jeudi 8 mars 2012

Moralité de l'histoire

Après plusieurs bouteilles lancées à la mer et restées sans réponse, j'en déduis que l'affaire est pliée et qu'il n'est pas question de revenir sur ce qui a été dit ou fait. Pour une belle amitié gâchée, je dis une fois, deux fois, trois fois ! Adjugée ! Foutue !!
C'est dommage, pourtant j'y croyais à une réconciliation possible, j'imagine que je suis soit une belle idiote idéaliste, soit que je n'ai pas le droit à l'erreur, cela dit l'un n'exclut pas l'autre ! Toujours est-il qu'au lieu de me laisser mariner pendant plusieurs jours, j'aurais préféré qu'on ait la courtoisie de me dire merde. Au moins c'est clair, net et je sais où je m'embarque. 
Conclusion, je me drape dans ma dignité, je recharge mon flingue et m'en vais évoluer sous d'autres cieux pas forcément cléments, mais ai-je bien le choix ?!



mercredi 7 mars 2012

En attendant ...

... la réponse à ma proposition d'accord de paix ... Bein oui, on peut parfois être une tueuse au sens propre et au figuré, faire du mal sans le vouloir dans un élan de colère et reconnaître ses torts aussi.

Voilà un petit peu de musique pour adoucir la vie compliquée de beaucoup de monde en ce moment...



lundi 5 mars 2012

L'amitié sacrifiée sur l'autel de la gaminerie ...

Dernièrement, je vous avais dit que je ne laissais plus rien passer de ce qui me rendait furax. Et bien cela s'est vérifié, une tierce personne m'a demandé pourquoi j'étais en colère suite à une discussion animée avec une amie très proche, alors j'ai été franche à l'extrême, donc peut-être trop. Je n'aurais pas dû répondre aux questions de la tierce personne qui me sollicitait pour avoir des réponses et apaiser ses angoisses. J'aurais dû lui dire à cette tierce personne d'aller trouver directement l'amie proche concernée et de lui poser les questions sans tourner autour du pot. Moralité, me suis retrouvée en sandwich entre les questions de l'un, les indécisions de l'autre et j'y ai été fort dans mes propos. Conclusion, la tierce personne n'est pas plus avancée, l'amie proche est fâchée après moi et l'autre andouille, et moi ... et moi, et moi et bein j'ai claqué la porte au sens figuré du terme parce-que j'en avais marre de leurs embrouilles et gamineries qui ne devraient plus avoir court à notre âge ! Alors vous allez me dire que je suis peut-être trop radicale, je croyais pourtant m'être calmée de ce côté là et bien non, je suis toujours prête à brandir mon flingue quand une situation me révolte. Sco' n'a pas encore atteint la sagesse, mais bon elle a au moins le courage de ses opinions même si elle s'exprime parfois de façon maladroite ou trop rude, il ne faut pas oublier que Sco' n'est pas diplomate, elle a été formée pour abattre des cibles et pas pour faire des ronds de jambes !
Cela dit, la Sco' est contrariée d'avoir perdue son amie, elle avait tellement la tête ailleurs qu'elle a eu un accrochage en voiture avec une vieille taupe !
Décidément la vie c'est parfois trop compliqué ...




lundi 20 février 2012

Philo du lundi !

Il paraitrait que mes billets sont touchants ... Ce n'est pas moi qui le dis, c'est ma jumelle. Bon à côté des contes de fées qu'elle me raconte, je dirais volontiers que je peux aller me rhabiller avec mes histoires à deux balles. Cela dit comme on a toujours besoin d'une boite de petits pois chez soi, je dirais qu'on a besoin des élucubrations d'une tueuse de temps à autre non ?!
Ce matin m'est venu en tête le mot "concession(s)", alors oui avec moi cela peut prendre un double sens que je m'empresse de clarifier immédiatement. Si j'avais investi dans une entreprise de pompes funèbres avec tous les gens que j'ai zigouillés, des concessions j'aurais pu en vendre des milliers et devenir archi millionnaire. Mais là n'est pas le sujet ! Je vous parle ici de "concession(s)" pour vivre en harmonie avec les autres et surtout avec votre chère et tendre (on arrête de s'étouffer dans le fond, je vous vois près du radiateur !) moitié ... hum ...
Dissertant intérieurement avec mon moi profond, j'en suis venue à me demander jusqu'où peut-on être tolérant et faire des concessions ? Supporter les chaussettes qui traînent parterre et le bol du petit-déj pas rangé dans le lave-vaisselle, on peut passer dessus pendant un certain temps. Mais supporter les lubies d'un conjoint (vous l'écrivez en un ou deux mots vous "con-joint" ??!! héhé ! ok je sors ) qui vous fait tourner en bourrique et vous prend pour une girouette régulièrement. Vous montreriez les crocs au bout de combien de temps vous ?? Non parce-que c'est bien mignon d'en faire des concessions justement mais de là à se faire prendre une bonne poire, il y a tout un monde. Et quand Maurice franchit les bornes des limites, qui peut envisager de rester passif et de se museler ??!! Et bien votre tueuse unique et préférée, elle ne peut pas, enfin rectificatif, elle ne peut plus. S'annihiler l'esprit, la volonté, les désirs au nom de quoi hein ?! Un machin qui s'appelle, la vie de couple, le mariage et (dont Maurice ne veut même pas entendre parler au passage, l'est anti-conformiste Maurice) l'amour qui va avec. Honnêtement, on peut accepter plein de choses par amour, mais se faire prendre pour une bille, très peu pour moi. Maintenant c'est à coups de flingues verbaux que ça se règle, histoire de faire sauter les mauvaises habitudes de Maurice qui croyait que sa tueuse était aussi zen qu'une carpe !
Et vous quelles sont les bornes des limites de votre tolérance ?? Dîtes pour voir qu'on rigole deux minutes ...
Et pour sourire un peu puisque c'est lundi et qu'on ne va pas se foutre en rogne dès le début de la semaine, voilà un peu de douceur !

dimanche 12 février 2012

Complexité sentimentale

L'âme humaine est ainsi faite qu'elle devrait être livrée avec un mode d'emploi afin de la comprendre de bout en bout. Malheureusement pour nous pauvres mortels que nous sommes, cette notice n'existe pas et nous sommes bien obligés de faire avec. Alors on rit, on souffre, on rêve sans toujours trop savoir pourquoi et souvent en ignorant où cela va nous mener. Il y a des souffrances et des regrets qui reviennent de façon cyclique. Parfois vous les sentez venir à l'avance mais à d'autres moments ils vous tombent dessus comme un cheveu sur la soupe ! Et là on émet un grand GRRRRR !!!! Et vous vous dîtes "bah merde alors, me suis encore fait(e) avoir. " Je pensais que c'était réglé, enfoui bien loin tout ça ... ou que ça pourrait revenir une fois ou l'autre en faisant moins mal, que nenni ! Cette douleur vous revient comme un boomerang en pleine poire et ça vous laisse en état de choc pour la journée entière avec la même impression cuisante que rien ne sera jamais fini, que vous souffrirez ainsi toujours de la même manière, pour le même motif, pour la même personne ... Oui, des regrets et des si, vous en trimballez des gamelles entières derrière vous, vous faîtes alors l'amer bilan qui s'impose à chaque fois. Vous avez rempli une partie de votre vie mais vous savez très bien que la personne que vous vouliez dès le début, celle qui animait votre coeur en vous faisant vous sentir vivant jusqu'au bout des orteils, je ne pourrez jamais l'avoir, jamais plus la voir parce-que c'est irrattrapable et incompatible avec votre vous d'aujourd'hui. Alors toujours ce gouffre familier se rouvre sous vos pieds, à chaque respiration ça fait mal même si vous croyez que la douleur va s'atténuer un peu plus tard, que vous vivrez dans un pseudo oubli (provisoire) jusqu'à la prochaine fois où un mot, un souvenir, un parfum, une date vous feront basculer à nouveau du côté obscur de votre vie pas vraiment rose. Bien évidemment votre bonheur vous l'avez imaginé des centaines de fois, vous avez refait le monde en vain ... vous savez pertinemment qu'il est impossible de revenir en arrière. Forcément, on se donne du courage, on tente de continuer comme si tout allait bien parce-que la terre, elle, ne s'est pas arrêtée de tourner parce-qu'il vous manque l'amour de votre vie. 
Saleté d'inconscient, saletés de rêves qui vous plombent sans que vous ayez rien demandé à personne, saleté de douleur qui se réveille quand il ne faudrait pas, quand il ne faudrait plus jamais qu'elle se réveille pour que vous puissiez passer à autre chose de façon définitive ... mais difficile de sombrer dans l'oubli quand on a quelqu'un dans la peau ... Vous vous rappelez alors ce genre de phrases stupides, vous deux c'était "à la vie, à la mort" ... Aïe ça fait mal ! Me foutrais des claques tiens !

mardi 7 février 2012

Quatre mois plus tard, un bébé en plus et la rage en trop !

Ce n'est pas faute d'avoir envie d'aligner les mots sur le papier mais quand ils vous restent coincés au fond des tripes et que vous êtes incapables de les sortir pendant des semaines voire des mois entiers et bein ça donne un blog blanc ... ou presque !
Je disais donc quatre mois plus tard, un bébé en plus, encore une fille (super scoop, y'en a qui vont se bidonner au fond de la salle je le sens bien !) mignonne comme un coeur ... et la rage en trop ! Bah oui, la rage de ne pas pouvoir faire ce que je veux comme et quand je le veux déjà ça énerve. Mais si l'on ajoute à cela le bonhomme qui me donne des envies de meurtres loin d'être professionnelles et que j'ai tout envie d'envoyer valser, là trop c'est trop !! Faut que je récupère mon flingue vite fait pour me défouler !! Nan mais c'est quoi ces empêcheurs de tourner en rond, ces bouffeurs de bonheur et ces handicapés des sentiments. Ras le beretta de se faire prendre pour une andouille de partout. Dorénavant si je suis diplomate, j'envoie chier poliment ou presque et si je ne suis plus diplomate du tout, je fais tout péter ! L'est devenue un vrai volcan la Sco', la force tranquille faut plus la chercher, on la trouve direct ! Pour un peu elle mordrait presque si on la titille de trop, plus décidée à se laisser faire ou endormir par les belles paroles des uns ou des autres. Aucune concession ne sera faite quand mon quota de gentillesse aura été épuisé, finis les "j'acquiesce mais j'en pense pas moins", à partir de maintenant c'est du cash, "action / réaction" ! Comment ça j'ai l'air remontée comme un coucou suisse ??!! Eh bein ouais, suis bien remontée et pas prête qu'on me refoute le moral à zéro. Dorénavant, je sais que je ne peux compter que sur moi-même. Dorénavant, j'irai bien ... enfin j'espère et je ferai tout pour ... ne pas me laisser empoisonner l'existence !

vendredi 21 octobre 2011

De mauvais poil ...

Après cette petite distraction nocturne et balistique, je décidai de prendre un repos bien mérité. Cependant mon sommeil fut peuplé de cauchemars, les visages de Raphaël et de Daniel venaient se mélanger et se superposer dans mon esprit. Ces deux là devaient me manquer, je pourrai sans doute revoir le premier, mais pour le second c'était impossible à présent.
A quatre heures du matin, plus moyen de fermer l'oeil, alors je m'attelai à mon passe-temps favori, démonter une par une chacune de mes armes, faire un grand nettoyage et les assembler à nouveau. C'était mon jeu de légos à moi !
Sur les coups de neuf heures, drapée dans mon grand manteau noir pour m'abriter de la pluie comme je le pouvais, je me rendis dans un café pour un y prendre un petit déjeuner histoire de reprendre des forces avant d'accomplir ce fichu contrat.
Je buvais tranquillement mon café à petites lampées lorsque monsieur Stéphane décida de s'inviter à ma table. Bah voyons !
Mon coeur fit un bond dans ma poitrine mais je me gardai bien de lui rendre son sourire ultrabright et l'accueillis en lui lançant un bonjour peu aimable. Il accentua d'autant plus ma mauvaise humeur qu'il ne se gêna pas pour me chiper une de mes tartines. Encore mieux, il se croyait vraiment tout permis celui là !
 — Je te préviens que si tu touches encore à mon ptit déj, je te fais exploser ton service trois pièces là tout de suite maintenant !
— Bonjour à toi aussi très chère ! Hum ... de mauvaise humeur peut-être ? mal de dormi ? ironisa-t-il.
— Oui à cause d'un espèce d'abruti qui s'amuse à faire siffler des balles à mes oreilles, dis-je en me replongeant dans le journal que j'avais acheté un peu plus tôt.
Stéphane abaissa mon journal pour croiser mon regard. Cet imbécile jouait avec le feu, un vrai kamikaze.
— Je t'agace hein ?
— Comment as-tu deviné ? T'as fait Polytechnique pour trouver ça ?!
Il prit un faux air de chien malheureux mais ses yeux noirs lançaient de dangereuses flammes séductrices.
— Bon repartons sur de nouvelles bases,  veux-tu ? Il est vrai que je débarque toujours de façon spectaculaire avec les personnes que je veux impressionner. Mais a priori avec toi, ça ne marche pas. Je vais donc revoir ma stratégie !
— Ta quoi ? Même si tu te transformais en joli mouton blanc tout bouclé et innocent, je ne te ferais jamais confiance pour quoi que ce soit, même pas te confier la monnaie du pain !
— Et si je te proposais un travail ? On pourrait s'associer pour liquider ton couple de bourgeois ...
— Pardon, tu t'égares mon vieux ! Petit un, comment sais-tu que je dois zigouiller un couple ici et petit deux, depuis le temps, tu devrais savoir que je travaille toujours seule. Le travail d'équipe et surtout avec toi, c'est de l'utopie ! Je ne sais pas ce qui tourne de travers dans ta tête mais tu peux prendre tes clics et tes claques et filer d'ici.
— Sco', aller ne fais pas l'enfant, il n'y encore pas si longtemps, on s'entendait bien toi et moi non ?!
— Ok je vais te rafraîchir la mémoire mais faucher les contrats des autres sous leur nez, je n'appelle pas ça de la bonne entente, j'appelle ça un lourd passif !
— Toujours aussi belle mais toujours aussi butée ! s'exclama-t-il.
— Remballe ta flatterie et fiche-moi la paix ! Je suis sûre que tu as du travail qui t'attend ailleurs qu'ici.
— En effet, j'ai un couple à liquider, trancha-t-il.
— Attends c'est quoi cette histoire ?
Mon intérêt fut piqué au vif tout à coup.
— Oh rien de compliqué, si tu ne les tues pas avant moi,  je le ferai à ta place. Je voulais juste t'éviter une belle déconvenue.
— Qui te paye pour ce boulot ?
— Ca ne te regarde pas, tu sais bien qu'on ne partage pas des infos confidentielles.
Je grinçai des dents car je savais pertinemment qu'il n'en dirait pas plus vu que je l'avais envoyé balader. Mais s'il exécutait mon contrat à ma place, ça voulait dire que j'aurais des problèmes pour revoir ma fille vivante ...
Sur ce il se leva avec sa grâce féline, non sans avoir l'immense indélicatesse de finir ma tasse de café avant de tourner les talons et de s'en aller.
Décidément, il était de plus en plus agaçant celui-là !