai vers Didou pour lui faire signe de m'accompagner.
- On terminera notre conversation plus tard et tu es prié de ne pas renouveler ce que tu viens de faire !
- Mais bien sûr, encore 24h avec moi et tu finiras sous ma couette dit-il en ricanant. Bon promis, je serai sage puisque tu me le demandes mais je ne sais pas combien de temps je vais le rester !
Je me dirigeai vers le salon et devinez-qui était là ? Daniel en personne ! Moi surprise et en colère :
- Qui t'as dit que j'étais là ?
- Bonjour Sco' ! J'ai supplié Ysa jusqu'à ce qu'elle me dise où tu étais.
- Qu'as-tu fait de ta Jessica ?
- Et bien, elle m'a quitté avec pertes et fracas, elle ne publiera pas mon prochain livre et elle a viré toutes mes affaires de chez elle. Je suis à la rue quoi ! Mais à vrai dire je m'en fiche éperduement, elle m'a simplifié la tâche, je ne comptais plus l'épouser de toute manière. Depuis que je t'ai rencontré tu as chamboulé toute ma vie, tous mes projets et je ne veux plus vivre sans toi.
- Sauf que tu oublies un léger détail c'est que tu m'as caché toute la vérité et si ta fiancée ne m'avait pas croisée à l'hôpital peut-être que je ne la connaitrais toujours pas.
- Bien sûr que si, quand elle est arrivée, je m'apprêtais à t'en parler voyons, ne me fais pas plus noir que je ne suis !
- J'ai quelques doutes à propos de ta sincérité pourtant.
- Oui je peux le comprendre aisément mais je suis fou de toi, tu dois me croire !
- J'en connais un autre qui est fou de moi, dis-je en m'écartant pour laisser apparaître Didou qui avait tout écouté depuis l'encadrement de la porte du salon où il était appuyé depuis un bon moment.
Daniel passa au rouge colère en deux secondes chrono.
- Vous êtes qui vous ?
- Je me présente : Didou, celui qui vous a accessoirement sauvé la vie en Colombie, je suis le beau-frère de Sco' et peut-être je l'espère très fortement, son futur mari !!
Moi interloquée :
- Non mais ça va pas de sortir des âneries pareilles Didou, j'épouse qui je veux quand je veux !
Quant à toi Daniel, j'avoue que je ne sais pas non plus où j'en suis par rapport à mes sentiments pour toi, c'est très contradictoire. Alors je vais m'adresser à tous les deux, vous avez intérêt à me laisser réfléchir tranquillement, ne pas me harceler sinon je vous renvoie tous les deux à vos études. J'avoue que je suis perdue, je tiens à vous deux mais voilà je n'arrive pas à discerner pour l'instant ce que je veux vraiment, je ne vais quand même pas vous jouer à la roulette russe.
Daniel m'interrompît :
- Prends ton temps, je sais que tu feras le bon choix, je saurai t'attendre.
Didou prît la parole :
- Après tout, ça fait 10 ans que j'attends alors un peu plus, un peu moins peu importe !
J'ajoutai :
- Parfait donc, je vous laisse papoter entre vous, je suis certaine que vous avez plein de choses à vous dire. Daniel et Didou, je vous fais préparer chacun une chambre par Gabriella. Passez une bonne nuit et ne vous arrachez pas les yeux !
Et zou, je m'esquivai vite fait pour pouvoir respirer enfin tranquillement, bientôt j'allais être obligée d'avoir un garde du corps pour que mes deux prétendants me fichent la paix cinq minutes !!!
A suivre ...
vendredi 13 février 2009
Le pourquoi du comment !
Une fois revenue à la villa de Don Roberto, je n'avais cessé de réfléchir à la raison qui avait poussé cet ex-yakusa à vouloir éliminer le vieil homme. Une faction de la Stidda avait sûrement dû mettre un contrat sur sa tête, la guerre des clans n'en finirait donc jamais. Don Roberto devait regretter le temps où la cosa nostra était unie et dirigée de façon hiérarchique et réfléchie, pfff ... tout se perd tiens !
Je décidai d'aller poser quelques questions à Don Roberto maintenant qu'il était remis de ses émotions, il devrait pouvoir éclairer ma lanterne.
Je tocquai à la porte de sa chambre.
- Don Roberto c'est Sco' ! Est-ce que je peux entrer ?
- Viens !
- Comment vous sentez-vous ?
- Vieux et blessé, à part ça, va bene !
- Ne faîtes pas d'humour voulez-vous, la situation est grave si vous remettez les pieds dans une guerre de clans, ça va encore se finir dans un bain de sang. Dois-je vous rappeler ce qui est arrivé à mon mari à cause de ça ?
- Ton mari c'était aussi mon fils et tu n'as pas idée de la souffrance que je ressens tous les jours !
- Si je le sais croyez-le bien. Bon qui vous en veut cette fois ?
- Mais Sco' ce n'est pas moi qui était visé, c'était toi ! J'ai reçu des lettres de menace à ton sujet depuis plusieurs semaines, celui qui est venu pour t'abattre aujourd'hui a loupé sa cible mais tout ce que je peux te dire, à moins que tu ne l'aies déjà déduit toi-même c'est que c'est la même famille qui a exécuté ton mari. Le travail n'avait pas été fini puisqu'ils ne t'avaient pas eu, ils te chercheront jusqu'à ce que tu rendes l'âme ma pauvre enfant. L'ex-yakusa c'était pour t'orienter vers une fausse piste mais ils ne sont vraiment pas doués. La famille Mancini n'est plus ce qu'elle était depuis que ce sont les jeunes qui ont repris les affaires, ils envoient de jeunes chiens fous qui font n'importe quoi, même tirer en plein jour sur des enfants ne les gênent pas !
- Bon merci d'avoir éclairé ma lanterne, maintenant je sais à quoi m'en tenir. Je me suis tenue éloignée le plus possible des affaires pour éviter un bain de sang mais je tiens toujours à venger la mort de Lorenzo vous savez.
Tiens tant que j'y suis, votre autre fils vous attend dans le salon, vous voulez le voir ou bien je le renvoie dans ses pénates à Paris ?
- Fais le venir, il est temps que je lui accorde mon pardon, finalement Lorenzo n'est pas mort à cause de l'incompétence de Didou, c'est la malchance voilà tout. J'ai réfléchi et je ne lui en veux plus, je suis un vieil homme maintenant ...
Didou en sale gosse qu'il était resté, avait l'oreille collée à la porte. Les larmes aux yeux, il était content que son père lui ait enfin pardonné, voilà 5 ans qu'il attendait cela, il se sentait soulagé d'un poids terrible. Maintenant, il lui restait à convaincre Sco' de sa sincérité et là c'était une autre affaire !
Pendant ce temps à des centaines de kilomètres de là, depuis sa chambre d'hôpital, Daniel appela Ysa pour savoir où je me cachais. Après son 52e appels, la pauvre Ysa cèda enfin et lui avoua que je séjournais à Palerme. Et puis pour pimenter un peu les évènements, elle lui dît que Didou m'avait rejoint là-bas, tant qu'à faire remettons un peu le bazar dans la vie de Sco', elle n'en a pas assez en ce moment !!!!!
Daniel piqué au vif, décida de réserver un billet d'avion et de partir sur l'heure en Sicile, ce Didou n'allait pas lui piquer sa Sco' aussi facilement non mais !!!!!
A suivre ...
Je décidai d'aller poser quelques questions à Don Roberto maintenant qu'il était remis de ses émotions, il devrait pouvoir éclairer ma lanterne.
Je tocquai à la porte de sa chambre.
- Don Roberto c'est Sco' ! Est-ce que je peux entrer ?
- Viens !
- Comment vous sentez-vous ?
- Vieux et blessé, à part ça, va bene !
- Ne faîtes pas d'humour voulez-vous, la situation est grave si vous remettez les pieds dans une guerre de clans, ça va encore se finir dans un bain de sang. Dois-je vous rappeler ce qui est arrivé à mon mari à cause de ça ?
- Ton mari c'était aussi mon fils et tu n'as pas idée de la souffrance que je ressens tous les jours !
- Si je le sais croyez-le bien. Bon qui vous en veut cette fois ?
- Mais Sco' ce n'est pas moi qui était visé, c'était toi ! J'ai reçu des lettres de menace à ton sujet depuis plusieurs semaines, celui qui est venu pour t'abattre aujourd'hui a loupé sa cible mais tout ce que je peux te dire, à moins que tu ne l'aies déjà déduit toi-même c'est que c'est la même famille qui a exécuté ton mari. Le travail n'avait pas été fini puisqu'ils ne t'avaient pas eu, ils te chercheront jusqu'à ce que tu rendes l'âme ma pauvre enfant. L'ex-yakusa c'était pour t'orienter vers une fausse piste mais ils ne sont vraiment pas doués. La famille Mancini n'est plus ce qu'elle était depuis que ce sont les jeunes qui ont repris les affaires, ils envoient de jeunes chiens fous qui font n'importe quoi, même tirer en plein jour sur des enfants ne les gênent pas !
- Bon merci d'avoir éclairé ma lanterne, maintenant je sais à quoi m'en tenir. Je me suis tenue éloignée le plus possible des affaires pour éviter un bain de sang mais je tiens toujours à venger la mort de Lorenzo vous savez.
Tiens tant que j'y suis, votre autre fils vous attend dans le salon, vous voulez le voir ou bien je le renvoie dans ses pénates à Paris ?
- Fais le venir, il est temps que je lui accorde mon pardon, finalement Lorenzo n'est pas mort à cause de l'incompétence de Didou, c'est la malchance voilà tout. J'ai réfléchi et je ne lui en veux plus, je suis un vieil homme maintenant ...
Didou en sale gosse qu'il était resté, avait l'oreille collée à la porte. Les larmes aux yeux, il était content que son père lui ait enfin pardonné, voilà 5 ans qu'il attendait cela, il se sentait soulagé d'un poids terrible. Maintenant, il lui restait à convaincre Sco' de sa sincérité et là c'était une autre affaire !
Pendant ce temps à des centaines de kilomètres de là, depuis sa chambre d'hôpital, Daniel appela Ysa pour savoir où je me cachais. Après son 52e appels, la pauvre Ysa cèda enfin et lui avoua que je séjournais à Palerme. Et puis pour pimenter un peu les évènements, elle lui dît que Didou m'avait rejoint là-bas, tant qu'à faire remettons un peu le bazar dans la vie de Sco', elle n'en a pas assez en ce moment !!!!!
Daniel piqué au vif, décida de réserver un billet d'avion et de partir sur l'heure en Sicile, ce Didou n'allait pas lui piquer sa Sco' aussi facilement non mais !!!!!
A suivre ...
jeudi 12 février 2009
L'épisode by Didou
Les longs cheveux de Sco étaient épars sur son épaule. Didou écoutait le souffle paisible de son amie (non, plus qu'une amie maintenant). Elle avait blotti sa tête au creux de sa poitrine, son bras tendrement sur son ventre. Leurs jambes étaient encore entremêlées, après la folle nuit qu'ils avaient passée. Le corps de cette femme si belle, si sauvage et impétueuse, et pourtant si féminine et attirante, ce corps nu collé contre le sien aiguisa à nouveau le désir de Didou.
Mais comment en étaient-ils arrivés là, déjà ?
Le train d'atterrissage de l'avion heurta violemment la piste, et tira Didou de son rêve.
Palerme. Ca faisait tellement longtemps qu'il n'avait foulé ce sol poussiéreux et pourtant tellement affectivement fort. Maintenant qu'il pilotait tout depuis Paris, il... Il chassa cette idée de son esprit. Il était là pour Sco, et exclusivement pour elle.
Ca n'avait pas été difficile de retrouver sa trace, de savoir quelle destination elle avait prise, et où elle logeait actuellement. Il savait même qu'elle avait choisi du poisson dans l'avion, mais n'avait pas mangé son fromage... Ce poste bien placé dans les RG français s'était une fois de plus révélé inestimable.
A Palerme, il se rendit dans un petit hôtel de centre ville, le meilleur marché qu'il connaisse. Puis il se souvint de son rêve. Il en avait déjà faits de prémonitoires...
Il se décida finalement pour un hôtel trois étoiles sur la place centrale de Palerme, après avoir bien vérifié qu'ils étaient en mesure d'émettre une facture compatible avec les notes de frais de l'administration française.
Armé de son bouquet qu'il avait ramené de France (un bagage à main qu'il avait laborieusement négocié), il se rendit à la sortie de l'église. C'était dimanche, et le mentor de Sco ne pouvait se permettre de manquer la messe. Et Sco l'accompagnerait, il en était sûr.
La cathédrale Notre Dame de l'Assomption était somptueuse. Son dôme éblouissant élancé vers le ciel semblait comme un lien unique et précieux avec le monde céleste. Il régnait un grand calme sur la place. Aucun passant, juste une faible brise qui venait atténuer les brûlures ardentes du soleil. Seul, un musicien muni de son violon dans son étui traversa la place, et rentra dans un bâtiment opposé à la cathédrale.
Les cloches commencèrent à retentir, et d'un coup la vie reprit ses droits. Comme par un coup de baguette magique, des passants apparaissaient presque de nulle part, et se mélangeaient à la foule que crachaient les gigantesques portes de la cathédrale.
Didou vit Don Roberto sortir de l'édifice, au bras duquel se tenait Sco. Par une mécanique magiquement huilée, son chauffeur approchait déjà sa voiture pour qu'il n'ait pas à attendre. Didou descendit les marches du promontoire où il était juché, et s'approcha de son amie. Il connaissait bien Don Roberto, pour avoir dû traiter de nombreuses fois avec lui. Alors qu'il allait se jeter à genoux devant Sco, lui clamer son amour devant une foule de témoins et dans un lieu quasiment consacré, il vit Don Roberto faire un brusque mouvement en arrière, puis s'écrouler. Il vit Sco, toujours vive et lucide le tirer et l'enfoncer dans la portière béante de la voiture. Il vit le bolide démarrer en trombe. Il vit Sco dégainer son arme, et regarder de tous côtés.
Puis il comprit !
Un sniper avait touché au bras le vieil homme. Un sniper assez lointain, et qui devait avoir une position privilégiée. Un sniper avec donc une arme très longue, de celles qu'on cache dans un...
- Sco ! Par ici, vite !
Ils traversèrent la place comme si le diable les talonnait. Arrivés au pied du musée où il avait vu le violoniste entrer, il entendit Sco crier :
- Occupe-toi du guichet !
Ben comment ?
Il n'avait pas d'arme et cette pauvre guichetière n'avait rien fait. Il n'allait quand même pas payer deux billets !
La jeune italienne le fixait avec des yeux incrédules, incapable de comprendre pourquoi on l'avait menacée d'une arme pour pénétrer dans le musée.
- Lei è superbo, dit Didou avec un sourire donjuanesque. Il lui tendit le somptueux bouquet de fleurs, et entra à son tour dans l'édifice.
Au premier étage, il découvrit Sco, repoussant du pied le cadavre du sniper.
- Je n'ai pas eu le choix, dit-elle, C'était lui ou moi.
Pour quelqu'un qui était prise de cours, Sco n'avait pas perdu la main : la balle s'était logée au dessus du nez, dans le prolongement du sourcil gauche.
- C'est un Yakuza, dit-elle encore en lui montrant ses tatouages dans le dos. Avec une arme de professionnel.
Didou regarda le long fusil, muni d'une lunette de visée à guidage laser. L'homme avait dans la main un simple Beretta avec lequel il avait cherché à éliminer Sco.
- Mais pourquoi un Yakuza ? se demandait Sco.
Didou se pencha sur la main du tueur, et remarqua un tatouage, formé de cinq petits points noirs placés en cercle, entre le pouce et l'index.
- Un ex-Yakuza : il a un autre employeur maintenant, déclara Didou.
Voyant Sco rester sur sa première impression, la plus évidente, il enchaîna :
- La Stidda. C'est une organisation mafieuse concurrente de la Cosa Nostra. Elle est basée dans le sud de la Sicile, autour d’Agrigente. Leurs membres portent cette marque caractéristique.
Puis, se souvenant de son rêve, il ajouta :
- Sco, je sais que ce n'est pas le moment, mais j'ai un truc à te dire...
- Pas le temps, dit elle. Les employés de Don Roberto vont venir nettoyer ça, mais moi je veux savoir pourquoi quelqu'un s'en prend à tous les gens qui me sont proches.
Mais comment en étaient-ils arrivés là, déjà ?
Le train d'atterrissage de l'avion heurta violemment la piste, et tira Didou de son rêve.
Palerme. Ca faisait tellement longtemps qu'il n'avait foulé ce sol poussiéreux et pourtant tellement affectivement fort. Maintenant qu'il pilotait tout depuis Paris, il... Il chassa cette idée de son esprit. Il était là pour Sco, et exclusivement pour elle.
Ca n'avait pas été difficile de retrouver sa trace, de savoir quelle destination elle avait prise, et où elle logeait actuellement. Il savait même qu'elle avait choisi du poisson dans l'avion, mais n'avait pas mangé son fromage... Ce poste bien placé dans les RG français s'était une fois de plus révélé inestimable.
A Palerme, il se rendit dans un petit hôtel de centre ville, le meilleur marché qu'il connaisse. Puis il se souvint de son rêve. Il en avait déjà faits de prémonitoires...
Il se décida finalement pour un hôtel trois étoiles sur la place centrale de Palerme, après avoir bien vérifié qu'ils étaient en mesure d'émettre une facture compatible avec les notes de frais de l'administration française.
Armé de son bouquet qu'il avait ramené de France (un bagage à main qu'il avait laborieusement négocié), il se rendit à la sortie de l'église. C'était dimanche, et le mentor de Sco ne pouvait se permettre de manquer la messe. Et Sco l'accompagnerait, il en était sûr.
La cathédrale Notre Dame de l'Assomption était somptueuse. Son dôme éblouissant élancé vers le ciel semblait comme un lien unique et précieux avec le monde céleste. Il régnait un grand calme sur la place. Aucun passant, juste une faible brise qui venait atténuer les brûlures ardentes du soleil. Seul, un musicien muni de son violon dans son étui traversa la place, et rentra dans un bâtiment opposé à la cathédrale.
Les cloches commencèrent à retentir, et d'un coup la vie reprit ses droits. Comme par un coup de baguette magique, des passants apparaissaient presque de nulle part, et se mélangeaient à la foule que crachaient les gigantesques portes de la cathédrale.
Didou vit Don Roberto sortir de l'édifice, au bras duquel se tenait Sco. Par une mécanique magiquement huilée, son chauffeur approchait déjà sa voiture pour qu'il n'ait pas à attendre. Didou descendit les marches du promontoire où il était juché, et s'approcha de son amie. Il connaissait bien Don Roberto, pour avoir dû traiter de nombreuses fois avec lui. Alors qu'il allait se jeter à genoux devant Sco, lui clamer son amour devant une foule de témoins et dans un lieu quasiment consacré, il vit Don Roberto faire un brusque mouvement en arrière, puis s'écrouler. Il vit Sco, toujours vive et lucide le tirer et l'enfoncer dans la portière béante de la voiture. Il vit le bolide démarrer en trombe. Il vit Sco dégainer son arme, et regarder de tous côtés.
Puis il comprit !
Un sniper avait touché au bras le vieil homme. Un sniper assez lointain, et qui devait avoir une position privilégiée. Un sniper avec donc une arme très longue, de celles qu'on cache dans un...
- Sco ! Par ici, vite !
Ils traversèrent la place comme si le diable les talonnait. Arrivés au pied du musée où il avait vu le violoniste entrer, il entendit Sco crier :
- Occupe-toi du guichet !
Ben comment ?
Il n'avait pas d'arme et cette pauvre guichetière n'avait rien fait. Il n'allait quand même pas payer deux billets !
La jeune italienne le fixait avec des yeux incrédules, incapable de comprendre pourquoi on l'avait menacée d'une arme pour pénétrer dans le musée.
- Lei è superbo, dit Didou avec un sourire donjuanesque. Il lui tendit le somptueux bouquet de fleurs, et entra à son tour dans l'édifice.
Au premier étage, il découvrit Sco, repoussant du pied le cadavre du sniper.
- Je n'ai pas eu le choix, dit-elle, C'était lui ou moi.
Pour quelqu'un qui était prise de cours, Sco n'avait pas perdu la main : la balle s'était logée au dessus du nez, dans le prolongement du sourcil gauche.
- C'est un Yakuza, dit-elle encore en lui montrant ses tatouages dans le dos. Avec une arme de professionnel.
Didou regarda le long fusil, muni d'une lunette de visée à guidage laser. L'homme avait dans la main un simple Beretta avec lequel il avait cherché à éliminer Sco.
- Mais pourquoi un Yakuza ? se demandait Sco.
Didou se pencha sur la main du tueur, et remarqua un tatouage, formé de cinq petits points noirs placés en cercle, entre le pouce et l'index.
- Un ex-Yakuza : il a un autre employeur maintenant, déclara Didou.
Voyant Sco rester sur sa première impression, la plus évidente, il enchaîna :
- La Stidda. C'est une organisation mafieuse concurrente de la Cosa Nostra. Elle est basée dans le sud de la Sicile, autour d’Agrigente. Leurs membres portent cette marque caractéristique.
Puis, se souvenant de son rêve, il ajouta :
- Sco, je sais que ce n'est pas le moment, mais j'ai un truc à te dire...
- Pas le temps, dit elle. Les employés de Don Roberto vont venir nettoyer ça, mais moi je veux savoir pourquoi quelqu'un s'en prend à tous les gens qui me sont proches.
mardi 10 février 2009
Info du jour
Dans le prochain épisode ce sera Didou en personne qui vous racontera la suite de nos aventures. J'avoue que je ne sais pas trop à quoi m'attendre mais à mon avis, lui et Daniel me réservent une petite surprise à Palerme ...
A suivre !
A suivre !
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