Le soir où Daniel m'a embrassée dans le massif d'ortensias dans les jardins de Bertille, ça a été comme une révélation. Il est vrai qu'il m'avait tapé dans l'oeil dès son arrivée sur l'île mais je pensais que je n'intéresserais jamais un homme aussi beau, aussi sûr de lui. Il est vrai que depuis la mort de mon mari, je m'étais plus ou moins interdite de tomber amoureuse de qui que ce soit, par culpabilité ou juste par fidélité à l'homme avec lequel j'avais passé une partie de ma vie, j'ai résisté au "casse-croûte" tant que possible. Mais la vie est ainsi faite que parfois, on ne contrôle rien et surtout pas ses sentiments. Souvent les évènements vous échappent pour votre plus grande surprise.
Ce soir là, il n'a pas lâché ma main depuis le jardin jusqu'à la chambre que j'avais louée à l'hôtel, je me demande encore comment il a fait pour conduire tout le trajet. J'étais comme dans un rêve éveillée, moi non plus je ne voulais plus le lâcher, il serait à moi au moins pour ce soir, l'avenir je n'y pensais pas.
Daniel a ôté la perruque blonde que je trainais depuis la villa de Bertille, je n'avais plus besoin de déguisement ici, il a fait glisser les fines bretelles de ma robe noire qui a elle-même fini par échouer parterre. Entre-temps, je m'étais débarrassée de sa veste et de sa chemise, il y avait bien longtemps que je n'avais pas caressé le corps musclé d'un homme, il embaumait le farenheit de Dior, bref tout pour me faire fondre ... Je n'arrivais pas à quitter ses yeux, j'étais comme hypnotisée, presque hors du temps. Lui était presque soudé à mes lèvres, je me demandais s'il n'était pas en train d'absorber mon âme, il voulait tout de moi et ce soir bizarrement, j'étais prête à tout lui donner, pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Je l'ignore, c'était tout simplement magique et inexplicable. Il m'a prise dans ses bras et soulevée de terre pour me porter jusqu'au gigantesque lit qui prenait la moitié de la pièce. Daniel a dénoué la petite ficelle qui retenait la moustiquaire qui a recouvert le lit et nous a fait un sorte de cocon. Plus rien d'autre ne comptait autour de nous, nous nous somme unis tels deux serpents entrelacés dans une danse voluptueuse jusqu'à épuisement de nos sens. C'était beau, j'étais heureuse pour la première fois depuis longtemps et nichée au coeur de ses bras, je me suis endormie en espérant que cette nuit ne prenne jamais fin ...
Vous connaissez la suite, au matin, j'étais seule ...
8 commentaires:
j'adore...!!! je vois que tu ne t'z donc pas ennuyé à jouer au scrabble..! mais plutôt au jeu du serpent..!
:)
Oui je me suis bien amusée et puis à ce jeu là y'a que des gagnants dis donc !!
Farenheit... c'est mon préféré.... Daniel est beau... c'est normal... il est de chez moi !!!
C'est pas parce-que tu me l'as envoyé qu'il est né chez toi hein bon ?! Sinon ça va les chevilles ??!! hihihi !!!!!!
waouh c'est beau!!
Merci du compliment !
c'est bizarre mais ce parfum n'en laisse aucune indifférente , moi aussi d'ailleurs , il y a celui là et un azzarro dont je ne me souviens plus du nom mais que je reconnaitrai entre 1000 !!!!
Et oui le pouvoir du parfum c'est quelquechose !
Enregistrer un commentaire