Un grand merci à Charles d'avoir répondu à mon appel à textes concernant le thème "Sco' vue par ses amis et/ou lecteurs".
BADABOUM....un grand coup de pied dans ma porte... au petit matin...
Le petit bois a résisté quelques secondes mais a fini par voler en éclats...
J'ai juste eu le temps de prendre un drap pour cacher mon intimité lorsque cette grande brune a débarqué dans ma vie...
"C'est vous Charles... celui qui abuse de toutes les honnêtes mères de famille... de France.."
Elle avait une hache dans les mains mais je n'avais pas peur.
J'en profitais donc pour le lui montrer :
"- et de Navarre aussi le cas échéant...".
Notre si célèbre tueuse à gages avait revêtu sa combinaison noire moulante, légèrement ouverte devant... un vrai régal... en temps ordinaire...
"- Que puis-je pour vous...?
- J'ai été missionnée pour nettoyer la blogosphère des êtres malfaisants comme vous... une commande spéciale de quelques maris qui en ont vraiment marre de vos écrits sentimentaux... des douceurs que vous narrez... des expériences dont vous vous vantez... eux ne font pas le poids... coincés qu'ils sont désormais dans leur vie conjugale de routine... entre le chien à sortir... la poubelle à vider... et la soirée pizza-foot-bière qui les bedonnisent petit à petit...
- Certes... mais je n'oblige personne... madame...?
Elle ne me répondit pas sur son identité... secret oblige...
Ses traits fins, marqués jusque là par le professionnalisme absolu de la mission à accomplir... s'adoucirent alors.
Elle respira un grand coup... me regarda dans les yeux et soupira...
"-Je n'y arriverai pas... je ne pourrai pas faire cela... vous découper en tranches comme je l'ai déjà fait si souvent... d'abord la tête... d'un coup massif et franc... puis les membres... et hop... le tout à la benne... après un bain d'acide... mais là non... je ne pourrai pas..
- .... (gloupssss.....)
- Vous êtes si beau... et si gentil finalement... que ce serait un tel gâchis... et puis...
- Oui... ?
- Je ne devrais pas le dire... mais j'adore votre blog... que je lis presque depuis les 1ers jours... l'an passé... toutes vos aventures... waouhhh... j'adore... vraiment...
- Je vous offre un verre...?
- Oui... s'il vous plaît...?... je peux..." me demanda-t-elle en désignant le canapé.
J'acquiescais.
Elle posa son objet de travail sur ma table en verre et s'allongea aussitôt, pieds nus, sur ma banquette de cuir noir... en se lovant comme un chat qui souhaite profiter du sommeil après un bon repas..
Elle avait l'air exténué...
Je n'avais pas initialement remarqué sa mine fatiguée... dûe sans doute à ses nombreux voyages... dans la jungle des blogs.
Ni ses larmes qui vagabondaient doucement au milieu de son visage de porcelaine... depuis leur source d'un bleu transparent... et ensorcelant...
En quelques minutes, mon invité de dernière minute sombra dans un profond sommeil.
Mon chat, toujours adepte des bons coups, vint se blottir au creux de son ventre, pour la surveiller...
Je remarquais qu'elle grelottait dans son sommeil... alors je la recouvris d'un de mes plaids Ikea.
Elle resta de la sorte toute la journée...
Rien ne la réveilla...
Le soir, j'osais un peu plus... par humanité.
Je fermais les yeux (sauf quelques secondes quand même... bah oui... je suis un faible homme... ) et la débarassais de sa combinaison.
Elle ne portait rien en dessous...
Son corps fin et musclé était magnifique... de bas en haut... de justes et belles proportions... à mon goût...
Ses mains aussi... mais un frisson me parcourut quand même rien qu'à l'idée de son projet pour l'instant avorté.
L'odeur du café me réveilla au petit matin.
Elle avait rêvetu un de mes tee-shirt en guise de chemise de nuit et s'affairait à préparer notre premier repas commun.
Elle me demanda ensuite un petit service.
Celui de rester ici quelques jours.
Elle avait décidé de changer de vie, de ne plus répondre directement aux sollicitations des particuliers... mais de se professionnaliser.. de faire moins et mieux... et surtout d'adopter une nouvelle identité...
S. était jetée aux ortie... et son nouveau nom fut vite trouvé.. tandis que je me beurrais une tartine
Dame Sco... était née.
Depuis ce fameux jour de ce début d'année... notre amitié ne s'est pas démentie...
Elle vient souvent at home entre deux missions... partage ma douche et mon lit... mais en amie...
J'adore sa douce personnalité... toujours franche et directe...
Je sais que côté coeur... elle a beaucoup de soucis et que son choix tarde encore... un peu comme moi... donc.. jamais sûre de rien...
Mais je lui ai toujours dit que je ne m'en mêlerai jamais...
C'est une décision personnelle à prendre...
Au final je sais que j'ai donc gagné une nouvelle amie... à défaut d'avoir perdu la tête...
Mais l'aurait-elle fait vraiment... le grand paf et schllllaaaque...dans ma nuque..?
Qui sait...?
Et peu m'importe...
Charles Magnet.
jeudi 26 novembre 2009
mardi 24 novembre 2009
Ca pourrait faire des étincelles ...
Daniel roulait ses yeux bleus comme des billes, il crevait de trouille.
Mon mari, (rien que ce mot passait difficilement au niveau de mes cordes vocales), après m'avoir désarmé, m'avait enjoint par la menace à lever l'ancre et à diriger le bateau vers le large. Si je ne m'étais pas exécutée, il aurait déclenché la minuterie de la bombe qui était fixée sur le ventre de mon ami. Heureusement que Jack m'avait fait un topo sur les manoeuvres élémentaires sans cela la coque de son voilier se serait retrouvée écrabouillée comme une coquille de noix sur les rochers. Une seule éraflure et il me maudirait sur cinq générations au moins !- Alors ma chérie, tu te débrouilles très bien à la barre de ce bateau, ironisa Lorenzo en maintenant le canon de son révolver dans mon dos.
Je serrai les poings sur la barre, si j'avais pu étrangler Lorenzo aussi fort que je serrais cette barre, ses veines jugulaires auraient explosé en faisant de jolis geysers rouges.
- ...
- Je n'étais pas certain que tu allais me rejoindre ici, mais tu es plus intelligente que je ne le croyais, par contre ton Daniel est un idiot fini.
- Il n'est pas idiot contrairement à ce que tu penses, il voulait rendre visite à ses amis et il se trouve au mauvais endroit au mauvais moment. Remarque ça doit bien arranger tes affaires d'avoir un otage pour me manipuler, c'est royal pour toi !
- Royal en effet, mais je ne vais pas le garder longtemps en vie, j'en ai d'autres à liquider même si tu les as cachés je ne sais trop où, je finirai par les trouver et les éliminer.
- Tu rêves éveillé, je ne te laisserai pas faire !
- Pourtant tu es arrivée trop tard pour mon frère, j'aurais bien voulu voir ta tête, le spectacle devait être jouissif ! Te voir souffrir est la meilleure des drogues pour moi.
- Alors finalement c'est donc ça ton intention, me faire souffrir est ta seule motivation, reprendre la vie commune c'était du bidon, il te faut juste un souffre-douleurs. Tu sais Lorenzo, tu aurais dû finir le boulot quand tu m'as battue comme plâtre et violée le soir où je t'ai annoncé que j'étais enceinte, tu te serais épargné bien de l'ennui, surtout si c'est pour me régler mon compte aujourd'hui.
- Mais ma chérie, (ce que ça pouvait sonner faux à mes oreilles), je ne veux pas te tuer, je veux juste ... te torturer et te garder en vie le plus longtemps possible jusqu'à ce que j'en ai assez de voir tes prunelles remplies de toute la haine dont tu es capable envers quelqu'un.
Je me répétais sans cesse intérieurement de garder mon calme et d'attendre le moment propice pour lui bondir dessus et le désarmer mais le souci c'est qu'il tenait à la main la télécommande qui déclencherait la bombe. Une simple pression sur le bouton rouge et c'en était fini de nous tous. Je tournai la tête vers Daniel qui se liquéfiait sur son siège à mesure des minutes qui s'égrenaient.
Comment allais-je faire pour nous sortir de là ?
A suivre ...
samedi 21 novembre 2009
Des complications pour Sco' ...
- Alors t'as réussi à la convaincre ? demanda Ysa en s'adressant à Raphaël.
Il répondit par la négative en tournant la tête de gauche à droite, il prît même une mine si contrite que je faillis y croire. Puis quand Ysa détourna son regard de lui, il m'adressa un clin d'oeil qui voulait dire "ma vieille tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça ".
- Ce que tu peux être pénible ! ajouta Ysa. - Aller prendre vos sacs et filez d'ici, ordonnai-je froidement.
Misère, je jouais mon rôle à la perfection, s'ils savaient tous combien j'aurais voulu les garder près de moi pour mieux pouvoir les surveiller, mais près de moi ça équivalait à les jeter sur le champ de bataille qui s'étalait entre Lorenzo et moi.
Après de multiples embrassades et autant de conseils de mise en garde, Ysa, Jules, Charles, Jack et Raphaël s'entassèrent dans le monospace de mon amie pour se rendre dans leur planque. Je gardai la voiture de location pour aller jusqu'au port et attendre Lorenzo sur le bateau de Jack.
Si je ne m'étais pas trompée dans les intentions de mon mari, il m'y attendrait déjà, le bateau de Jack était resté inoccupé depuis plus de deux jours, du vrai pain béni pour le psychopathe qu'il représentait.
J'avais pris soin d'emporter avec moi un sac avec un peu de matériel : révolver de secours, kalashnikov dernier cri, cartouches, grenades, explosifs au cas où ... Une vraie batterie de cuisine en somme !
Le pot d'échappement de la voiture pétaradait toujours, impossible d'arriver discrètement, ça devenait franchement agaçant, pour l'effet de surprise, il faudrait repasser !
Il était près d'une heure du matin quand je grimpai à bord du bateau de Jack, un spendide voilier qui avait vu défiler bon nombre de marins et de femmes, mais aux commandes toujours un seul et unique capitaine ...
L'air sentait l'iode à plein nez, il faisait encore chaud cette nuit là. J'allai directement à la cabine de Tim pour y cacher mon paquetage. Ensuite je me rendis dans la cabine de Jack, je perçus alors de la lumière filtrer sous la porte. Punaise ! Il m'attendait déjà, grrrrrrr !!!!
Je me décidai à ouvrir la porte en ayant soin d'avoir au préalable déverrouillé le cran de sûreté de mon arme. Un grand coup de pied et tout s'ouvrit en grand.
La surprise fût double autour de la table de travail du capitaine.
A gauche, Lorenzo sirotait le whisky 18 ans d'âge de Jack, à tel point que si le pirate avait vu le peu qu'il restait dans la bouteille, il aurait passé mon mari par-dessus bord pour le donner en pitance aux requins.
A droite, Daniel, baillonné et ficelé comme un saucisson sur une chaise.
Le grain de sable venait de s'insinuer dans les rouages de mon plan et je n'aimais pas ça, mais alors vraiment pas du tout ...
A suivre ...
vendredi 20 novembre 2009
Avec votre aimable participation ...
AVIS A LA POPULATION !!!!!!
Je souhaiterais recueillir vos textes sur le thème suivant :
"Sco' vue par ses amis et/ou ses lecteurs"
Je souhaiterais que vous dressiez le portrait de votre héroine préférée (oui je sais mes chevilles gonflent à vue d'oeil !) au sens physique, moral, traits de caractère, tout ce que vous imaginez sur mon personnage sans jamais avoir osé le dire !
Vos suggestions pourront m'aider à étoffer mon personnage en vue de mon projet pour l'instant encore en gestation.
Bien entendu, je publierai vos textes ici, je vous laisse jusqu'à mercredi midi pour m'envoyer votre prose. Mon adresse est dans le blog-it express, insérez directement votre texte dans le corps du mail car si vous avez Word, je ne peux pas faire de copier-coller, mon ordi fait de la résistance parce-que je n'ai pas voulu l'installer hum ...
Merci à tous et bon courage.
Cordialement,
Dame Sco'.
PS : je me dépêche pour vous écrire la suite de mon récit mais aujourd'hui, ça risque d'être just !
Je souhaiterais recueillir vos textes sur le thème suivant :
"Sco' vue par ses amis et/ou ses lecteurs"
Je souhaiterais que vous dressiez le portrait de votre héroine préférée (oui je sais mes chevilles gonflent à vue d'oeil !) au sens physique, moral, traits de caractère, tout ce que vous imaginez sur mon personnage sans jamais avoir osé le dire !
Vos suggestions pourront m'aider à étoffer mon personnage en vue de mon projet pour l'instant encore en gestation.
Bien entendu, je publierai vos textes ici, je vous laisse jusqu'à mercredi midi pour m'envoyer votre prose. Mon adresse est dans le blog-it express, insérez directement votre texte dans le corps du mail car si vous avez Word, je ne peux pas faire de copier-coller, mon ordi fait de la résistance parce-que je n'ai pas voulu l'installer hum ...
Merci à tous et bon courage.
Cordialement,
Dame Sco'.
PS : je me dépêche pour vous écrire la suite de mon récit mais aujourd'hui, ça risque d'être just !
jeudi 19 novembre 2009
Une distinction spéciale ...
Je viens de me faire taguer par Charles qui m'a offert un inestimable prix :THE 2009 BLOGGER APPRECIATION AWARD
Il y a sept règles pour accepter ce prix :
- remercier l'ami blogueur : Merci Charles, je suis très touchée ...
- copier l'image et la montrer sur son blog : voir ci-contre.
- mettre le donneur en lien : je l'ai fait.. ci dessus...
- raconter sept choses inconnues sur soi-même
- offrir, à son tour, le prix à sept blogueurs
- ajouter leur lien (c'est fait ):
Ysa, Jack, Maia, La plume volage, Victoria, Zélie et Colombine.
-leur annoncer qu'ils doivent à leur tour se découvrir...
Voici donc les 7 choses que vous ne saviez pas sur moi:
1) je déteste le poisson et tout ce qui est fruits de mer, c'est berk depuis que je suis bébé, rien que l'odeur m'insupporte !
2) je n'ai jamais fumé une cigarette de ma vie.
3) je suis allergique au gluten, adieu pâtes et autres lasagnes ...
4) je dors toujours avec mon arme sous mon oreiller !
5) j'écris toujours en ayant de la musique dans les oreilles sinon l'inspiration ne vient pas.
6) je suis fan de Twilight même si ce n'est sensé faire rêver que les ados.
7) j'adore le chocolat noir aux noix de pécan c'est mon pêché mignon.
Il y a sept règles pour accepter ce prix :
- remercier l'ami blogueur : Merci Charles, je suis très touchée ...
- copier l'image et la montrer sur son blog : voir ci-contre.
- mettre le donneur en lien : je l'ai fait.. ci dessus...
- raconter sept choses inconnues sur soi-même
- offrir, à son tour, le prix à sept blogueurs
- ajouter leur lien (c'est fait ):
Ysa, Jack, Maia, La plume volage, Victoria, Zélie et Colombine.
-leur annoncer qu'ils doivent à leur tour se découvrir...
Voici donc les 7 choses que vous ne saviez pas sur moi:
1) je déteste le poisson et tout ce qui est fruits de mer, c'est berk depuis que je suis bébé, rien que l'odeur m'insupporte !
2) je n'ai jamais fumé une cigarette de ma vie.
3) je suis allergique au gluten, adieu pâtes et autres lasagnes ...
4) je dors toujours avec mon arme sous mon oreiller !
5) j'écris toujours en ayant de la musique dans les oreilles sinon l'inspiration ne vient pas.
6) je suis fan de Twilight même si ce n'est sensé faire rêver que les ados.
7) j'adore le chocolat noir aux noix de pécan c'est mon pêché mignon.
mardi 17 novembre 2009
Danger imminent ...
Plus nous approchions du quartier d'Ysa, plus la tension m'étreignait les veines. Dans l'avion, je m'étais assoupie un moment et avais fait un cauchemar dans lequel je trouvais la maison de mon amie réduite en cendres, et tous mes compagnons brûlés vifs à l'intérieur ... Bien sûr les coupables n'étaient pas des kamikazes palestiniens mais Lorenzo qui jubilait, grand sourire jusqu'aux oreilles, il jouissait de me faire du mal. Je m'étais éveillée en criant et avais fichu la frousse à tous les passagers, Raphaël avait tenté de me convaincre que ce n'était qu'un rêve et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète de cette manière. Que nenni, mon estomac dansait la samba depuis ma descente d'avion, mes mains étaient froides comme de la glace, je n'avais pas desserré les dents depuis des heures, rien ni personne ne pourrait me convaincre tant que je n'aurais pas revu la maison d'Ysa bien posée sur ses fondations avec quatre murs et un toit intacts.
Il faisait nuit quand nous arrivâmes à Yaffo. Jules le mari d'Ysa vînt nous accueillir car la voiture de location qui nous avait amené jusque-là faisait un bruit d'enfer avec son pot d'échappement crevé et toute la maisonnée était debout sur le pied de guerre.
Bien sûr, je ne coupais pas aux embrassades, Ysa, Charles et Jack m'avaient manqué, ils étaient tous mes amis et rien qu'à l'idée qu'il leur arrive malheur, je sentais une sueur froide me parcourir le dos.
L'heure n'était plus à l'hostilité entre mes "hommes" car même Raphaël et Jack échangèrent une poignée de mains courtoise, il n'aurait plus manqué qu'ils se volent encore dans les plumes et là j'aurais eu une autre crise diplomatique à gérer...
- Ysa, tu es certaine que le lieu dans lequel vous vous rendez est totalement sécurisé ? demandai-je pour la énième fois.
- Mais oui arrête de te prendre la tête comme ça, tout va bien se passer et si tu as besoin de renfort, tu nous appelles, on a tous un téléphone cellulaire. De toute façon, Raphaël reste avec toi alors tout ira bien, j'en suis sûre.
- Je t'arrête tout de suite, Raphaël vient avec vous, je ne veux pas qu'il risque sa vie à cause de Lorenzo.
Ysa me regarda interloquée.
- Mais enfin t'es folle ou quoi ?! Tu ne vas pas y aller seule, l'autre fou n'attend que ça !
- Justement c'est mon problème et je ne veux pas un mort de plus sur les bras.
Mon ton était ferme et sans appel. Je me retournai et vis Raphaël adossé à l'encadrement de la porte de la cuisine, il semblait très soucieux.
Ysa poursuivit en criant presque.
- Mais c'est pas possible, soit tu te fais accompagner par un de nous, soit on vient tous avec toi ! Raisonnez-là un peu quoi, Jack, Charles dîtes quelquechose, elle vous écoutera peut-être !
Jack leva les yeux au ciel et secoua la tête d'un air de dire, elle est trop têtue, on arrivera à rien. Il se borna à ajouter :
- Fais gaffe à mon bateau ou je t'étrippe si tu t'en sors vivante !!
Charles répliqua que de toute façon, il n'avait aucun pouvoir sur moi. Le pirate et le journaliste se tournèrent en désespoir de cause vers Raphaël.
Ce dernier m'attrapa par le coude pour m'entraîner à l'écart jusque dans le jardin. Seules les lumières de la maison donnaient un peu de clarté dans cette nuit sombre.
- Dis donc ma jolie, tu comptais me faire part de ton plan au dernier moment ?
Je baissai les yeux mais il me releva le menton de façon à ce que je fixe son regard.
- Il y a un peu de ça en effet ...
- Tu tiens vraiment à ce que je me fâche ? Tu veux ma mort ou quoi ?!
- Désolée, mais je ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles si ça tournait mal.
- Et que je meurs d'angoisse pour toi, ça peut te venir à l'esprit !
Raphaël était au bord de l'explosion, il m'avait attrapé les deux bras et me secouait maintenant comme un prunier.
- Ce n'est pas ça qui me fera fléchir, répliquai-je acide.
- Pas grave, je te suivrai et je laisserai les autres se mettrent à l'abri sans moi !
- Mais bien sûr et tu penses que je vais te laisser faire ? Tu rêves tout espion que tu sois, tu ne m'empêcheras pas de régler cette affaire toute seule, je t'ai déjà beaucoup trop impliqué.
- Tu peux toujours parler, je ne t'écoute pas ! marmonna-t-il.
Je me retenais de lui céder, je détestais être loin de lui mais je détestais encore plus l'idée qu'il puisse mourir par ma faute, je ne pourrais jamais vivre avec une telle culpabilité si ... Je chassais vite l'idée noire qui m'étais venue en tête.
Alors chose à laquelle je ne m'attendais pas, il me souleva de terre et m'emporta comme un paquet de linge sale par dessus son épaule, puis me reposa sur mes pieds quelques mètres plus loin du côté de la maison où aucune lumière ne filtrait. Il me plaqua contre le mur et m'embrassa sauvagement, je ne luttai pas, bien au contraire, je voulais garder en moi le plus de souvenirs possibles si jamais nous ne devions pas nous revoir. Il me fît l'amour debout comme un prince qui trousse une servante dans le recoin d'un chateau, rapidement, frièvreusement comme si j'allais disparaître dans la minute. Tout n'était que décharges électriques dans mon coeur, mon corps et ma tête, je ne réfléchissais plus au danger imminent, j'étais sienne, il était encore mien pour quelques instants volés et ô combien précieux ...
A suivre ...
Il faisait nuit quand nous arrivâmes à Yaffo. Jules le mari d'Ysa vînt nous accueillir car la voiture de location qui nous avait amené jusque-là faisait un bruit d'enfer avec son pot d'échappement crevé et toute la maisonnée était debout sur le pied de guerre.
Bien sûr, je ne coupais pas aux embrassades, Ysa, Charles et Jack m'avaient manqué, ils étaient tous mes amis et rien qu'à l'idée qu'il leur arrive malheur, je sentais une sueur froide me parcourir le dos.
L'heure n'était plus à l'hostilité entre mes "hommes" car même Raphaël et Jack échangèrent une poignée de mains courtoise, il n'aurait plus manqué qu'ils se volent encore dans les plumes et là j'aurais eu une autre crise diplomatique à gérer...
- Ysa, tu es certaine que le lieu dans lequel vous vous rendez est totalement sécurisé ? demandai-je pour la énième fois.
- Mais oui arrête de te prendre la tête comme ça, tout va bien se passer et si tu as besoin de renfort, tu nous appelles, on a tous un téléphone cellulaire. De toute façon, Raphaël reste avec toi alors tout ira bien, j'en suis sûre.
- Je t'arrête tout de suite, Raphaël vient avec vous, je ne veux pas qu'il risque sa vie à cause de Lorenzo.
Ysa me regarda interloquée.
- Mais enfin t'es folle ou quoi ?! Tu ne vas pas y aller seule, l'autre fou n'attend que ça !
- Justement c'est mon problème et je ne veux pas un mort de plus sur les bras.
Mon ton était ferme et sans appel. Je me retournai et vis Raphaël adossé à l'encadrement de la porte de la cuisine, il semblait très soucieux.
Ysa poursuivit en criant presque.
- Mais c'est pas possible, soit tu te fais accompagner par un de nous, soit on vient tous avec toi ! Raisonnez-là un peu quoi, Jack, Charles dîtes quelquechose, elle vous écoutera peut-être !
Jack leva les yeux au ciel et secoua la tête d'un air de dire, elle est trop têtue, on arrivera à rien. Il se borna à ajouter :
- Fais gaffe à mon bateau ou je t'étrippe si tu t'en sors vivante !!
Charles répliqua que de toute façon, il n'avait aucun pouvoir sur moi. Le pirate et le journaliste se tournèrent en désespoir de cause vers Raphaël.
Ce dernier m'attrapa par le coude pour m'entraîner à l'écart jusque dans le jardin. Seules les lumières de la maison donnaient un peu de clarté dans cette nuit sombre.
- Dis donc ma jolie, tu comptais me faire part de ton plan au dernier moment ?
Je baissai les yeux mais il me releva le menton de façon à ce que je fixe son regard.
- Il y a un peu de ça en effet ...
- Tu tiens vraiment à ce que je me fâche ? Tu veux ma mort ou quoi ?!
- Désolée, mais je ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles si ça tournait mal.
- Et que je meurs d'angoisse pour toi, ça peut te venir à l'esprit !
Raphaël était au bord de l'explosion, il m'avait attrapé les deux bras et me secouait maintenant comme un prunier.
- Ce n'est pas ça qui me fera fléchir, répliquai-je acide.
- Pas grave, je te suivrai et je laisserai les autres se mettrent à l'abri sans moi !
- Mais bien sûr et tu penses que je vais te laisser faire ? Tu rêves tout espion que tu sois, tu ne m'empêcheras pas de régler cette affaire toute seule, je t'ai déjà beaucoup trop impliqué.
- Tu peux toujours parler, je ne t'écoute pas ! marmonna-t-il.
Je me retenais de lui céder, je détestais être loin de lui mais je détestais encore plus l'idée qu'il puisse mourir par ma faute, je ne pourrais jamais vivre avec une telle culpabilité si ... Je chassais vite l'idée noire qui m'étais venue en tête.
Alors chose à laquelle je ne m'attendais pas, il me souleva de terre et m'emporta comme un paquet de linge sale par dessus son épaule, puis me reposa sur mes pieds quelques mètres plus loin du côté de la maison où aucune lumière ne filtrait. Il me plaqua contre le mur et m'embrassa sauvagement, je ne luttai pas, bien au contraire, je voulais garder en moi le plus de souvenirs possibles si jamais nous ne devions pas nous revoir. Il me fît l'amour debout comme un prince qui trousse une servante dans le recoin d'un chateau, rapidement, frièvreusement comme si j'allais disparaître dans la minute. Tout n'était que décharges électriques dans mon coeur, mon corps et ma tête, je ne réfléchissais plus au danger imminent, j'étais sienne, il était encore mien pour quelques instants volés et ô combien précieux ...
A suivre ...
lundi 16 novembre 2009
Le plan théorique
Raphaël ne reparla plus du fait que j'avais pu douter de lui, la journée qui suivit, passa rapidement tout en demi-teinte. Le vol qui nous emmenait vers Tel-Aviv me rapprochait inexorablement que l'homme que j'avais fini par détester le plus au monde, Lorenzo. J'espérais avoir été plus maligne que lui et qu'il serait là où je l'attendais, je m'étais trompée déjà une fois et j'étais arrivée trop tard pour sauver Didou, je ne souhaitais à aucun prix que tout cela recommence.
J'avais prévenue Ysa de mon plan, le but étant d'attirer Lorenzo sur le bateau de Jack en faisant croire que Charles et le pirate y seraient, sauf qu'à la place, il ne trouverait que moi. Pendant ce temps, Ysa, Jules, Charles, Jack et Raphaël aurait quitté le quartier de Yaffo pour se réfugier dans un lieu tenu secret par les collègues d'Ysa. Le Mossad possédait plusieurs cachettes secrètes éparpillées un peu partout en Israël, il suffisait que mes amis se terrent quelques jours le temps que je vienne à bout du monstre.Bien sûr, Raphaël n'était pas d'avis de me laisser seule pour régler cette affaire, toujours son côté protecteur qui ressortait. Cependant, je ne voulais pas avoir à m'inquièter de son sort pendant que je ferais avaler son bulletin de naissance à Lorenzo, je savais qu'il était capable de se défendre mais je préférais de loin le savoir en sécurité avec les autres et me concentrer sur ma cible. Et puis je pensais à un éventuel grain de sable qui pourrait venir se glisser dans les rouages de mon plan et qui s'appelait Daniel. Je n'étais toujours pas parvenue à le joindre au Japon, j'espérais qu'il n'aurait pas la bonne idée de vouloir nous rejoindre à Tel-Aviv par le plus grand des hasards...
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