Et oui, ce n'est pas le tout d'écrire une histoire ... il faut aussi lui trouver un titre !
Alors, je fais ici un petit sondage auprès de mes lecteurs assidus.
Quel titre proposeriez-vous pour le 1er volet des aventures de votre tueuse préférée ?
Répondez moi directement dans les commentaires.
Merci à toutes et à tous pour votre aimable participation.
Cordialement,
Dame Sco'.
lundi 18 janvier 2010
mercredi 13 janvier 2010
Dernier épisode
C'était une belle matinée de printemps, l'air était doux, le soleil brillait dans le ciel. L'église n'était pas bondée, bien au contraire, mes amis occupèrent les deux premiers rangs, le reste des bancs demeuraient vides.
Personne ne manquait à l'appel : Ysa et Jules, Victoria et James, Charles et Théophile, Jack et Tim, Maïa, et bien sûr les deux êtres les plus importants de mon existence, Raphaël et Eva (qui gazouillait sur les genoux de sa tante).
Raphaël avait le bras gauche en écharpe et quelques coupures au front mais il était toujours divinement beau dans son costume sombre qui faisait ressortir l'éclat de ses cheveux cuivrés.
Des gerbes de roses rouges et blanches se trouvaient au pied de l'autel en guise de décoration.
Le prêtre entama la cérémonie.
" Mes biens chers frères, nous sommes réunis ici pour accompagner notre amie Sco' dans sa dernière demeure ..."
Ysa éclata en sanglots tandis que Raphaël se montrait aussi digne que possible malgré le chagrin qui le submergeait, il serrait les mâchoires pour s'empêcher de crier à l'injustice. Toute l'assistance avait les yeux rougis par la tristesse et le désespoir en fixant le cercueil en chêne qui trônait au milieu de la nef.
Seule Eva ne comprenait rien de ce qui se passait. Difficile pour une enfant de 7 mois de réaliser que sa maman ne reviendrait plus jamais ...
La mise en terre se déroula dans un petit cimetière à l'écart de Paris, le cortège suivit ma dépouille sous le chant des petits oiseaux, rien de mieux qu'un temps radieux pour se faire ensevelir à trois mètres sous terre.
Malgré la douleur qui lui étreignait la poitrine, Raphaël observa les gens autour de lui, il aperçut deux hommes en costume noir avec lunettes de soleil postés derrière des pierres tombales un peu plus loin. Un frisson lui parcourut l'échine, quelquechose n'était pas clair ...
Il se souvint du jour où on lui avait demandé de reconnaître mon corps à la morgue. Le cadavre était tellement brûlé et mutilé que mon identification s'était effectuée uniquement grâce à ma bague de fiançailles ... Une lueur de lucidité au milieu des ténèbres fit la connection entre ses neurones.
Tous mes amis retournèrent jusqu'à leurs véhicules en se traînant d'un pas lourd, même Jack n'avait jamais été aussi abattu, il avait pris 10 ans d'un coup.
Raphaël ferma la marche, et s'arrêta un instant près des deux hommes en noir.
- Que voulez-vous ? demanda Raphaël.
- Juste vous donner un conseil amical, ne remuez pas la boue ou bien vous finirez vous aussi dans une boîte à sardines.
- C'est une menace plus qu'un conseil amical, ironisa-t-il.
- Faîtes ce qu'on vous dit, ne cherchez pas le fin de mot de l'histoire, sinon votre fille sera orpheline pour de bon.
- Hum ...
- Toutes nos condoléances monsieur Carter ! Le pentagone vous surveille ...
Les men in black s'en retournèrent et prirent la direction de la sortie.
Raphaël retourna jusqu'à ma tombe. Il serra dans sa poche la bague en diamants qu'il avait récupéré sur mon cadavre et se jura de tirer l'affaire au clair.
Il lut à haute voix mon épitaphe :
" Ci-gît Andrea Scoffield, une femme formidable et surprenante" ...
Raphaël ne put réprimer un sourire en se convainquant que la femme qu'il aimait par-dessus tout n'avait pas pu périr aussi bêtement.
La vérité était ailleurs ...
Fin du 1er volet des aventures de Dame Sco'.
Edit de l'auteur ...
Devant la protestation générale d'une majorité de mes lectrices, je vais donc écrire une version différente du dernier épisode qui a soulevé l'indignation...
Cela dit sachez toutes et tous que j'arrive au bout du premier volet des aventures de Sco'.
Il y aura une suite rassurez-vous ... mais je dois d'abord terminer et paufiner ce que j'ai commencé avant de poursuivre sur ma lancée ... Beaucoup de corrections m'attendent car les incohérences plombent une histoire c'est bien connu ...
Je vous écrirai la nouvelle version de l'épisode d'hier cette après-midi, en espérant qu'elle vous plaira davantage !
Cordialement,
Sco'.
Cela dit sachez toutes et tous que j'arrive au bout du premier volet des aventures de Sco'.
Il y aura une suite rassurez-vous ... mais je dois d'abord terminer et paufiner ce que j'ai commencé avant de poursuivre sur ma lancée ... Beaucoup de corrections m'attendent car les incohérences plombent une histoire c'est bien connu ...
Je vous écrirai la nouvelle version de l'épisode d'hier cette après-midi, en espérant qu'elle vous plaira davantage !
Cordialement,
Sco'.
dimanche 10 janvier 2010
Saut dans le temps ...
Un beau bébé à la peau douce et rose qui fit tout de suite ma fierté et celle de son père. Raphaël ne m'avait pas lâché d'une semelle pendant toute ma grossesse, il m'avait interdit toute mission et vu l'état de mon ventre, j'aurais eu du mal à abattre qui que ce soit, avec ma silhouette de cachalot, je ne voyais même plus mes pieds à partir du 8e mois.
Raphaël avait par force levé le pied dans son travail, ne se rendant au siège de la CIA à Washington que pour les cas très urgents et importants car il trainaît toujours derrière lui la responsabilité de la mort du général Derek Shepperd, le frère de Daniel. Ses supérieurs hiérarchiques avaient eu du mal à avaler la thèse de la légitime défense et il devait sans cesse prouver sa bonne foi, réitérant les mêmes témoignages, passant au détecteur de mensonges jusqu'à ce que l'affaire soit enfin classée sans suite. Après des mois de procédure, il fut réintégré pleinement dans ses fonctions, malgré tout, un malaise empli de suspicion planait toujours au-dessus de sa tête.
De mon côté, la mère de Raphaël ne m'adressait pas la parole. Elle ne daigna même pas présenter ses félicitations à la naissance d'Eva, et elle cacha encore plus sa joie quand elle apprît par Maïa que j'avais enfin accepté la demande en mariage de son fils. La cérémonie était prévue en mai 2011.
Dans mon secteur amical, Jack avait repris la navigation abord du voilier tout neuf que je lui avais offert pour le dédommager des dégats occasionnés sur son ancien navire.
Charles vivait tranquillement dans le sud de la France avec Théophile, il en avait la garde exclusive maintenant que Clothilde avait rendu son dernier soupir. Pauvre femme quand je pensais à elle, je me disais que j'avais de la chance d'être près de mon enfant et de pouvoir l'élever. Victoria lui rendait visite de temps à autre pour lui donner un coup de main car avec ses trois chipies, elle avait l'expérience nécessaire pour l'aider dans son quotidien de père célibataire.
Ysa et Jules faisaient fructifier leur nouvelle société à Tel-Aviv, tout se passait bien pour eux.
Maïa, ma belle-soeur s'était installée au pays basque, histoire de prendre de la distance avec sa chère mère Zélie, et à vrai dire elle était tout aussi contente d'être plus près de son frère et de moi.
Bref tout le monde attendait la cérémonie avec impatience.
Mon quotidien était rythmé par ma fille et ses biberons, l'organisation du mariage, je profitais des rares moments où elle dormait pour répondre aux sollicitations concernant mon "travail". Il est vrai que j'avais mis mes activités entre parenthèses mais à un moment, il allait bien falloir reprendre le chemin du travail ou changer d'orientation. J'étais comme qui dirait à la croisée des chemins concernant mon avenir de tueuse, assez indécise quant à ce que je souhaitais vraiment.
Avril 2011, quatre semaines avant le mariage ...
Il faisait beau ce matin là, je devais aller faire le dernier essayage pour ma robe de mariée. Raphaël avait décidé de me conduire jusqu'à la boutique parisienne où je devais me rendre et pendant ce temps-là, il irait promener Eva sur les quais de la Seine. L'air était doux, idéal pour une promenade en poussette entre père et fille.
Avant de grimper à bord de la jaguar de Raphaël, je fus prise d'un étrange présentiment, une peur irréprécible de ne jamais les revoir tous les deux.
C'était idiot, pourquoi se mettre des idées pareilles en tête ?
Je bouclai la ceinture du siège auto de la petite en déposant un baiser sur ses joues roses, je ne me lassais jamais de contempler ses yeux dorés et son sourire en coin, choses dont elle avait hérité de son père.
Je pris place aux côtés de Raphaël, celui-ci démarra et s'engouffra dans la circulation parisienne. Je l'observai comme souvent avec les yeux incrédules de l'amour, sa beauté me coupait toujours autant le souffle même après des mois passés auprès de lui, je ne parvenais toujours pas à m'habituer à sa divine plastique.
La circulation était tellement dense ce samedi-là que Raphaël décida de prendre un raccourci en utilisant le périphérique. Il conduisait toujours de façon très rapide, ce qui me fichait souvent la frousse mais comme il n'avait jamais eu d'accident, j'avais confiance en lui.
Tout à coup un bruit bizarre dans l'habitacle de la voiture lancée à pleine vitesse ...
- Sco' ! Les freins ne répondent plus ! hurla-t-il.
Raphaël donna un coup de volant pour longer la barrière de sécurité mais la direction ne répondait plus elle aussi. La jaguar bleu nuit heurta alors un poteau électrique puis fit plusieurs tonneaux ...
Les secours arrivèrent rapidement sur place, avant que la voiture ne prenne feu, nous eûmes le temps d'être désincarcérés de notre prison de métal mais les choses ne s'arrêtèrent pas là ...
A suivre ...
vendredi 8 janvier 2010
1 an déjà !
Un an de blog, ça se fête non ?! Aller un beau gâteau et des bougies pour l'occasion !!!!!! Tadammmmmmmm !!!!!!!!!
jeudi 7 janvier 2010
Et que ça brille !
Le déjeuner du 24 décembre avait été copieux à bien des égards non pas par la qualité du repas que je n'avais même pas eu le temps d'avaler mais j'étais plutôt gavée comme une oie par la personnalité de la mère de Raphaël. Finalement, avec une mère comme ça, je ne m'étonnais guère qu'il se faisait régulièrement passer pour un orphelin, au moins, il avait la paix ! Mais bon, cette femme existait dans sa vie et il allait falloir que je fasse avec. Je mourais d'envie de lui donner une bonne correction à cette mégère, cependant mon amour pour Raphaël m'empêchait de recourir à des moyens peu orthodoxes pour calmer les ardeurs de sa génitrice. Heureusement que Maïa représentait dans tout cela une bouffée de fraîcheur, en voilà au moins une qui ne semblait pas vouloir m'accabler par tout un tas de reproches aussi tordus les uns que les autres. L'autre point positif de la situation c'était que Raphaël avait pris ma défense devant sa mère même si je supposais qu'il devait être déchiré intérieurement par ce genre de conflits, au moins il était capable de prendre position.
Au final, j'avais décidé de continuer à me conduire en électron libre, je cotoierais volontiers la soeur, quant à la mère, elle ne figurerait sans doute pas sur mon carnet d'adresses.
Manque de chance, Jack, Charles, Victoria et Ysa ne purent pas nous rejoindre pour le réveillon de Noël car les pistes d'avion étaient bloquées par la neige et le verglas. Ce fut donc partie remise pour le réveillon de la St Sylvestre.
Quand Raphaël rentra à la maison deux bonnes heures après moi, il avait l'air soucieux. Il est vrai que je l'avais planté en plein milieu du Ritz avec une mère complètement hystérique et une soeur qui jubilait de voir leur mère dans tous ses états. Il alla directement s'asseoir derrière le piano à queue et entama l'ouverture de la chevauchée des walkyries, inutile de dire qu'il était d'une humeur massacrante, il ne décrocha pas un mot pendant près d'une demie-heure. Je m'approchai donc précautionneusement du piano et lui tendis un verre de whisky, double.
- Alors ça s'est si mal passé que ça après mon départ ?
- Pire que ça.
- Tu m'en veux d'avoir abandonné le navire en route ?
- Non, au contraire, tu as bien fait.
- Ah bon ? dis-je stupéfaite.
- Ma mère était tellement folle de rage contre toi qu'elle a fait un scandale dans le restaurant et qu'elle s'est faite sortir par la sécurité.
- Pourtant, j'étais déjà partie, je ne comprends pas.
- Elle a essayé de te rattraper mais je l'en ai empêchée alors elle s'est mise à me traiter de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables. Pour elle, je ne suis qu'un imbécile qui s'est laissé piéger comme un débutant.
- Elle est remontée à ce point ?
- Oh oui, elle a dit qu'elle ne voulait plus entendre parler de toi, ni voir le batard que tu portais puisqu'elle est persuadée que je ne suis même pas le père.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- C'est bien simple, pour moi, si elle ne veut pas t'accepter, je couperai les ponts avec elle.
- Tu sais que tu n'es pas obligé d'aller jusque là, il doit bien y avoir un compromis à faire.
En gros, si je veux la voir c'est seul que je dois y aller.
- Non je ne ferai aucun compromis à ton sujet, soit elle t'accepte, soit je disparais de sa vie, dit-il sur un ton rageur.
- Voilà qui ne me place pas dans une position confortable et toi non plus ... Tu veux que je lui règle son compte ?!
Regard médusé de Raphaël.
- Eh respire, je plaisante ... quoique l'idée m'ait traversée l'esprit mais je ne veux pas arriver à de telles extrêmités ! m'esclaffai-je.
- Et Maïa, elle en pense quoi de tout ça ?
- Elle est contente pour nous, elle est même ravie que tu fasses tourner notre mère en bourrique rien que par ta seule présence. Pour Maïa, tu es le messie incarné sur Terre, elle n'attendait que quelqu'un comme toi pour rendre la vie impossible à Zélie, tu dépasses toutes ses espérances !
- Fabuleux ! Ta soeur est un peu fofolle mais je l'aime bien, je pense qu'on pourrait même devenir amie même si ça ne te console pas pour le reste.
Bon, changeons de sujet, la troupe ne vient pas ce soir pour cause de mauvais temps.
- Oh non ! Voilà qui finit de gâcher le soir de Noël, désolé pour toi, j'ai tout loupé aujourd'hui.
Raphaël prit un air contrit.
- Ne sois pas si dramatique, j'en ai vu d'autres et puis on est tous les deux, c'est déjà formidable non ?!
- Rectificatif, on est presque trois !
- Oui ... si tu y tiens, soupirai-je.
- Alors, tu ne veux toujours pas voir ce que je t'ai offert pour Noël ?
- Je répondrai à ta question par une autre question, tu vas me tanner avec ça pendant combien de temps ?
- Jusqu'à ce que tu dises oui.
- Tu sais que ça va pouvoir durer longtemps cette affaire.
- Mais j'ai tout mon temps. Alors tu veux voir oui ou non ?
- Tu as de la veine que je sois curieuse alors je veux bien regarder juste par curiosité.
Raphaël leva les yeux au ciel en se demandant sûrement ce qu'il avait bien pu faire au bon dieu pour tomber sur une fille aussi compliquée que moi. Il sortit de sa poche un écrin en velours noir qu'il posa en équilibre sur son genou.
Je saisis alors la boite et l'ouvris d'une main peu assurée. Un solitaire en diamant brillant de mille feux trônait au milieu du velours.
- Elle te plait ? hasarda-t-il.
- Un peu ostentatoire non ?!
- Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.
- Elle est jolie en effet...
- Tu veux l'essayer juste pour te donner une idée de ce que ça rendrait sur toi ?
- Serais-tu en train de me tendre un autre piège de ton crû ?
- Moi ? Non ... mais il faut bien que je sache si elle est à ta taille pour le jour où tu décideras de la porter...
- Tu insistes en plus ! Je ne suis pas d'accord pour me marier maintenant.
- Voilà qui n'est pas un non catégorique alors j'ai de l'espoir !
- L'espoir fait vivre en effet ...
A suivre ...
Au final, j'avais décidé de continuer à me conduire en électron libre, je cotoierais volontiers la soeur, quant à la mère, elle ne figurerait sans doute pas sur mon carnet d'adresses.
Manque de chance, Jack, Charles, Victoria et Ysa ne purent pas nous rejoindre pour le réveillon de Noël car les pistes d'avion étaient bloquées par la neige et le verglas. Ce fut donc partie remise pour le réveillon de la St Sylvestre.
Quand Raphaël rentra à la maison deux bonnes heures après moi, il avait l'air soucieux. Il est vrai que je l'avais planté en plein milieu du Ritz avec une mère complètement hystérique et une soeur qui jubilait de voir leur mère dans tous ses états. Il alla directement s'asseoir derrière le piano à queue et entama l'ouverture de la chevauchée des walkyries, inutile de dire qu'il était d'une humeur massacrante, il ne décrocha pas un mot pendant près d'une demie-heure. Je m'approchai donc précautionneusement du piano et lui tendis un verre de whisky, double.
- Alors ça s'est si mal passé que ça après mon départ ?
- Pire que ça.
- Tu m'en veux d'avoir abandonné le navire en route ?
- Non, au contraire, tu as bien fait.
- Ah bon ? dis-je stupéfaite.
- Ma mère était tellement folle de rage contre toi qu'elle a fait un scandale dans le restaurant et qu'elle s'est faite sortir par la sécurité.
- Pourtant, j'étais déjà partie, je ne comprends pas.
- Elle a essayé de te rattraper mais je l'en ai empêchée alors elle s'est mise à me traiter de tous les noms d'oiseaux possibles et imaginables. Pour elle, je ne suis qu'un imbécile qui s'est laissé piéger comme un débutant.
- Elle est remontée à ce point ?
- Oh oui, elle a dit qu'elle ne voulait plus entendre parler de toi, ni voir le batard que tu portais puisqu'elle est persuadée que je ne suis même pas le père.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- C'est bien simple, pour moi, si elle ne veut pas t'accepter, je couperai les ponts avec elle.
- Tu sais que tu n'es pas obligé d'aller jusque là, il doit bien y avoir un compromis à faire.
En gros, si je veux la voir c'est seul que je dois y aller.
- Non je ne ferai aucun compromis à ton sujet, soit elle t'accepte, soit je disparais de sa vie, dit-il sur un ton rageur.
- Voilà qui ne me place pas dans une position confortable et toi non plus ... Tu veux que je lui règle son compte ?!
Regard médusé de Raphaël.
- Eh respire, je plaisante ... quoique l'idée m'ait traversée l'esprit mais je ne veux pas arriver à de telles extrêmités ! m'esclaffai-je.
- Et Maïa, elle en pense quoi de tout ça ?
- Elle est contente pour nous, elle est même ravie que tu fasses tourner notre mère en bourrique rien que par ta seule présence. Pour Maïa, tu es le messie incarné sur Terre, elle n'attendait que quelqu'un comme toi pour rendre la vie impossible à Zélie, tu dépasses toutes ses espérances !
- Fabuleux ! Ta soeur est un peu fofolle mais je l'aime bien, je pense qu'on pourrait même devenir amie même si ça ne te console pas pour le reste.
Bon, changeons de sujet, la troupe ne vient pas ce soir pour cause de mauvais temps.
- Oh non ! Voilà qui finit de gâcher le soir de Noël, désolé pour toi, j'ai tout loupé aujourd'hui.
Raphaël prit un air contrit.
- Ne sois pas si dramatique, j'en ai vu d'autres et puis on est tous les deux, c'est déjà formidable non ?!
- Rectificatif, on est presque trois !
- Oui ... si tu y tiens, soupirai-je.
- Alors, tu ne veux toujours pas voir ce que je t'ai offert pour Noël ?
- Je répondrai à ta question par une autre question, tu vas me tanner avec ça pendant combien de temps ?
- Jusqu'à ce que tu dises oui.
- Tu sais que ça va pouvoir durer longtemps cette affaire.
- Mais j'ai tout mon temps. Alors tu veux voir oui ou non ?
- Tu as de la veine que je sois curieuse alors je veux bien regarder juste par curiosité.
Raphaël leva les yeux au ciel en se demandant sûrement ce qu'il avait bien pu faire au bon dieu pour tomber sur une fille aussi compliquée que moi. Il sortit de sa poche un écrin en velours noir qu'il posa en équilibre sur son genou.
Je saisis alors la boite et l'ouvris d'une main peu assurée. Un solitaire en diamant brillant de mille feux trônait au milieu du velours.
- Elle te plait ? hasarda-t-il.
- Un peu ostentatoire non ?!
- Ce n'est pas ce que je t'ai demandé.
- Elle est jolie en effet...
- Tu veux l'essayer juste pour te donner une idée de ce que ça rendrait sur toi ?
- Serais-tu en train de me tendre un autre piège de ton crû ?
- Moi ? Non ... mais il faut bien que je sache si elle est à ta taille pour le jour où tu décideras de la porter...
- Tu insistes en plus ! Je ne suis pas d'accord pour me marier maintenant.
- Voilà qui n'est pas un non catégorique alors j'ai de l'espoir !
- L'espoir fait vivre en effet ...
A suivre ...
dimanche 3 janvier 2010
Sommet du G4
Ma rencontre avec la mère et la soeur de Raphaël fut assez surprenante, en fait, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, c'était bien la première fois que j'étais confrontée à ce genre de situation.
Pour l'occasion, je m'habillai de façon correcte et pas avec ma tenue de cuir habituelle qui aurait pu choquer belle-maman. Je me demandais ce que Raphaël avait bien pu leur raconter à mon sujet, j'imaginais une femme élégante et coincée d'une petite cinquantaine d'années pour sa mère, quant à sa soeur, difficile de se faire une idée sur une fille que je n'avais jamais vue non plus.
J'attendais donc leur arrivée avec plus ou moins d'impatience dans une restaurant chic choisi par l'homme de ces dames. Mon estomac dansait un peu la samba mais j'ignorais si c'était dû à la présence du symbiote qui grossissait dans mon ventre ou bien si par avance, c'était ma belle-famille me donnait déjà des aigreurs ...
Raphaël n'avait de cesse de me rassurer en me disant que tout allait bien se passer, que je n'avais pas à m'en faire. Bein voyons ... "engagez-vous qu'ils disaient, vous verrez du pays ", c'est cela oui ...
Nous étions déjà installés à notre table depuis vingt minutes quand le duo infernal arriva.
Je vis débarquer une grande femme à la silhouette élancée, cheveux blonds vénitiens coiffés en chignon banane, tailleur jupe et talons hauts, la vraie chef d'entreprise dans toute sa splendeur ! Une cinquantenaire qui mène sa vie sans s'en laisser conter et qui a des idées bien arrêtées.
- Appelez-moi Zélie dit-elle en me tendant une main glaciale que je serrai poliment.
La soeur de Raphaël m'inspira déjà un peu plus, elle semblait beaucoup moins guindée que sa mère. Maia, c'était du concentré d'énergie et de bonne humeur dans une petite bonne femme aux allures de feu follet, une silhouette de ballerine, les cheveux plus roux que son frère, une coiffure courte et moderne un peu dans tous les sens. Sans même attendre les présentations, elle m'embrassa sur les deux joues comme si elle me connaissait depuis toujours. En voilà une qui était au moins sympathique pour deux, le déjeuner serait peut-être plus agréable que prévu.
- Alors très chère, c'est vous qui avez réussi à voler le coeur de mon fils ! Parlez-moi donc un peu de vous...
Voilà qui commençait mal, que savait-elle à mon sujet ? Ou plutôt que devait-elle continuer à ignorer ?
- Que voulez-vous savoir Zélie ? dis-je en tentant de contourner l'obstacle.
- Et bien que faîtes-vous comme travail ?
Je lançai un regard rempli de désespoir vers Raphaël mais visiblement il ne pouvait pas venir à mon secours là-dessus, il allait falloir que j'improvise.
- Je suis dans la même branche que Raphaël.
Zélie se pencha vers moi et dit à voix basse :
- Vous aussi vous êtes dans l'espionnage ??
- Oui mais du côté un peu plus obscure de la force, soufflai-je tout aussi bas.
Belle-maman se redressa sur sa chaise pour reprendre contenance.
- Bien, changeons de sujet alors. Et vos parents, ils font quoi dans la vie ?
- Je suis malheureusement orpheline depuis mes 8 ans.
- Pardon, je suis désolée, je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise.
Maia vint à mon aide.
- Maman si tu cessais un peu ton interrogatoire, on est ici pour passer un bon moment. Raph, commande nous plutôt un apéritif, suggéra Maia.
La soeur de Raphaël se tourna vers moi et continua la conversation sur un ton plus léger.
- On peut se tutoyer ce serait plus simple, on a sensiblement le même âge ! Alors Sco', il parait que tu vas vivre avec mon frère, c'est vrai ? Et vous vous êtes rencontrés comment ?
- Maia, tu ne peux pas ficher la paix à Sco', ce n'est pas un déjeuner de l'inquisition espagnole que je sâche ! rétorqua Raphaël.
- Oh il n'y a rien de secret là-dedans. Ton frère et moi nous sommes rencontrés sur une mission commune et oui nous allons nous installer ensemble, répondis-je tranquillement.
- Ce n'est pas un peu tôt pour vous mettre à vivre ensemble ? questionna Zélie
- L'idée n'est pas de moi mais de votre fils, répliquai-je.
- Hum ... rien ne sert de se précipiter, continua-t-elle.
Cette fois, Raphaël m'empêcha de répondre avec un regard qui semblait sans appel, du genre "tais-toi, là, c'est moi qui règle le problème ".
- Maman, nous avons tous les deux plus de 30 ans, nous ne sommes plus des gamins et si nous décidons de nous installer ensemble c'est que nous désirons construire quelquechose de solide et que nous sommes sûrs de nous. Et, pour ta gouverne, tu vas être grand-mère alors fais-toi à l'idée que Sco' fait partie de ma vie et que tu ne la feras pas fuir comme les autres filles que j'ai pu connaître ! dit-il furibond.
Zélie manqua de s'étrangler en avalant sa gorgée de vin blanc.
- Tu plaisantes Raphaël !
- Non Maman !
Belle-maman s'adressa à moi telle une outragée :
- Alors c'est comme ça que vous avez obtenu ce que vous vouliez, vous l'avez piégé avec un enfant ?
- Vous vous trompez sur toute la ligne mais après tout, croyez ce que vous voulez !
Je me levai et parti sans me retourner sous l'intérêt de tout le restaurant qui avait suivi l'intégralité de la conversation.
J'entendis Maia me crier de loin ses félicitations histoire d'agacer un peu plus sa mère, je lui fis un petit signe de la main et quittai le restaurant. Pendant ce temps, je laissai la mère et le fils laver leur linge sale en famille ...
A suivre ...
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