Tant que je fus bercée dans le petit bateau à moteur, je résistais à l'envie de fermer les yeux, l'air marin m'emplissait les poumons et me gardait éveillée.
C'est une fois à bord du monospace d'Ysa que je renonçai enfin à lutter contre la fatigue et les larmes, je m'endormis contre l'épaule de Raphaël.
Jules conduisait doucement sans râler pour une fois, rien qu'à ma vue, le T-shirt blanc maculé de tâches rouges, il avait compris qu'il ne valait mieux pas poser de questions et que son unique devoir était de nous ramener chez lui sans attendre.
Ysa renifla dans son mouchoir tout le long du trajet, Charles tentait de la consoler du mieux qu'il pouvait mais c'était peine perdue, tout comme moi, elle était submergée par la douleur.
Jack semblait perdu dans ses pensées et regardait le paysage défiler, il pensait sans doute à toutes ces années passées à naviguer sur son beau voilier qui maintenant ne ressemblait plus qu'à une épave en train de finir de se consummer.
Quant à Raphaël, il ruminait et se culpabilisait de m'avoir laissée agir seule, peut-être que s'il m'avait accompagnée, il n'y aurait eu qu'un seul mort au lieu de deux. De conjectures en hypothèses, il essayait de retracer le fil des évènements mais se perdait sans arrêt dans ses réflexions. Ce qui le taraudait le plus au final ne résidait pas à proprement parler dans le déroulement des évènements mais davantage dans le chagrin qu'il avait lu sur mon visage, la façon si violente dont il m'avait vue serrer contre moi le corps de Daniel.
Raphaël se demandait maintenant s'il allait devoir lutter et être jaloux d'un mort, si le spectre de Daniel n'allait pas prendre une place démesurée dans l'existence de celle qu'il aimait. Rien de tel en effet qu'un homme mort en martyre pour garder le coeur d'une femme prisonnier à tout jamais du souvenir et de ce qui aurait pu être ... Car après tout, Sco' n'avait jamais fait son choix, elle s'était toujours refusée à le choisir lui ou un autre, avec elle tout restait dans le domaine des possibles, songeait-il.
Quelques heures plus tard dans la maison d'Ysa, quartier de Yaffo ...
- Charles, toi qui la connais depuis si longtemps, tu crois qu'elle va s'en remettre cette fois ? interrogea Raphaël.
- Je t'avouerais franchement que je n'en sais rien, Sco' a beaucoup de ressources mais cette fois ça a pu être le coup dur de trop. Il faut attendre les prochains jours et voir comment elle va se comporter. Mais ne t'attends pas à ce qu'elle te raconte tout, elle ne dit jamais rien au retour de ses missions ou alors elle édulcore tellement que c'est comme si rien de grave ne s'était produit. Tout ce que je peux conseiller, c'est de la garder sous étroite surveillance et de guetter le moindre signe qui augurerait d'un pétage de plombs.
- Elle a fait un carnage aujourd'hui, je ne la pensais pas capable de tels actes de ...
- Barbarie ?!
- Oui ...
- Mais Raphaël, là elle a fait plus que son métier, elle s'est vengée ... D'après moi, je pense qu'elle a fait ressortir toute la haine accumulée pendant des années contre Lorenzo et puis s'il n'avait pas tué Daniel, je suis certain qu'elle ne l'aurait pas découpé comme ça sinon. C'est la rage qui l'a faite agir et pas sa raison.
- Tu crois qu'elle aimait Daniel ?
- A sa manière oui j'en suis sûr, mais jusqu'à quel point, je l'ignore ...
- Hum ...
- Ce n'était pas ce que tu voulais entendre, n'est-ce pas ?
Charles scruta le regard soucieux de Raphaël.
- Pas vraiment, j'ai peur qu'avec ce qui vient de se produire, elle me laisse de côté, qu'elle me rejette, souffla l'espion.
- Tu l'aimes donc à ce point là ...
- Plus que ça même, avoua Raphaël.
Charles s'approcha et lui tapota l'épaule.
- Laisse lui du temps, c'est tout ce que tu peux faire pour l'instant ...
Tout à coup, je me réveillai en hurlant dans la chambre d'amis, je dégoulinais de sueur. Je me redressai dans le lit, je me demandais dans une demie conscience si j'avais rêvé. J'observais mes mains et j'eûs bien vite ma réponse, ma peau couleur porcelaine était recouverte de sang séché.
J'avais donc bien vécu l'horreur, le pire moment de ma vie quelques heures auparavant.
Ni une, ni deux, je me levai comme un diable qui sort de sa boîte,et me dirigeai vers la salle de bain pour enlever les stigmates de mon cauchemar éveillé. Vite une douche chaude pour me débarrasser de tout cela et ensuite, je m'en irais ... loin et seule.
A suivre ...
lundi 14 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
Décision radicale ...
Quand Jack monta sur son bateau, il n'en croyait pas ses yeux, une mare de sang maculait le pont. Lorenzo, la poitrine ouverte, se vidait progressivement de son sang un peu comme quand on vide un cochon à l'abattoir.
Ysa, Charles et Raphaël suivirent le capitaine dans sa découverte macabre.
Le coeur de Lorenzo gisait à ses pieds avec mon couteau planté au milieu, le tout bien fiché sur le pont de bois. Mes amis en frissonnèrent, Ysa réprima un haut le coeur, mais son estomac ne résista pas à l'odeur du sang et elle alla se soulager par dessus bord.
Personne ne pipait mot, mais tout le monde me cherchait du regard, ils craignaient tous le pire étant donné ce qu'il restait de mon mari ...
Je pouvais enfin l'appeler mon défunt mari, ce monstre ne reviendrait plus jamais hanter mes jours, les cauchemars où je le verrais suffiraient à peupler mes nuits pour un moment.
Raphaël avait une mine déconfite, Jack se dirigea vers la cabine de Tim où il ne trouva que le reste de mes liens ainsi que mon sac avec tout mon attirail de tueuse. Il fait signe à Charles et à Raphaël de le suivre vers la cale mais interdit strictement l'accès à Ysa, en même temps c'était largement compréhensible.
L'escalier en bois craqua sous le poids des trois hommes qui descendirent à ma rencontre. Ils me trouvèrent au chevet de Daniel. J'avais pris soin d'ôter délicatement les cordes qui lui avaient entamé les chairs ainsi que la bombe artisanale fabriquée par Lorenzo.
En état de choc, j'avais le corps sans vie de Daniel dans mes bras et je le berçais comme on prend soin d'un enfant fièvreux, je ne voulais pas croire qu'il était mort, c'était impossible, il allait bientôt se réveiller par miracle, j'essayais de m'en persuader.
Raphaël s'approcha tout doucement de moi, il caressa mes cheveux mouchetés de sang, je levai vers lui un regard rempli de larmes et m'accrochai encore plus fort au corps de Daniel. Il ne pouvait pas me laisser, non pas lui, ce n'était pas juste, tout simplement immoral d'avoir retiré la vie d'un homme si bon ...
Au bout d'une bonne demie-heure, Charles vint me chuchoter à l'oreille qu'il allait s'occuper de Daniel, qu'il prenait le relai auprès de lui.
Jack m'aida à me reveler, mais mes jambes chancelèrent sous moi et il me rattrapa de justesse avant que je ne m'écrase sur le sol. Raphaël me prit dans ses bras et me souleva de terre, j'ignore comment il se débrouilla pour regagner le pont avec moi dans les bras mais je sentis l'air iodé emplir mes poumons. Une sensation de brûlure passa dans ma poitrine.
Ysa vint à notre rencontre, Raphaël lui expliqua brièvement la situation et elle éclata en sanglots à son tour, elle avait aussi perdu un ami. Moi j'avais perdu bien plus que cela ...
Jack et Charles remontèrent de la cale, ils se concertèrent avec Ysa et Raphaël, tous les quatre furent d'accord pour m'embarquer aussitôt sur le petit bateau à moteur qui les avaient amené jusqu'au voilier.
Incapable de protester ni d'articuler le moindre mot, je me laissai transporter et baloter comme un paquet. Charles et Ysa récupérèrent toutes mes affaires pendant que Raphaël attendait avec moi dans le petit bateau.
Jack vint nous rejoindre le dernier, il avait fait un dernier tour sur son voilier, il attendit que nous nous soyons suffisamment éloignés en mer pour sortir de sa poche la télécommande de Lorenzo. Puis sans se poser de question, il appuya sur le bouton rouge, une grosse explosion retentit, de la fumée, des flammes ...
Ysa, Charles, Raphaël et moi en restâmes éberlués quand Jack se justifia simplement en disant :
- Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais continuer de naviguer sur un cimetière flottant ! Sco', tu me dois un bateau ma belle ...
A suivre ...
Ysa, Charles et Raphaël suivirent le capitaine dans sa découverte macabre.
Le coeur de Lorenzo gisait à ses pieds avec mon couteau planté au milieu, le tout bien fiché sur le pont de bois. Mes amis en frissonnèrent, Ysa réprima un haut le coeur, mais son estomac ne résista pas à l'odeur du sang et elle alla se soulager par dessus bord.
Personne ne pipait mot, mais tout le monde me cherchait du regard, ils craignaient tous le pire étant donné ce qu'il restait de mon mari ...
Je pouvais enfin l'appeler mon défunt mari, ce monstre ne reviendrait plus jamais hanter mes jours, les cauchemars où je le verrais suffiraient à peupler mes nuits pour un moment.
Raphaël avait une mine déconfite, Jack se dirigea vers la cabine de Tim où il ne trouva que le reste de mes liens ainsi que mon sac avec tout mon attirail de tueuse. Il fait signe à Charles et à Raphaël de le suivre vers la cale mais interdit strictement l'accès à Ysa, en même temps c'était largement compréhensible.
L'escalier en bois craqua sous le poids des trois hommes qui descendirent à ma rencontre. Ils me trouvèrent au chevet de Daniel. J'avais pris soin d'ôter délicatement les cordes qui lui avaient entamé les chairs ainsi que la bombe artisanale fabriquée par Lorenzo.
En état de choc, j'avais le corps sans vie de Daniel dans mes bras et je le berçais comme on prend soin d'un enfant fièvreux, je ne voulais pas croire qu'il était mort, c'était impossible, il allait bientôt se réveiller par miracle, j'essayais de m'en persuader.
Raphaël s'approcha tout doucement de moi, il caressa mes cheveux mouchetés de sang, je levai vers lui un regard rempli de larmes et m'accrochai encore plus fort au corps de Daniel. Il ne pouvait pas me laisser, non pas lui, ce n'était pas juste, tout simplement immoral d'avoir retiré la vie d'un homme si bon ...
Au bout d'une bonne demie-heure, Charles vint me chuchoter à l'oreille qu'il allait s'occuper de Daniel, qu'il prenait le relai auprès de lui.
Jack m'aida à me reveler, mais mes jambes chancelèrent sous moi et il me rattrapa de justesse avant que je ne m'écrase sur le sol. Raphaël me prit dans ses bras et me souleva de terre, j'ignore comment il se débrouilla pour regagner le pont avec moi dans les bras mais je sentis l'air iodé emplir mes poumons. Une sensation de brûlure passa dans ma poitrine.
Ysa vint à notre rencontre, Raphaël lui expliqua brièvement la situation et elle éclata en sanglots à son tour, elle avait aussi perdu un ami. Moi j'avais perdu bien plus que cela ...
Jack et Charles remontèrent de la cale, ils se concertèrent avec Ysa et Raphaël, tous les quatre furent d'accord pour m'embarquer aussitôt sur le petit bateau à moteur qui les avaient amené jusqu'au voilier.
Incapable de protester ni d'articuler le moindre mot, je me laissai transporter et baloter comme un paquet. Charles et Ysa récupérèrent toutes mes affaires pendant que Raphaël attendait avec moi dans le petit bateau.
Jack vint nous rejoindre le dernier, il avait fait un dernier tour sur son voilier, il attendit que nous nous soyons suffisamment éloignés en mer pour sortir de sa poche la télécommande de Lorenzo. Puis sans se poser de question, il appuya sur le bouton rouge, une grosse explosion retentit, de la fumée, des flammes ...
Ysa, Charles, Raphaël et moi en restâmes éberlués quand Jack se justifia simplement en disant :
- Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais continuer de naviguer sur un cimetière flottant ! Sco', tu me dois un bateau ma belle ...
A suivre ...
mercredi 9 décembre 2009
Episode sanglant ...
Tandis que je rejoignais le pont du bateau, l'arme de Lorenzo toujours pointée dans mon dos, je me demandais comment j'allais procéder pour l'attirer dans la cabine de Tim. Je n'avais pas trente-six solutions sous la main, l'air marin me donna un coup de fouet et je fis volte-face devant l'ennemi. Il fut surpris mais n'en lâcha pas pour autant son révolver, je le toisai avec une lueur de défi dans les yeux.
- Alors tu comptes me violer maintenant ou plus tard une fois que tu auras tué Daniel et tous les autres qui se présenteront pour venir à mon secours ?
- Hum ... on peut faire ça tout de suite, comme ça je serai débarrassé de cette tâche et j'aurai l'esprit plus libre pour dégommer les autres. Tu vois Sco', je te déteste au plus profond de mes tripes mais je dois te reconnaître un talent, tu as toujours eu l'esprit pratique !
Lorenzo prit une expression amusée et poursuivit sur sa lancée.
- Alors je t'attache au grand mat et on fait ça debout ou bien tu préfères le confort d'une cabine ? Choisis bien parce-que c'est le dernier privilège de la condamnée après je ne t'offrirai plus d'autres options quand j'aurai fini ma petite affaire !
- Attends que je réfléchisse ... Si c'est la dernière fois de ma vie que tu dois me passer sur le corps, je préfère avoir mon confort, tu me dois bien ça non ?!
Tiens la cabine juste en face de nous fera l'affaire.
Lorenzo acquiessa et me conduisit derechef dans la chambre de Tim.
Bon, voilà une première étape de franchie, maintenant il fallait que je puisse avoir accès à mon sac de munitions et avec les mains attachées ça risquait d'être compliqué ...
Mon mari me jeta sur la couche du second de Jack, bon sang, elle ne changeait donc jamais ses draps cette fille ?! Misère, ça sentait le chien mouillé là-dedans !
Je croyais qu'il allait en profiter pour accomplir sa besogne tout de suite mais il me ligota les pieds si bien que je ressemblais à un saucisson.
- Je reviens te voir dans quelques instants, j'ai un ou deux petits détails à régler avant de fouiller tes entrailles hum ... A tout de suite !
Il ferma la porte derrière lui et la bloqua avec quelquechose de lourd, je ne savais pas ce que c'était.
Pendant ce temps, je me trémoussai comme un ver histoire de tomber du lit et d'avoir accès à mon sac qui était caché dessous. Naturellement ma tête fit un gros boum parterre quand j'atterris sur le plancher de bois, allez aussi ouvrir un sac de voyage avec les mains attachées dans le dos, c'était d'un pratique tiens ! Après trois minutes d'effort, je réussis enfin à ouvrir la fermeture éclair. Un coup de chance pour moi, j'avais laissé une arme blanche que je peinais à saisir mais qui une fois entre mes doigts moites, m'aida tout de même à me délier de ma corde en peu de temps. Les secondes étaient comptées, Lorenzo pouvait revenir à tout moment.
Je me saisis vivement de mon 9mm, mis une grenade dans chaque poche, mon couteau coincé dans ma ceinture, et me postai derrière la porte pour attendre le retour du monstre. Il m'avait toujours pris pour une imbécile incapable de rien faire de ses dix doigts, toujours inférieure au mâle qu'il était et bien là il allait être ravi du voyage, les temps avaient changé.
J'attendis dix minutes sur le qui-vive quand je perçus enfin le bruit de l'objet lourd que Lorenzo déplaçait à nouveau. Il ouvrit la porte en grand comme un assaillant pénétrant en pays conquis et oh surprise, mon arme était braquée sur sa tempe ! Mon mari prit un teint cramoisi, j'espérais qu'il garderait le même une fois que je l'aurais tué, ça lui allait à ravir...
Cinq minutes plus tard, après lui avoir asséné un bon coup sur le crâne, en somme c'était un prêté pour un rendu, c'était lui qui se retrouvait attaché au grand mât, emmailloté comme une rosette de Lyon avec en prime une grenade dans la bouche pour le côté décoratif.
Ficelé comme il était, il ne risquait pas d'aller loin ni de se libérer tout seul. J'avais pris la précaution de vérifier ses poches, et surtout d'avoir récupéré la télécommande de la bombe. Je me précipitai donc pour aller libérer Daniel qui se trouvait toujours dans la cale.
- Daniel c'est moi ! Tout va bien ??
Pas de réponse.
Je m'approchai pour aller le secourir, le coup de poing de tout à l'heure avait peut-être été plus violent que je ne l'avais évalué au départ, il avait dû tomber dans les pommes. Le peu d'éclairage dans la cale ne m'aidait pas beaucoup, je distinguais les liens de corde, le paquetage avec les bâtons de dynamite, et compris bien vite que là encore j'étais arrivée trop tard.
Un liquide chaud et épais dégoulinait sur le visage de Daniel, un trou béant entre les deux yeux, le monstre avait encore frappé sournoisement. Muni d'un silencieux, Lorenzo avait oté la vie de Daniel pendant que je me débattais pour me libérer. Je poussai alors un cri de rage et de désespoir comme jamais je n'en avais exprimé.
Je remontai en furie sur le pont, les yeux baignés de larmes, j'allai réveillé le monstre.
Le petit jour commençait à poindre au loin, je perçus le bruit d'un petit bateau à moteur qui approchait mais l'instinct de violence fut le plus fort. J'arrachai la grenade de sa bouche, Lorenzo éclata de rire en comprenant que je venais de découvrir le corps inanimé de Daniel, c'en était trop, il ne rirait pas une fois de plus. Je ne lui laissai pas le temps de prononcer la moindre parole et me saisis de mon couteau. Je plantai l'arme blanche dans sa poitrine et y créai une ouverture béante qui lui arracha un cri abominable, et j'allai fouiller à l'intérieur de sa poitrine pour lui arracher le coeur. La douleur fut si intense qu'il perdit conscience quasi immédiatement en même temps que la vie.
Le bourreau ne nuirait plus jamais ...
A suivre ...
- Alors tu comptes me violer maintenant ou plus tard une fois que tu auras tué Daniel et tous les autres qui se présenteront pour venir à mon secours ?
- Hum ... on peut faire ça tout de suite, comme ça je serai débarrassé de cette tâche et j'aurai l'esprit plus libre pour dégommer les autres. Tu vois Sco', je te déteste au plus profond de mes tripes mais je dois te reconnaître un talent, tu as toujours eu l'esprit pratique !
Lorenzo prit une expression amusée et poursuivit sur sa lancée.
- Alors je t'attache au grand mat et on fait ça debout ou bien tu préfères le confort d'une cabine ? Choisis bien parce-que c'est le dernier privilège de la condamnée après je ne t'offrirai plus d'autres options quand j'aurai fini ma petite affaire !
- Attends que je réfléchisse ... Si c'est la dernière fois de ma vie que tu dois me passer sur le corps, je préfère avoir mon confort, tu me dois bien ça non ?!
Tiens la cabine juste en face de nous fera l'affaire.
Lorenzo acquiessa et me conduisit derechef dans la chambre de Tim.
Bon, voilà une première étape de franchie, maintenant il fallait que je puisse avoir accès à mon sac de munitions et avec les mains attachées ça risquait d'être compliqué ...
Mon mari me jeta sur la couche du second de Jack, bon sang, elle ne changeait donc jamais ses draps cette fille ?! Misère, ça sentait le chien mouillé là-dedans !
Je croyais qu'il allait en profiter pour accomplir sa besogne tout de suite mais il me ligota les pieds si bien que je ressemblais à un saucisson.
- Je reviens te voir dans quelques instants, j'ai un ou deux petits détails à régler avant de fouiller tes entrailles hum ... A tout de suite !
Il ferma la porte derrière lui et la bloqua avec quelquechose de lourd, je ne savais pas ce que c'était.
Pendant ce temps, je me trémoussai comme un ver histoire de tomber du lit et d'avoir accès à mon sac qui était caché dessous. Naturellement ma tête fit un gros boum parterre quand j'atterris sur le plancher de bois, allez aussi ouvrir un sac de voyage avec les mains attachées dans le dos, c'était d'un pratique tiens ! Après trois minutes d'effort, je réussis enfin à ouvrir la fermeture éclair. Un coup de chance pour moi, j'avais laissé une arme blanche que je peinais à saisir mais qui une fois entre mes doigts moites, m'aida tout de même à me délier de ma corde en peu de temps. Les secondes étaient comptées, Lorenzo pouvait revenir à tout moment.
Je me saisis vivement de mon 9mm, mis une grenade dans chaque poche, mon couteau coincé dans ma ceinture, et me postai derrière la porte pour attendre le retour du monstre. Il m'avait toujours pris pour une imbécile incapable de rien faire de ses dix doigts, toujours inférieure au mâle qu'il était et bien là il allait être ravi du voyage, les temps avaient changé.
J'attendis dix minutes sur le qui-vive quand je perçus enfin le bruit de l'objet lourd que Lorenzo déplaçait à nouveau. Il ouvrit la porte en grand comme un assaillant pénétrant en pays conquis et oh surprise, mon arme était braquée sur sa tempe ! Mon mari prit un teint cramoisi, j'espérais qu'il garderait le même une fois que je l'aurais tué, ça lui allait à ravir...
Cinq minutes plus tard, après lui avoir asséné un bon coup sur le crâne, en somme c'était un prêté pour un rendu, c'était lui qui se retrouvait attaché au grand mât, emmailloté comme une rosette de Lyon avec en prime une grenade dans la bouche pour le côté décoratif.
Ficelé comme il était, il ne risquait pas d'aller loin ni de se libérer tout seul. J'avais pris la précaution de vérifier ses poches, et surtout d'avoir récupéré la télécommande de la bombe. Je me précipitai donc pour aller libérer Daniel qui se trouvait toujours dans la cale.
- Daniel c'est moi ! Tout va bien ??
Pas de réponse.
Je m'approchai pour aller le secourir, le coup de poing de tout à l'heure avait peut-être été plus violent que je ne l'avais évalué au départ, il avait dû tomber dans les pommes. Le peu d'éclairage dans la cale ne m'aidait pas beaucoup, je distinguais les liens de corde, le paquetage avec les bâtons de dynamite, et compris bien vite que là encore j'étais arrivée trop tard.
Un liquide chaud et épais dégoulinait sur le visage de Daniel, un trou béant entre les deux yeux, le monstre avait encore frappé sournoisement. Muni d'un silencieux, Lorenzo avait oté la vie de Daniel pendant que je me débattais pour me libérer. Je poussai alors un cri de rage et de désespoir comme jamais je n'en avais exprimé.
Je remontai en furie sur le pont, les yeux baignés de larmes, j'allai réveillé le monstre.
Le petit jour commençait à poindre au loin, je perçus le bruit d'un petit bateau à moteur qui approchait mais l'instinct de violence fut le plus fort. J'arrachai la grenade de sa bouche, Lorenzo éclata de rire en comprenant que je venais de découvrir le corps inanimé de Daniel, c'en était trop, il ne rirait pas une fois de plus. Je ne lui laissai pas le temps de prononcer la moindre parole et me saisis de mon couteau. Je plantai l'arme blanche dans sa poitrine et y créai une ouverture béante qui lui arracha un cri abominable, et j'allai fouiller à l'intérieur de sa poitrine pour lui arracher le coeur. La douleur fut si intense qu'il perdit conscience quasi immédiatement en même temps que la vie.
Le bourreau ne nuirait plus jamais ...
A suivre ...
lundi 7 décembre 2009
Don de soi ...
- Alors comment vont ma charmante femme et son amoureux transi ?! Ah oui, c'est vrai, j'oubliais, Sco' ne vous aime pas, elle n'aime personne de toute manière. Dîtes moi Daniel, vous avez été le numéro combien sur son tableau de chasse ?? ah ah ah !!!!!!!
Le rire de Lorenzo avait tout du fou furieux diabolique, un peu plus et j'aurais pu m'imaginer en Schtroumphette emprisonnée par l'infâme et débile Gargamel si la terrible réalité ne m'avait pas rappelé que de la dynamite était toujours fixée à l'abdomen de Daniel.
- Vous êtes complètement givré ! répliqua ce dernier.
Sco' est une femme bien, un peu déboussolée sentimentalement par votre faute, mais qui ne le serait pas après avoir vécu avec un homme comme vous ? J'espère bien qu'elle va vous régler votre compte vite fait pour que vous ne nuisiez plus jamais à qui que ce soit et même si je dois y passer, du moment que vous cessez de respirer aussi, moi ça me convient parfaitement !
Lorenzo, avec toute sa délicatesse habituelle, leva le bras et dirigea son poing sur le visage de Daniel. Ce dernier versa parterre sur le côté avec la chaise sur laquelle il était fixé. A priori, le mécanisme de la bombe était intact sinon, je serais déjà en train de tenir la conversation avec St Pierre, enfin quoique vu mon métier, je serais peut-être attendue à l'étage inférieur pour prendre ma place au purgatoire. Personne n'est parfait mais bon ...
- Daniel tu vas bien ? m'écriai-je.
- C'est bon, ne t'inquiète pas pour moi, murmura Daniel.
Je m'adressai alors à Lorenzo.
- Tu es toujours aussi sadique, toujours à taper sur des plus faibles que toi, mais finalement, il n'y a que la vérité qui blesse. C'est vrai que tu es dingue, heureusement que tu t'es fait passé pour mort dis donc, imagine que tu aies repris les activités de ton père, tu aurais fait couler la famille en moins d'une année !!!
- Ma chérie, tu devrais apprendre à te taire, je ne t'ai pas demandé de l'ouvrir que je sâche, par contre tu vas me suivre sur le pont, ton amant, lui reste dans la cale. Il mourra seul comme un chien, ça lui fera les pieds, ricana Lorenzo.
Tout à coup, mon estomac se tordit à l'idée que Daniel puisse mourir à cause de moi sans que je puisse lui venir en aide. Bon sang, pourquoi avais-je envoyé mes renforts à l'autre bout du pays ?!
J'avais mal évalué la situation, voilà ce qui arrive quand on est amoureux dans le métier, on commet des erreurs ...
Lorenzo me fit lever toujours sous la menace de son révolver, j'avais les mains liées dans le dos et ma tête me faisait encore mal. La maudite télécommande ne quittait pas son autre main, je me sentais prise au piège comme dans un panier de crabes ... La seule chose qui pourrait me sauver ce serait de pouvoir me rendre dans la cabine de Tim, là où j'avais caché mon matériel. Est-ce que la folie de mon mari me permettrait de pouvoir jouer de mes charmes afin de l'attirer là où je voulais et de pouvoir le neutraliser ??
Après tout, il avait abusé de moi tant de fois sans mon consentement que je n'étais plus à une occasion près et puis là, il y avait une vie en jeu, le calcul était vite fait. Si je devais passer à la casserole pour la bonne cause et que Daniel s'en sorte en un seul morceau, c'était tout ce qui comptait à mes yeux ...
A suivre ...
vendredi 4 décembre 2009
Ficelée comme une dinde de Noël ...
De deux choses l'une soit, j'employais la stratégie grosse brute et je mettais Lorenzo KO en risquant une explosion accidentelle dans la bagarre, soit je le laissais encore un peu me manipuler pour voir jusqu'où il était capable d'aller, ce qui me laisserait un peu de temps pour trouver un meilleur stratagème.
Je n'eus pas vraiment le temps de réfléchir à la deuxième option, Lorenzo me fit jeter l'ancre au large et à peine m'étais-je exécutée que je reçus un violent coup sur la tête. Le trou noir tout à coup ! Quel sale type !!!
Pendant ce temps à des kilomètres de là dans le monospace d'Ysa et Jules ...
-Bon écoutez, je ne sais pas vous, mais moi je ne peux pas rester les bras croisés sans rien faire pendant que Sco' est toute seule avec ce fou furieux ! s'écria Ysa.
- J'allais justement vous dire que c'était ridicule de l'avoir écouté, maintenant qu'elle a le dos tourné, on peut partir à sa rencontre lui donner un coup de main non ? ajouta Charles.
Raphaël fit un signe de la tête vers Jack pour avoir son avis.
- Comme si j'allais laisser mon bateau aux mains d'une débutante sans aller mettre mon grain de sel, bien sûr que je viens, tu me prends pour un lâche monsieur CIA ??!!
- Je n'ai pas l'intention de me disputer avec toi, je n'ai pas de temps à perdre à mettre une raclée au capitaine Haddock !! gromela Raphaël.
- Alors le compte est bon, on fait demi-tour et on part en direction du port ! ordonna Ysa.
- Jules, fais demi-tour s'il te plait et toi pas question de nous accompagner, tu resteras sagement dans la voiture à nous attendre et puis tu pourras toujours prévenir les autorités au cas où ...
- C'est cela oui, toujours les mêmes qui restent en dehors de l'action ... marmonna le mari d'Ysa en appuyant sur l'accélérateur.
Au même instant dans la cale du bateau ...
- Ouille, ma tête !! Il a toujours la main aussi lourde cet imbécile, tiens si je le chope, je l'étrangle ... Du sang dégoulinait sur ma tempe, j'avais un marteau-piqueur qui tambourinait dans mon crâne, ma cervelle dansait la salsa, quelle sensation désagréable grrrrrrr !
- Sco' chérie ? Tu vas bien ?
- Daniel c'est toi ... Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?! Tu devais pas être au Japon ??!!! Tu me compliques la tâche tu sais.
- Mais c'est qui ce fou ??
- Mon mari ! Ah oui c'est vrai ... Tu n'es pas au courant mais monsieur mon mari a joué au mort pendant 5 ans et est réapparu comme une fleur.
- Et il veut quoi avec toute cette mise en scène ? Je ne lui ai rien fait que je sâche !
- Ah si tu as juste un peu couché avec moi et il est juste un chouilla ravagé c'est tout hum ...
La conversation fut interrompue par des bruits de pas, Lorenzo venait nous rendre une petite visite de courtoisie ...
A suivre ...
Je n'eus pas vraiment le temps de réfléchir à la deuxième option, Lorenzo me fit jeter l'ancre au large et à peine m'étais-je exécutée que je reçus un violent coup sur la tête. Le trou noir tout à coup ! Quel sale type !!!
Pendant ce temps à des kilomètres de là dans le monospace d'Ysa et Jules ...
-Bon écoutez, je ne sais pas vous, mais moi je ne peux pas rester les bras croisés sans rien faire pendant que Sco' est toute seule avec ce fou furieux ! s'écria Ysa.
- J'allais justement vous dire que c'était ridicule de l'avoir écouté, maintenant qu'elle a le dos tourné, on peut partir à sa rencontre lui donner un coup de main non ? ajouta Charles.
Raphaël fit un signe de la tête vers Jack pour avoir son avis.
- Comme si j'allais laisser mon bateau aux mains d'une débutante sans aller mettre mon grain de sel, bien sûr que je viens, tu me prends pour un lâche monsieur CIA ??!!
- Je n'ai pas l'intention de me disputer avec toi, je n'ai pas de temps à perdre à mettre une raclée au capitaine Haddock !! gromela Raphaël.
- Alors le compte est bon, on fait demi-tour et on part en direction du port ! ordonna Ysa.
- Jules, fais demi-tour s'il te plait et toi pas question de nous accompagner, tu resteras sagement dans la voiture à nous attendre et puis tu pourras toujours prévenir les autorités au cas où ...
- C'est cela oui, toujours les mêmes qui restent en dehors de l'action ... marmonna le mari d'Ysa en appuyant sur l'accélérateur.
Au même instant dans la cale du bateau ...
- Ouille, ma tête !! Il a toujours la main aussi lourde cet imbécile, tiens si je le chope, je l'étrangle ... Du sang dégoulinait sur ma tempe, j'avais un marteau-piqueur qui tambourinait dans mon crâne, ma cervelle dansait la salsa, quelle sensation désagréable grrrrrrr !
- Sco' chérie ? Tu vas bien ?
- Daniel c'est toi ... Mais qu'est-ce que tu fiches ici ?! Tu devais pas être au Japon ??!!! Tu me compliques la tâche tu sais.
- Mais c'est qui ce fou ??
- Mon mari ! Ah oui c'est vrai ... Tu n'es pas au courant mais monsieur mon mari a joué au mort pendant 5 ans et est réapparu comme une fleur.
- Et il veut quoi avec toute cette mise en scène ? Je ne lui ai rien fait que je sâche !
- Ah si tu as juste un peu couché avec moi et il est juste un chouilla ravagé c'est tout hum ...
La conversation fut interrompue par des bruits de pas, Lorenzo venait nous rendre une petite visite de courtoisie ...
A suivre ...
mercredi 2 décembre 2009
Méditations d'une amie qui me veut du bien ...
Un grand merci à Ysa, ton texte est toujours aussi plein de qualités, bravo madame !!
Quand elle m’a fait signe pour que l’on se rencontre en Russie pour une mission, j’ai failli ne pas y aller et envoyer quelqu’un d’autre à ma place, j’ai pensé que ça n’allait pas être une partie de plaisir et que de se traîner une mal baisée qui rigole quand elle se brûle ce n’était pas ma tasse de thé…. Toutefois, sachant qu’elle était accompagnée de Charles, j’ai pensé qu’elle ne pouvait pas être celle que j’imaginais et la curiosité aidant, je suis donc allée les rejoindre à Moscou.
J’ai vu débarquer une belle nana, brune, cheveux mi longs, belle silhouette, très classe et très naturelle. Sco en jean's, Sco en robe du soir, Sco en tailleur, je crois que Sco pourrait se vêtir d'un sac à pommes de terre, elle serait toujours aussi glamour. La dame Sco que j’imaginais a laissé place à « Sco » tout court et c’est devenu une amie.
Sco c’est de la gaité en tube, un grain de folie, beaucoup de piquant et un cœur débordant d’amitié. C’est une fille généreuse, dans la vie, elle est toujours là pour les amis et si l’un d’entre nous est en difficulté, il suffit de l’appeler pour qu’elle vole à notre secours. Avec Sco on s’amuse, on rit et on pleure parfois, on passe du calme au stress, de la sérénité à la peur… c’est comme ça qu’elle vit, on y est habitués et franchement, on aimerait pas la changer.
Sco c’est aussi un cœur d’artichaut qui s’enflamme et qui parfois s’éteint aussi vite….elle les fait tous tomber et je n’ai encore connu personne qui ne succombait pas à son charme. Sco est une pro et une perfectionniste dans son travail, elle exige beaucoup des autres comme elle est exigeante avec elle-même. Elle ne laissera jamais une mission non terminée. C’est certainement pour ça qu’elle a tant de succès auprès de son agence et qu’ils font tout le temps appel à ses services. Mais Sco n’est pas un robot, il faudrait qu’elle songe à prendre un peu de vacances de temps en temps….
Charles lui a déjà proposé de l’emmener sur son île de vacances mais, le partager avec Bertille, Estelle ou encore d’autres inconnues ça ne l’intéresse pas, Sco veut être la seule et l’unique et elle a bien raison, Charles sera donc le fidèle, celui qui sera toujours là pour elle, ils dormiront côte à côte, partageront la même douche et resteront sages comme des images. Le pirate s’y est essayé lui aussi, mais malgré de belles promenades sur son rafiot qu’il avait aménagé pour l’occasion, Sco ne s’en est pas laissé compter…. Puis Tim veillait du coin de l’œil ….oh, il y a bien eu rapprochement mais le pirate restera lui aussi un ami, un ami sur lequel elle peut compter et qui est toujours prêt à braver toutes les tempêtes des océans pour voler à son secours, un ami comme ça, ça n’a pas de prix et Sco le sait.
Elle a bien failli craquer pour Daniel, elle a même craqué un peu…. On croyait notre Sco casée….. pensez-vous, il est bien trop calme pour elle ce garçon, trop romantique peut-être ? Sco aime le romantisme mais à petite dose, il lui faut de l’action…. Il faut que ça bouge et avec Sco croyez-moi ça décoiffe !!! Daniel est doux comme un agneau et à Sco il lui faudrait plutôt un loup….non non Maia Luana ne t'inquiètes pas, Sco ne te prendra pas ton loup....
J’aime quand elle m’appelle au beau milieu de la nuit pour me raconter ses aventures. Elle ne s’épanche pas de trop sur son boulot, puis, ancienne de la maison, je connais la musique….ce qui me plait ce sont ses aventures amoureuses et elle a le chic pour me les raconter. Elle me demande toujours des conseils mais ne suit jamais ce que je lui dis. Je suis trop bien rangée pour elle, peut-être trop sage…. On verra quand j’aurais ton âge me dit-elle…. J’ai l’impression du coup d’être très vieille !!!
Quand on s’embarque avec Sco on ne sait jamais où l’on va et à qui on aura affaire mais si on veut de l’action et du frisson, avec elle c’est garanti. Les virées avec Sco c’est magique et ça nous sort de la vie ordinaire. Sco c’est du rêve sur un plateau qu'elle nous sert "en veux tu en voilà.".. et ça fait du bien, quand je n'ai pas la pêche, je m'évade chez Sco et je rêve, le temps d'un instant....
J’ai de la chance, depuis quelques jours elle est chez moi à Tel-Aviv, ceci dit je ne l’ai pas vu beaucoup, depuis que Lorenzo est réapparu elle n’est plus elle même, je crois que c’est la première fois que je la sens si fébrile, elle a surtout très peur pour ses amis qu’elle veut protéger avant tout. En même temps j’ai retrouvé une Sco amoureuse et cette fois j’ai l’impression que c’est du sérieux. Il faut dire que le beau Raphaël à tout pour plaire, rien à jeter chez ce garçon. Beau, intelligent et riche ce qui ne gâche rien. Il n’a d’yeux que pour Sco et je me demande si cette fois ci elle ne lâchera pas ses dernières défenses.
On en a beaucoup parlé avec Victoria, Charles et Jack, et nous sommes tous d’accord pour dire que notre Sco est transformée. Le beau Raph est passé avec sa baguette magique et le charme a opéré…. Nous veillons au grain mais sommes tellement heureux de la voir ainsi épanouie qu’on n’ose même pas lui dire d’être prudente… Espérons que nous ne devrons pas la ramasser à la petite cuillère comme c’est déjà arrivé……Je sens les garçons un peu jaloux sur ce coup là..... avec Victoria on a du les rassurer tous les deux, vanter les mérites de l'un et l'autre, on y a passé trois plombes.... Heureusement, Bertille a eu la bonne idée de téléphoner, pour une fois qu'elle nous sert à quelque chose.....
Malgré tout ça, Sco ne perd pas de vue sa mission….. et cette fois les choses sont compliquées…..c’est certainement une des missions les plus périlleuses qu’elle a à mener…. et vous ne connaissez pas la dernière, elle veut faire exploser le bateau de Jack…. Quand je vous dis qu’avec Sco on peut s’attendre à tout !!!!
Par Ysa.
mardi 1 décembre 2009
Réflexions d'une sorcière ...
A force de côtoyer Jack, je me suis intéressée à ses femmes ! Sous le sceau du tête à tête sur l’oreiller, il m’avait confié :
- Sco’ ? Tu devrais l’aimer ! C’est une tueuse à gages, elle n’a pas froid aux yeux !
Quand on partage un homme, on aime bien savoir à qui on a à faire en tant que pseudo concurrente… Je me suis donc penchée sur sa petite vie, sa grande histoire !
Effroi total ! Cette nana là, trainait dans les mêmes lieux que moi pour faire ses rencontres masculines. Le hasard avait voulu que l’on ne se rencontre jamais, mais nos penchants pour la gente masculine restaient les mêmes. On ne savait ni l’une, ni l’autre résister à l’appel du mâle…
Belle brune au corps sculptural, quand elle se déplaçait, elle me faisait penser à une panthère. C’est sûr, cette fille a du chien…
Elle en avait subie des avaries ! Son mari lui avait laissé de lourdes séquelles autant corporelles que dans l’âme. Elle s’était tellement blindée que rien n’était sorti, ni larmes, ni cris.
Elle tuait juste de sang froid pour réclamer sa part de vengeance. On l’avait modelé pour faire d’elle la meilleure, on utilisait sa haine pour lui faire accomplir les pires bassesses. Jusqu’au jour, où elle rencontra Raphaël. Elle se mit à devenir plus humaine, plus femme, sa sensibilité à fleur de peau ressurgit. Non seulement son esprit parlait, mais son corps se mettait enfin au diapason.
Malgré les mondes qui nous opposent, une certaine amitié entre nous se lia… Elle est même venue prendre le café à plusieurs reprises dans ma chaumière. Très terre à terre, elle arrivait difficilement à se faire à mon monde magique, mon balai qui voletait autour d’elle la mettait tout simplement hors d’elle. Plus d’une fois, je dus lui faire rengainer son arme avec laquelle elle menaçait mon brave balai de le transformer en passoire.
Je m’aperçus rapidement qu’elle avait un sacré pouvoir. Celui de l’attraction. Même Belzébuth mon chat ne s’y trompa pas. Dès la première fois, il vint s’entourer contre ses longues jambes telle une liane. J’en restai pantoise !
De ce jour là, elle a mon soutien entier et mon amitié lui est acquise.
Par Maia Luna.
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