- Sco', quand allons-nous arrêter de jouer au chat et à la souris ?
- Qu'est-ce que tu entends par là ?
- Je veux dire que l'on a envie l'un de l'autre depuis des années mais que l'on a jamais eu le courage de franchir le pas. Pourquoi ça ? Pourquoi tu me fuis ?
- Pourquoi je te fuis ? La raison tient en un mot : Bertille. Quoique je fasse, elle est toujours là et je sais pertinemment que tu l'aimes, alors qu'est-ce que tu attends de moi ? Si c'est simplement pour coucher avec moi, je n'y vois aucun intérêt, parce-que pour moi ça signifierait bien davantage que pour toi ...
- Mais ça Sco', tu n'en sais rien. Qui te dit que je ne ressens rien pour toi ?
- L'instinct, inutile de se fourvoyer car même si tu avais quelques sentiments autres que de l'amitié pour moi, tu restes irrémédiablement attaché à Bertille et contre elle, je ne peux pas lutter, je l'ai compris depuis bien longtemps.
- Et c'est pour ça que tu essayes de te raccrocher à Daniel, au pirate et à je ne sais trop qui ? Tu vas avec eux pour m'oublier ?!
- Qu'est-ce que ça peut te faire de toute façon ?
- Sco' réponds moi, c'est important. Est-ce que tu m'aimes ?
Je me retournai alors vers lui les yeux embués de larmes et l'embrassai.
- C'est la seule réponse que tu auras, tant qu'il y aura Bertille, ce sera comme ça, il faut faire des choix dans la vie et il me semble que le tien est déjà fait depuis longtemps ...
Charl' ne répondît rien, à vrai dire que pouvait-il bien me répondre ? Là dessus j'avais marqué un point ... Nous résistâmes donc une fois de plus à la tentation. Il se rendormît quelques instants plus tard dans un sommeil très profond ou alors il faisait admirablement semblant de dormir, je me levai pour m'habiller rapidement, prîs mon sac de voyage et je sortîs de la chambre. Je passai à la réception pour régler ma note d'hôtel, et demandai à ce que l'on me réserve un billet d'avion pour le 1er vol à destination de Tel-Aviv. Pour ce genre de services, les hôtels de luxe sont formidables ! Un taxi m'attendait pour me conduire à l'aéroport.
Une fois de plus, je fuyais Charl', l'amour de ma vie depuis tant d'années, un amour inavoué et qui vraisemblablement n'avait aucune chance de se concrétiser, à quoi bon lutter davantage, j'étais fatiguée de tout ça ...
A l'aéroport de Doha, 6.00 am,
J'étais devant un kiosque à journaux, les gros titres indiquaient le décès de l'émir Bengasoil, quand mon portable vibra dans ma poche :
- Madame Magnet ?
- Oui ...
- Votre mission est accomplie, ce fût un plaisir de travailler avec vous, si j'ai d'autres missions de ce genre à effectuer, soyez certaine que je ferai à nouveau appel à vous. Votre dû a été versé sur votre compte off-shore comme convenu.
- Parfait monsieur l'ambassadeur. Bonne continuation à vous.
Et je raccrochai car je m'apprêtais à passer la barrière de la douane.
Je mîs mes lunettes noires et me dirigeai vers l'avion le coeur gros, j'allais une fois de plus chercher du réconfort auprès d'Ysa mais je savais bien que même elle n'arriverait pas à atténuer ma peine ...
A suivre ...
6 commentaires:
Ah bein pour un coup de théâtre s'en est un !!! si je m'attendais à une telle révélation !!!
Allez viens donc, je t'attends, je vais te consoler et nous allons échaffauder un plan pour nous débarrasser de Bertille !!!
Ysa : prévois la tablette de choco, y'en aura besoin !!
la roue tourne!!! et dire que tu as fait un scandale à daniel alors qu'il était marié( ou fiançé) alors que tu batifoles avec monsieur Magnet qui est avec Bertille!!!
I'm shocking
Tu as raison va chez Ysa ça va te faire du bien, je passerai bien mais mon Jet est au hangar pour travaux!
Biz les filles
Victoria : comme quoi l'illusiojn d'aimer un homme pour en fuir un autre, ça fait faire des choses stupides ! Daniel était fiancé. Je "batifole" entre guillemets car finalement, nous n'avons rien fait d'irréversible. Pour l'instant, Bertille n'est pas cocue et vu comme c'est parti, je ne crois pas qu'elle va l'être à moins que Charl' ne prenne un coup de folie !
Comment ça t'as pas fait réparer ton coucou ?! Pffff ...
C'est très puritain, finalement, tes textes, Sco.
Un peu de piment, que diable !
Charles, lâche-toi !
Jack : je ne peux pas trop me lâcher sur les textes en l'absence de Charl' étant donné que je n'aurai pas son accord puisqu'il est en vacances.
C'est sûr que comparés à tes textes les miens sont comme des blanches colombes !
Enregistrer un commentaire