Et oui un peu comme un courant alternatif, j'écris puis disparais pour des périodes plus ou moins longues. Ma vie réelle a pris le pas sur votre plaisir de lire mes fictions, non pas que je n'ai plus rien à dire ou à écrire mais pour l'instant, je n'éprouve pas le besoin d'alimenter mon blog. Je n'en ressens aucun manque, parfois un chouilla de culpabilité envers ceux qui attendent désespérément un signe de la tueuse mais je ne peux pas être partout à la fois. A ceux qui s'inquiètent de mes silences plus ou moins longs, sachez que je vais bien, je fais ma tournée des blogs quotidiennement, parfois je fais un coucou par-ci par-là mais je n'éprouve pas forcément l'envie de commenter à tout va même si je suis de près vos travaux et vos états d'âme. Je me déplace de ligne en ligne en ombre fugace, je laisse quelques empruntes tel un discret petit poucet mais pour l'instant, tout comme mon corps, mon esprit est en gestation ...
Bien amicalement,
Dame Sco'.
vendredi 1 octobre 2010
jeudi 5 août 2010
L'appel du sang ...
La tueuse était restée dans l'ombre depuis trop longtemps. Elle avait cru à une période d'apaisement, elle avait même repeint ses murs en vert d'eau, joli et doux mais voilà, même pendant une retraite momentanée loin de ses activités pas très légales, ni très humaines, le feu des armes la rappelait à nouveau. Le sang appelant le sang, elle devrait à nouveau faire justice elle-même sauf qu'elle laissait l'activité découpage à son pote Dexter, elle détestait par-dessus tout les éclaboussures qui tâchent les vêtements. Il fallait croire que finalement la douceur n'était pas faite pour elle. La tueuse avait besoin de sa dose d'action et d'hémoglobine pour se sentir comme un poisson dans l'eau. Quitter le spa pour retrouver les bains d'acide, le chant des oiseaux pour le murmure de son silencieux dans la nuit noire, les robes champêtres pour la combinaison moulante de la professionnelle du passage d'arme à gauche, au lieu de compter les pommes rouges sur les arbres, elle ferait à nouveau le décompte des balles dans son chargeur, voilà une activité qui lui convenait beaucoup mieux ...
samedi 31 juillet 2010
La grande verte ...
Partie pour une semaine de vacances tranquille en Bretagne, elle ne se doutait pas que l'endroit plairait tellement à son mari qu'il voudrait s'y installer définitivement ...
Elle ne niait pas que la couleur émeraude de la mer avait un charme indéniable, que la vie semblait moins compliquée que là où elle vivait habituellement, mais n'était-ce pas l'envoûtement des vacances qui produisait un tel effet ? Après 5 jours de vacances pour elle, car lui connaissait les lieux depuis bien longtemps, cela suffisait-il à se décider à déménager ? Tout quitter pour recommencer ailleurs dans un lieu inconnu, sans famille, sans amis à proximité avec pour seule compagne une étendue d'eau salée toute verte ... Voilà qui lui paraissait bien risqué, voire irréfléchi. Quelle idée de vouloir aller s'intégrer dans un paysage de carte postale pour touristes comme ça sur un coup de tête ??
Depuis toujours, elle avait dit qu'elle haïssait la Bretagne sans même y avoir posé un orteil ... enfin plutôt les bretons, et pour être plus précises deux bretons en particulier, deux ex à elle. Pourquoi les avoir choisis bretons tous les deux et avec le même prénom en plus ? C'était une particularité chez elle, elle doublait les prénoms pour être sûre de ne pas être passée à côté de quelque chose mais bon à chaque fois la théorie s'était vérifiée, têtus comme des mules et arrogants avec ça.
Bref tout cela ne résolvait pas son problème pour autant, comment détourner son mari de son projet de dingue au moins pour quelques temps ?
L'assommer à coup de menhirs pour qu'il devienne amnésique ? Trop lourd à porter.
Faire grève des câlins ? Marchera pas longtemps cette affaire.
Oser dire non tu fais une bêtise et je veux pas ? Pas très convaincant.
Négocier d'autres vacances pour se faire à l'idée ? Pourquoi pas ...
Parait que l'air marin est vivifiant et qu'il aide à éclaircir les idées, certes ... mais quand on préfère la montagne, on fait comment pour trouver la sérénité avec les pieds dans l'eau hein ???
Elle ne niait pas que la couleur émeraude de la mer avait un charme indéniable, que la vie semblait moins compliquée que là où elle vivait habituellement, mais n'était-ce pas l'envoûtement des vacances qui produisait un tel effet ? Après 5 jours de vacances pour elle, car lui connaissait les lieux depuis bien longtemps, cela suffisait-il à se décider à déménager ? Tout quitter pour recommencer ailleurs dans un lieu inconnu, sans famille, sans amis à proximité avec pour seule compagne une étendue d'eau salée toute verte ... Voilà qui lui paraissait bien risqué, voire irréfléchi. Quelle idée de vouloir aller s'intégrer dans un paysage de carte postale pour touristes comme ça sur un coup de tête ??
Depuis toujours, elle avait dit qu'elle haïssait la Bretagne sans même y avoir posé un orteil ... enfin plutôt les bretons, et pour être plus précises deux bretons en particulier, deux ex à elle. Pourquoi les avoir choisis bretons tous les deux et avec le même prénom en plus ? C'était une particularité chez elle, elle doublait les prénoms pour être sûre de ne pas être passée à côté de quelque chose mais bon à chaque fois la théorie s'était vérifiée, têtus comme des mules et arrogants avec ça.
Bref tout cela ne résolvait pas son problème pour autant, comment détourner son mari de son projet de dingue au moins pour quelques temps ?
L'assommer à coup de menhirs pour qu'il devienne amnésique ? Trop lourd à porter.
Faire grève des câlins ? Marchera pas longtemps cette affaire.
Oser dire non tu fais une bêtise et je veux pas ? Pas très convaincant.
Négocier d'autres vacances pour se faire à l'idée ? Pourquoi pas ...
Parait que l'air marin est vivifiant et qu'il aide à éclaircir les idées, certes ... mais quand on préfère la montagne, on fait comment pour trouver la sérénité avec les pieds dans l'eau hein ???
samedi 24 juillet 2010
Petite histoire courte ...
Une nuit froide de novembre, la tempête faisait rage au dehors. Des trombes d'eau s'abattaient sans relâche depuis des heures sur la maison, les gouttières débordaient, les vitres des fenêtres étaient littéralement aspergées de pluie comme si on les avait passées au karcher. Les branches des arbres s'agitaient en tous sens à cause du vent violent, elles venaient régulièrement s'écraser contre les carreaux produisant alors des bruits sinistres.
Billy était bien caché sous ses couvertures, seul un bout de nez dépassait des draps. Le petit garçon de 5 ans, à l'affût du moindre bruit suspect ne parvenait pas à trouver le sommeil, le plus petit craquement n'échappait pas à son oreille fine. Comme tous les enfants, Billy avait peur du croque-mitaine, des monstres et de toutes sortes de créatures nocturnes, son imagination était tellement fertile que ses parents craignaient qu'il ne se construise un monde mental parallèle. Les phobies du garçonnet étaient devenues de plus en plus nombreuses et fréquentes ces derniers temps. Le récent déménagement de la famille dans une vieille maison et de surcroît, dans une région humide souvent balayées par des tempêtes mémorables n'arrangeaient rien au problème. Un vrai cocktail des plus glauques pour un gosse facilement influençable.
Deux heures du matin, dans la maisonnée sensée être endormie, Billy veillait toujours. Ses petites paupières lourdes luttaient contre le sommeil car la trouille semblait la plus forte cette nuit là.
Quelques craquements plus appuyés que les fois précédentes se firent entendre, un peu comme des pas sur le parquet de sa chambre. Il était certain qu'un monstre allait venir le chercher pour l'enlever ou lui croquer les doigts de pieds, oui, un monstre tout vert, plein de poils aux doigts crochus, le plus vilain qui soit ... Boum, boum, boum en cadence, le bruit se rapprochait de plus en plus, cela venait du placard situé face à son lit. Billy se mordit les lèvres, il tremblait de tous ses membres mais paralysé par la peur, il ne put articuler aucun son, pas un cri ne sortit de ses petites lèvres roses. Il pressait ses mains contre ses oreilles, de peur que le monstre ne commence son repas en les lui arrachant.
La porte du placard s'ouvrit suffisamment pour laisser passer quelqu'un. Boum, boum, boum sur le parquet, la démarche lourde et sordide continuait de plus belle.
Dans un éclair de lucidité, l'enfant tendit finalement le bras vers sa lampe de chevet et tâtonna jusqu'à trouver l'interrupteur. Billy serrait les paupières et attendit quelques secondes même s'il savait que la chambre était à présent baignée de lumière, les boum boum sur le parquet continuaient malgré tout.
Rassemblant le peu de courage qu'il lui restait, il ouvrit les yeux et vit sur le sol de sa chambre, un éléphant mécanique sorti tout droit du placard.
Un jouet ... le petit avait eu peur d'un simple jouet ...
Billy se leva rapidement pour ranger la bête dans son coffre à trésors et retourna dans son lit soulagé d'avoir eu peur pour rien. L'enfant vaincu par la terreur et la fatigue finit par s'endormir, mais une question restait en suspend. Qui avait bien pu remonter le mécanisme du jouet en pleine nuit ? Y avait-il malgré tout un monstre aux doigts crochus dans le placard ?
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Billy était bien caché sous ses couvertures, seul un bout de nez dépassait des draps. Le petit garçon de 5 ans, à l'affût du moindre bruit suspect ne parvenait pas à trouver le sommeil, le plus petit craquement n'échappait pas à son oreille fine. Comme tous les enfants, Billy avait peur du croque-mitaine, des monstres et de toutes sortes de créatures nocturnes, son imagination était tellement fertile que ses parents craignaient qu'il ne se construise un monde mental parallèle. Les phobies du garçonnet étaient devenues de plus en plus nombreuses et fréquentes ces derniers temps. Le récent déménagement de la famille dans une vieille maison et de surcroît, dans une région humide souvent balayées par des tempêtes mémorables n'arrangeaient rien au problème. Un vrai cocktail des plus glauques pour un gosse facilement influençable.
Deux heures du matin, dans la maisonnée sensée être endormie, Billy veillait toujours. Ses petites paupières lourdes luttaient contre le sommeil car la trouille semblait la plus forte cette nuit là.
Quelques craquements plus appuyés que les fois précédentes se firent entendre, un peu comme des pas sur le parquet de sa chambre. Il était certain qu'un monstre allait venir le chercher pour l'enlever ou lui croquer les doigts de pieds, oui, un monstre tout vert, plein de poils aux doigts crochus, le plus vilain qui soit ... Boum, boum, boum en cadence, le bruit se rapprochait de plus en plus, cela venait du placard situé face à son lit. Billy se mordit les lèvres, il tremblait de tous ses membres mais paralysé par la peur, il ne put articuler aucun son, pas un cri ne sortit de ses petites lèvres roses. Il pressait ses mains contre ses oreilles, de peur que le monstre ne commence son repas en les lui arrachant.
La porte du placard s'ouvrit suffisamment pour laisser passer quelqu'un. Boum, boum, boum sur le parquet, la démarche lourde et sordide continuait de plus belle.
Dans un éclair de lucidité, l'enfant tendit finalement le bras vers sa lampe de chevet et tâtonna jusqu'à trouver l'interrupteur. Billy serrait les paupières et attendit quelques secondes même s'il savait que la chambre était à présent baignée de lumière, les boum boum sur le parquet continuaient malgré tout.
Rassemblant le peu de courage qu'il lui restait, il ouvrit les yeux et vit sur le sol de sa chambre, un éléphant mécanique sorti tout droit du placard.
Un jouet ... le petit avait eu peur d'un simple jouet ...
Billy se leva rapidement pour ranger la bête dans son coffre à trésors et retourna dans son lit soulagé d'avoir eu peur pour rien. L'enfant vaincu par la terreur et la fatigue finit par s'endormir, mais une question restait en suspend. Qui avait bien pu remonter le mécanisme du jouet en pleine nuit ? Y avait-il malgré tout un monstre aux doigts crochus dans le placard ?
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mercredi 21 juillet 2010
Recette miracle ...
Pour retrouver l'inspiration ...
- Emprunter le chaudron de mon amie Maïa et y mettre :
- quelques neurones dégagés de tout souci,
- des idées magiques empruntées dans des grimoires anciens ou bien piller la série des Harry Potter (au choix)
- un arc en ciel plié en accordéon pour la couleur (faut bien que ça rentre dans le chaudron ces choses là, c'est que c'est grand !)
- quelques partitions de musique entraînante
- une bonne rasade de champagne pour que ça bulle et pour donner de la légèreté,
- porter le tout à ébullition,
- faire flamber le tout comme une crêpe suzette,
- vous obtenez ainsi un feu d'artifices de mots prêts à déguster !
Bon appétit ... euh ... plutôt bonne lecture ! héhé !
- Emprunter le chaudron de mon amie Maïa et y mettre :
- quelques neurones dégagés de tout souci,
- des idées magiques empruntées dans des grimoires anciens ou bien piller la série des Harry Potter (au choix)
- un arc en ciel plié en accordéon pour la couleur (faut bien que ça rentre dans le chaudron ces choses là, c'est que c'est grand !)
- quelques partitions de musique entraînante
- une bonne rasade de champagne pour que ça bulle et pour donner de la légèreté,
- porter le tout à ébullition,
- faire flamber le tout comme une crêpe suzette,
- vous obtenez ainsi un feu d'artifices de mots prêts à déguster !
Bon appétit ... euh ... plutôt bonne lecture ! héhé !
samedi 17 juillet 2010
Comment ça se fait ??
L'envie d'aligner les mots et les phrases était là bien présente chaque jour mais quelque chose de plus fort et d'indescriptible l'empêchait de le faire depuis des semaines. La fatigue ? La morosité ? Le manque d'entrain ? Tout cela conjugué peut-être, un peu comme la sève des arbres en dormance tout l'hiver, la motivation avait du mal à dépasser le cap des racines pour grimper jusque dans les branches et donc par voie de conséquence : pas de feuille à l'horizon et encore moins de fleurs et de fruits ... Pfff, saleté de moral dans les chaussettes, pire que du mildiou sur des plans de tomates !
Bref, elle a peu à peu déserté son chantier romanesque, le 9 mm de la tueuse s'est grippé, même plus envie de zigouiller qui que ce soit à part des moustiques, Raphaël est resté en rade avec son bébé sous le bras et ses interrogations multiples. Pareil pour les couleurs de la peintre qui ont séché de solitude sur leur palette. Sans oublier, Rodolphe bloqué sur le regard de Stella à mi-chemin entre la haine et le désir, heureusement qu'il n'a plus d'ailes sinon on aurait pu y voir des toiles d'araignées tellement il a été délaissé le pauvre ... Bref, elle a l'impression d'avoir abandonné ses personnages et ses lecteurs telle une mère indigne qui abandonne ses enfants ... Voilà qui n'a rien de très glorieux. Chaque fois qu'un peu de motivation a un peu repointé le bout de son nez, elle est redescendue aussi vite qu'un soufflé, pourtant, l'écriture c'est presque toute sa vie, la seule chose qu'elle sait à peu près faire correctement ... Mais quand l'envie vous abandonne petit à petit et que la magie n'opère plus, que faire ? Est-ce que ça se soigne docteur ??
Bref, elle a peu à peu déserté son chantier romanesque, le 9 mm de la tueuse s'est grippé, même plus envie de zigouiller qui que ce soit à part des moustiques, Raphaël est resté en rade avec son bébé sous le bras et ses interrogations multiples. Pareil pour les couleurs de la peintre qui ont séché de solitude sur leur palette. Sans oublier, Rodolphe bloqué sur le regard de Stella à mi-chemin entre la haine et le désir, heureusement qu'il n'a plus d'ailes sinon on aurait pu y voir des toiles d'araignées tellement il a été délaissé le pauvre ... Bref, elle a l'impression d'avoir abandonné ses personnages et ses lecteurs telle une mère indigne qui abandonne ses enfants ... Voilà qui n'a rien de très glorieux. Chaque fois qu'un peu de motivation a un peu repointé le bout de son nez, elle est redescendue aussi vite qu'un soufflé, pourtant, l'écriture c'est presque toute sa vie, la seule chose qu'elle sait à peu près faire correctement ... Mais quand l'envie vous abandonne petit à petit et que la magie n'opère plus, que faire ? Est-ce que ça se soigne docteur ??
vendredi 16 juillet 2010
Nouveaux murs ...
Aller un nouveau décor histoire de remonter la pente en douceur et d'essayer de retrouver l'inspiration pour vous écrire à nouveau de belles et/ou intéressantes histoires.
Pour les inquiets, finalement je ne déménage pas (encore) chez les bretons, j'ai donc quelques mois de répit et pour les curieux, bébé est prévu pour le 5 janvier 2011 ... D'ici à ce que ma dinde de noël et mon foie gras me passent sous le nez le 24 décembre, y'a pas des kilomètres ...
Voilà pour les dernières nouvelles, je finis de nettoyer mon révolver, je dépoussière les ailes de l'ange déchu et je reviens ... Bougez pas !!!
Cordialement,
Dame Sco'.
Pour les inquiets, finalement je ne déménage pas (encore) chez les bretons, j'ai donc quelques mois de répit et pour les curieux, bébé est prévu pour le 5 janvier 2011 ... D'ici à ce que ma dinde de noël et mon foie gras me passent sous le nez le 24 décembre, y'a pas des kilomètres ...
Voilà pour les dernières nouvelles, je finis de nettoyer mon révolver, je dépoussière les ailes de l'ange déchu et je reviens ... Bougez pas !!!
Cordialement,
Dame Sco'.
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